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L'alcoolisme 

Existe-t-il un traitement propre à l'alcoolisme ?

[ Publié le 17 janvier 2013 - mis à jour le 5 janvier 2018 ]

Si la motivation et la force de caractère sont primordiales pour vaincre l’alcoolisme, il ne s’agit pas des seuls moyens dont on dispose. Des traitements médicamenteux peuvent aussi aider, mais ce ne sont pas des solutions miracle.

 

Quel traitement pendant le sevrage ?

Il existe deux types de traitements médicamenteux :

  • le traitement du sevrage aigu diminue les symptômes du manque comme l’anxiété, les transpirations abondantes, le tremblement… Il a aussi pour but d’éviter certaines situations directement liées au sevrage comme le risque de convulsion ou de delirium tremens, qui associe confusion, hallucinations, agitation importante… Il s’agit généralement de médicaments calmants (benzodiazépines) associés à des apports suffisants en eau et en vitamines, comme la vitamine B1. Ce traitement n’excède pas 5 à 10 jours ;
  • d’autres traitements aident à rester abstinent : ils diminuent l’envie de boire ou agissent sur le cerveau de manière à ce que boire ne procure plus le plaisir qu’il procurait auparavant. Certains médicaments provoquent également des réactions désagréables en cas de consommation d’alcool. Ces traitements ont une efficacité limitée. Ils ne constituent qu’un soutien à l’action des thérapeutes spécialisés et des groupes d’entraide.

 

Dans les deux cas, il est nécessaire d’accompagner ces traitements médicamenteux d’une prise en charge psychologique.

 

Qu’en est-il du Baclofène ?

Le Baclofène est un médicament qui a été mis sur le marché en 1974 pour traiter les contractures musculaires. En mars 2014, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a élaboré, pour une durée de 3 ans, une Recommandation Temporaire d’Utilisation (RTU) du baclofène dans la prise en charge des patients alcoolo-dépendants. La dose maximale avait alors été fixée à 300 mg/j, avec une posologie adaptée à chaque patient, car la dose efficace de ce médicament n’est pas la même pour tous. Reconduite en mars 2017 pour un an, cette RTU a été revue à la baisse en juillet 2017 avec une dose maximale de 80 mg/j : cette posologie est cependant insuffisante pour de nombreux patients. Une demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM) a été déposée par un laboratoire.

 

Les études cliniques françaises (Alpadir et Bacloville), ainsi que les études allemande (Baclad) et hollandaise donnent des résultats très contrastés en terme d’abstinence. On observe cependant une réduction de consommation, ainsi qu’une diminution du craving, ce besoin irrépressible de consommer de l’alcool

 

Par contre, la réduction de consommation peut être proposée comme objectif à atteindre, à l’aide de médicaments comme le nalmefene. Cet objectif une fois atteint, le sevrage peut être alors envisagé dans un deuxième temps.

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