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Les drogues 

Héroïne : quels effets et quels risques ?

[ Publié le 28 janvier 2013 - mis à jour le 2 février 2018 ]

La mauvaise réputation de l’héroïne n’est pas déméritée. Provoquant une très forte dépendance, cette drogue est particulièrement dangereuse.

 

Puissant opiacé dérivé de l'opium, l'héroïne est obtenue par synthèse à partir de la morphine extraite d'une plante : le pavot. Elle se présente sous la forme d'une poudre ou de granulés à écraser et peut être injectée par voie intraveineuse, « sniffée » ou fumée.

 

Quels sont les effets de l’héroïne ?

L'héroïne provoque une sensation intense d'extase. Elle est suivie d'une somnolence accompagnée parfois de nausées, de vertiges et d'un ralentissement du rythme cardiaque.

 

Quels sont les risques de l’héroïne ?

  • La surdose ou overdose à l'héroïne provoque une dépression respiratoire (ralentissement de la respiration) souvent mortelle. Généralement déclenchée par une consommation importante de produit, elle peut aussi survenir avec des doses relativement faibles. Notamment si l'héroïne est très concentrée, associée à d’autres substances (alcool, certains médicaments, autres drogues) ou encore lors d'une reprise après une période d'abstinence.
  • L’héroïne provoque aussi une dénutrition etdes insomnies. À la clé, des effets délétères sur tout l'organisme.
  • À la clé également : un risque de marginalisation sociale important à cause de la forte dépendance qu’elle induit. L’héroïne prend vite une place centrale dans la vie du consommateur.

 

La pratique de l'injection expose de plus à des infections de la peau et du sang. En cause, la présence de bactéries et de virus sur le matériel d’injection : seringue qui traîne dans un environnement peu hygiénique, manipulation avec des mains sales, seringues usagées etc.

En cas de partage du matériel d’injection, les consommateurs d’héroïne présentent également un risque élevé de contamination aux virus du VIH et des hépatites B et C.

 

Peut-on devenir dépendant à l’héroïne ?

L'héroïne rend très vite « accro ». Quelques jours de consommation répétée peuvent suffire à installer une très forte dépendance non seulement psychologique mais aussi physique. Celle-ci se manifeste par des symptômes physiques lorsque l’on n’en consomme pas : c’est « l’état de manque ou de sevrage ». L’héroïne induit aussi une rapide accoutumance : plus une personne en consomme, plus elle doit augmenter les doses et la fréquence des prises pour ressentir les mêmes effets.

 

Une fois la dépendance installée, le syndrome de sevrage – les symptômes ressentis suite à l'arrêt de la drogue – peut durer plus d’une semaine et provoquer nausées, crampes musculaires, douleurs lombaires et abdominales, frissons, sentiment de malaise et d’angoisse. C’est pourquoi il est fortement conseillé de se faire aider lors de l’arrêt.

 

Qu’est-ce que la méthadone ?

Les médecins peuvent décider de prescrire un traitement de substitution aux patients héroïnomanes. Ce traitement consiste à remplacer la consommation d'héroïne (illégale) par la prise de médicaments opiacés (méthadone ou buprénorphine haut dosage) prescrits sur ordonnance sécurisée. Ces médicaments permettent d’éviter le syndrome de manque physique sans donner les effets psychotropes de l’héroïne. Le corps est toutefois encore dépendant des substances opiacées.

 

Quel intérêt alors ? Leur consommation, sous contrôle, est moins risquée pour la santé des patients. En outre, cela permet de les éloigner du milieu de la drogue et d’amorcer une réintégration sociale. Ce traitement peut être pris des mois, des années avant l’arrêt complet, avec une diminution progressive des posologies. Il est encadré par un suivi médical et thérapeutique, dans des structures spécialisées en addictologie, au moins une fois par mois. 

Mot-clef : Addiction drogue

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