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Vivre avec un proche alcoolique 

Comment aider une personne alcoolique ?

[ Publié le 20 juin 2013 - mis à jour le 2 février 2018 ]

L'alcoolisme est une maladie qui trouve son origine dans des racines anciennes et complexes propres à chaque personne malade. L'entourage ne doit pas passer la maladie sous silence, au risque de donner l'impression qu'il tolère la situation. Mais il ne doit pas non plus vouloir combattre à tout prix l'alcoolisme avec des moyens inappropriés.

 

Ne pas le/la forcer à arrêter de boire 

Paradoxalement, vouloir obliger la personne alcoolique à arrêter de boire est en général voué à l'échec. Cela peut induire de la résistance, et renforcer le comportement addictif.

Il est primordial que la personne dépendante à l'alcool adhère à cette démarche d'arrêt, qu'elle soit à l'origine de cette décision.

L'attitude de son entourage doit l'aider à progresser vers l'abstinence une fois que le « déclic » a eu lieu.

 

Une attitude favorable au changement 

  • Dialoguer sans accuser

L'entourage souffre, au quotidien, de la dépendance de la personne alcoolique.

Aux prises avec l’affect et l’inquiétude, il lui est souvent difficile d'en parler sans l'accuser, porter des jugements ou lui faire des reproches, qui seront assimilés à des agressions et entraîneront des réactions de rejet ou de violence, chacun restant ensuite sur la défensive.

Une technique possible est d'utiliser le « je » à la place du « tu » : « Tu nous fais du mal » sonne comme un reproche, alors que « Je souffre de te voir ainsi » laisse la porte ouverte au dialogue.

Il est important de « renvoyer » à la personne alcoolodépendante son propre ressenti, ses inquiétudes : dialoguer ensemble, afin de faire émerger une réaction de sa part.

 

  • Poser clairement les limites

S'il est illusoire de vouloir contrôler ou empêcher la consommation d'alcool, il est important de dire clairement ce que l'on accepte et ce que l'on refuse.

De même, pendant le parcours de soins du malade, l'entourage a le droit de prendre ses distances quand la situation devient impossible, cela n'empêche pas d'être solidaire de sa démarche pour guérir.

Il arrive parfois que le couple fasse « une pause », plus ou moins longue.

 

  • Ne pas excuser systématiquement

Trop protéger la personne dépendante peut l'empêcher de prendre conscience de son problème et de ses conséquences.

Il faut la laisser assumer ses responsabilités et affronter les conséquences de ses actes.

 

  • Être solidaire pour encourager

La prise en charge de la maladie alcoolique est une démarche longue et propre à chaque malade : il n'existe pas de parcours standard.

Il faut être patient et se montrer solidaire tout au long de cette démarche, sans que cela n'empêche de poser des limites.

 

L'entourage aussi a parfois besoin d'aide

La souffrance de l’entourage est à prendre en considération, ils doivent aussi pouvoir parler de la situation à quelqu'un de confiance : le médecin de famille, un ami de la famille, un parent, etc. L’aide et le soutien d’une personne extérieure avec un regard neutre sur la situation (un psychologue, un professionnel spécialisé en alcoologie…) peuvent s’avérer très importants. Pouvoir s'exprimer soulage les souffrances, permet de partager le poids des difficultés et d'être ensuite plus disponible pour aider le malade alcoolique.

  

Que faire si il/elle recommence à boire ?

Le chemin vers l'abstinence est long et difficile. Malgré la prise en charge et les traitements, le malade alcoolique peut rechuter une ou plusieurs fois. Cela ne veut pas dire qu'il ne cherche pas à évoluer.

Le soutien et la confiance de l'entourage sont très importants. 

Mot-clef : Addiction alcool

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