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Dents : quand la douleur fait rage

[ Publié le 13 juin 2018 ]

Une rage de dent, cela ne prévient pas… et cela fait atrocement mal. Comment réagir lorsque cela vous arrive ? Voici quelques conseils de bon sens

rage-dents

Pour oublier vos soucis, plus efficace qu’un trek en hiver dans le GR 20, il y a… la rage de dent. Cette douleur lancinante, qui vrille l’intérieur de la bouche, a le mérite de faire passer tous les autres problèmes au second plan.

Disons-le tout de go : c’est son seul avantage !

 

Les causes de la rage de dent

Ce mal a plusieurs causes qui se manifestent avec de subtiles nuances. L’affection la plus courante est due à une pulpite ­– une carie non soignée qui atteint le nerf. La dent devient hypersensible au chaud, au froid, à la moindre pression, avec une sensation de pulsation à l’intérieur. La douleur s’accroît en position allongée.

 

Une rage de dent peut aussi naître d’une gangrène dite gazeuse : il s’agit de la décomposition de matières organiques dans les racines. Ce phénomène génère des gaz qui ne peuvent s’échapper, provoquant des douleurs aigües et constantes.

 

Si la joue est déformée, cela peut-être la conséquence d’un abcès – une accumulation de pus localisée dans une poche de la gencive, qui va se distendre et envahir les tissus voisins. La douleur peut aussi être le fait d’un simple tassement alimentaire, lorsque des aliments restent longtemps « coincés » entre deux dents.

 

Les maux de dents peuvent également être liés aux divers problèmes de gencives (gingivite, gencives fuyantes ou rétractées…) voire à des pathologies sans lien direct apparent comme les sinusites.

  

Des remèdes pour calmer la douleur

Le point commun de toutes ces affections ? Elles ne font qu’empirer si elles ne sont pas traitées. Une rage de dent est considérée comme une urgence : la plupart des professionnels de santé reçoivent donc les malades sous 24 heures.

 

Pour que cette attente soit supportable, il existe un certain nombre de remèdes qui permettent de calmer la douleur. Les plus connus sont l’huile essentielle et les clous de girofle. Ils contiennent une substance, l’eugénol, qui agit comme un anesthésique local. La pâte de gingembre, le piment de Cayenne, l’infusion de myrrhe ou de menthe poivrée ont sensiblement les mêmes vertus.

 

Vendues en pharmacie, les solutions d’eau oxygénée à 3% permettent de détruire les bactéries et d’atténuer les lancements.

 

Si l’on n’a rien de tout cela sous la main, il est possible d’engourdir le nerf à vif en appliquant sur la joue un glaçon, préalablement enfermé dans une pellicule de plastique enveloppée dans un linge peu épais.

 

Ces remèdes peuvent apporter un soulagement temporaire, mais ils ne doivent pas différer l’examen par un spécialiste. La fameuse « peur du dentiste », qui éloigne tant de patients des cabinets, s’efface souvent lorsque la douleur devient insupportable. Mieux vaut toutefois ne pas attendre : une infection dentaire peut entraîner une inflammation du muscle cardiaque et provoquer un décès.

 

 Gardez en mémoire que, plus vous traînez les pieds, plus le traitement risque d’être douloureux… et onéreux.

 

Cédric Portal

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