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Peut-on apprendre à lâcher prise ?

[ Publié le 21 février 2018 ]

Trop de stress, trop de pression : la vie moderne nous laisse parfois sur les rotules. Il est pourtant possible de « laisser glisser » certaines choses sans pour autant baisser les bras et renoncer à agir.

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Virginie est une femme dynamique. Moderne et bosseuse. Mère accomplie et professionnelle respectée. Mais dans sa tête, depuis quelque temps, les voyants sont au rouge. Elle en a marre. De tout. Des tâches, des responsabilités, des règles et des normes. D’une vie conjuguée au plus-que-parfait. Qui l’étouffe.

 

« Il faut être performante au travail et efficace dans mon rôle de maman, tout en étant disponible et séduisante pour mon mari, soupire-t-elle. Parfois, j’aimerais ne plus être comptable de rien. Simplement, me laisser glisser… »

           


Lâcher prise

Un terme à la mode – un peu trop pour ne pas susciter la méfiance de certains observateurs – qui recouvre cependant une aspiration bien réelle.

 

« Vouloir lâcher prise, c’est tenter de prendre de la distance par rapport à ce qui nous fait souffrir, décrypte la sophrologue Sabine Pernet. C’est cesser de lutter contre ce qui est inéluctable, cesser de vouloir tout contrôler – son existence comme celle des autres. »

 

« Ce n’est pas synonyme de laxisme ou d’abandon », précise sa consœur Patricia Penot. Ce que confirme l’écrivain Gilles Farcet : « Ce n’est pas se résigner, mais être conscient de ses limites. C’est une attitude compatible avec un positionnement responsable qui n’exclut pas l’action dans la mesure exacte de nos possibilités. »

 

Marie Berubé résume cela en une formule : « Lorsque nous réalisons que nous ne pouvons changer ni les événements ni les autres, que nous pouvons seulement changer notre façon de les percevoir, nous sommes dans le lâcher prise. Nous nous donnons alors une chance de vivre moins de stress. »

            

Prendre conscience de ce que l’on souhaite « lâcher »

Définir cet objectif est une chose, l’atteindre en est une autre. Comment et auprès de qui apprendre à lâcher prise ? Psychologues, sophrologues, relaxologues et autres professeurs de méditation proposent des méthodes qui ont toutes le même but : nous faire prendre conscience de ce que nous souhaitons « lâcher », apprendre à faire le deuil d’une chose à laquelle nous tenons, accepter nos limites.

 

« Ces limites, il y a plusieurs façons de les percevoir et, ensuite, de tenter de les accepter, souligne Céline Biscroma, somatothérapeute à Nice. Car c’est sur cela que s’appuie le lâcher prise : l’acceptation. Il est possible de s’en approcher par l’esprit, en explorant les représentations mentales qui nous empêchent de regarder les choses autrement, mais également par le corps – l’un et l’autre étant fortement corrélés. »

 

Et la psychologue de préciser : « Les tensions corporelles, notre façon de nous tenir, nos douleurs, révèlent la relation que nous entretenons avec nous-mêmes et avec notre environnement. Prendre conscience de cela, c’est se donner la possibilité de s’éprouver, de se mesurer et, enfin, de se modifier »  

 

Toutes les techniques ont en commun une focalisation sur l’instant présent, avec parfois la création de rites pour nous séparer symboliquement de ce qui nous fait souffrir : écrire une lettre de ressentiment puis la jeter au feu, déclarer à haute voix devant des proches sa volonté de se libérer d’émotions négatives…

 

« Toute la philosophie pratique du lâcher prise se trouve synthétisée par la magnifique prière des alcooliques anonymes, conclut Gilles Farcet. Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer celles que je peux changer et la sagesse d’en voir la différence. »

 

Cédric Portal

 

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