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Régime «paléo » : gare aux carences !

[ Publié le 19 février 2018 ]

Connaissez-vous le régime paléolithique, communément appelé « régime paléo » ? C'est en fait une forme de diète se voulant proche de ce que consommaient nos ancêtres préhistoriques. Au menu, fruits, légumes, viandes... En revanche, sont bannis les produits laitiers ou encore les céréales qui n'étaient pas encore « inventés ». S'il peut présenter certains arguments séduisants, ce régime ouvre également la porte à de nombreuses carences.

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L'idée du régime paléolithique est de revenir à l'alimentation de nos lointains ancêtres qui étaient des chasseurs-cueilleurs. En clair, effectuer un retour vers une alimentation naturelle, en excluant les produits industriels.

L'idée est séduisante, puisqu'en consommant fruits, légumes, viandes ou poissons, on fait le plein de vitamines, fibres et protéines. En privilégiant certains aliments sains et en fermant la porte aux sodas et autres sucreries,  cela permettrait en effet de limiter les risques d'obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires, etc.

 

Le revers de la médaille

Problème, certains aliments essentiels sont volontairement proscrits. A commencer par les céréales (riches en fibres et nombreuses vitamines...) et les légumineuses (riches en fer, magnésium, protéines, folates, potassium...).

Autres produits mis de côté : les produits laitiers. Ici c'est le risque de carence en calcium (et dans une moindre mesure en vitamine D) qui est à pointer du doigt.

Mais des chercheurs suédois vont plus loin. En s'intéressant au régime de femmes ménopausées, ces scientifiques de l'Université de Göteborg se sont aperçus que celles suivant une diète paléo souffraient d'une carence en iode, un oligo-élément indispensable pour la synthèse des hormones thyroïdiennes.

N'oublions pas que, chez les femmes enceintes, il participe au développement ainsi qu'à la croissance du cerveau chez le foetus et le nouveau-né. 

Or comme le rappel l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), « le lait et les produits laitiers sont les aliments qui contribuent le plus à l'apport total en iode de la population ».

Source : Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) - A Paleolithic-type diet results in iodine deficiency: a 2-year randomized trial in postmenopausal obese women, European Journal of Clinical Nutrition, 2018

(Destination santé ©)

Mot-clef : Alimentation

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