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Actualités santé

Le traitement de l'obésité par la chirurgie

[ Publié le 5 mars 2018 ]

La chirurgie bariatrique appelée aussi chirurgie de l’obésité connaît une progression spectaculaire. Mais ce n’est pas une opération à prendre... à la légère.

chirurgie-obesite

20 000 interventions en 2009, 32 000 en 2011, 50 000 en 2015 : de plus en plus pratiquée, la chirurgie bariatrique fait désormais partie intégrante du traitement de l’obésité et des problèmes de santé qu’elle engendre comme le diabète de type 2 ou l’hypertension artérielle.

 

Un accès réservé à certains patients

Il ne suffit pas d’être en surpoids pour envisager cette opération qui demeure une technique lourde et suppose un suivi à vie. Elle est réservée à des personnes en obésité massive (qualifiée aussi parfois de morbide), c’est-à-dire avec un indice de masse corporelle supérieur ou égal à 40 kg/m², ou aux personnes en obésité sévère (IMC ≥ 35) accompagnée d’une complication (hypertension, apnée du sommeil, etc.). Il faut par ailleurs avoir entrepris plusieurs régimes qui ont échoué et, bien sûr, ne pas présenter de contre-indication à une intervention chirurgicale et à une anesthésie générale.

 

Les types d’intervention

La technique majoritairement utilisée en France est la gastrectomie en manchon longitudinale, appelée plus couramment sleeve. Elle consiste à enlever les deux tiers de l’estomac, ce qui permet de se sentir rassasié en mangeant moins. La partie ôtée contient la ghréline, l’hormone digestive qui stimule l'appétit.

 

Une autre technique couramment utilisée est le court-circuit gastrique ou by-pass. Elle ne vise pas à réduire la capacité de l’estomac et donc la quantité d’aliments ingérés, mais à les dériver dans le tube digestif afin de réduire leur absorption par l’organisme.

 

Contrairement au sleeve irréversible et au by-pass difficilement réversible, l’anneau gastrique peut être enlevé. Mais sa pose est devenue rare parce qu’en ralentissant le passage des aliments, il provoque parfois des vomissements.

 

Une efficacité avérée

Les différentes techniques ont fait la preuve de leur efficacité, plus particulièrement celles associant la réduction de la taille de l’estomac et la limitation de l’absorption. La perte pondérale qui peut s’étaler sur une année et demi atteint jusqu’à 40 % du poids initial.

 

Cette opération a également un effet bénéfique sur le diabète de type 2, l’hypertension artérielle, le bilan lipidique et l’apnée du sommeil. Le risque de développer certains cancers (sein, endomètre, prostate) diminue.

 

Le poids demeure stable dans le temps à condition d’adopter une alimentation plus saine et de pratiquer une activité physique régulière. Un retour de l’obésité ne survient que dans moins d’un cas sur dix.

 

Un suivi nécessaire

Avant et après l’opération, c’est toute une équipe pluridisciplinaire qui prend en charge le patient. Des psychiatres doivent notamment évaluer si l’obésité n’est pas liée à un trouble du comportement alimentaire, contre-indication qui demande la mise en place d’autres thérapies que l’intervention. Un suivi psychologique est nécessaire pour accompagner la spectaculaire transformation physique liée à la perte de poids. Certains établissements mettent en place des groupes de paroles entre patients.

 

Souvent il faut recourir à la chirurgie esthétique pour enlever le surplus de peau aux bras, aux jambes et au ventre.

 

Le suivi par un nutritionniste est un élément clé pour le maintien au poids atteint. L’alimentation doit être variée et équilibrée, mais une supplémentation en vitamines, minéraux et oligo-éléments est recommandée. Comme la capacité de l’estomac se trouve généralement réduite, il faut boire en dehors des repas, éviter les aliments trop salés et trop sucrés, veiller à un apport important de protéines.

 

Avec la perte de poids qui suit l’opération, un cercle vertueux se met généralement en place : les patients prennent confiance en eux, bougent davantage, prennent davantage soin de leur corps, y compris par une alimentation plus saine.

 

Corinne Renou-Nativel

Mots-clefs : Alimentation , Obésité , Surpoids

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