Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > La plagiocéphalie ou le syndrome de la tête plate

Actualités santé

La plagiocéphalie ou le syndrome de la tête plate

[ Publié le 21 février 2018 ]

Plus d’un bébé sur cinq est concerné par cet aplatissement du crâne qui peut avoir de réelles conséquences sur la santé. Des gestes simples permettent de le prévenir et une prise en charge rapide peut régler ce problème.

nourisson-tete-plate

Le terme intrigue. Il vient du grec plagios qui signifie « oblique » et de kephalê « tête ». La plagiocéphalie dite positionnelle ou posturale pour sa forme la plus fréquente est aussi appelée syndrome de la tête plate.

Il se traduit par un aplatissement de la voute crânienne sur l’arrière ou l’un des côtés. Le phénomène augmente au point de concerner au moins 20 % des nourrissons.

Saisie par une association, la Haute autorité de santé (HAS) devrait lancer une campagne d’information au cours de l’année 2018.

 


Qu’est-ce que la plagiocéphalie ou syndrome de la tête plate ?

Malléable, le crâne du bébé peut se déformer aisément. Sa forme peut être modifiée dès la vie intra utérine lorsqu’en fin de grossesse le fœtus a moins de place, du fait notamment de son poids important ou d’une gémellité.

Par la suite, c’est la position de la tête qui va déterminer une plagiocéphalie. La déformation du crâne s’accompagne d’une asymétrie au niveau du visage plus ou moins visible : une oreille peut être plus en avant que l’autre, un côté du front devient proéminent, un œil semble parfois plus fermé que l’autre.

 

Quelles sont les causes du syndrome de la tête plate ?

Le nombre de plagiocéphalies a augmenté de façon sensible depuis 1994 et le début de la campagne pour inciter les parents à coucher leur enfant sur le dos afin de prévenir la mort subite du nourrisson. Ce positionnement favorise un aplatissement sur l’arrière ou sur le côté où le bébé penche sa tête.

Mais il semblerait que ce couchage sur le dos ne suffise pas à générer une plagiocéphalie. Elle survient plus souvent chez des bébés moins réactifs à des stimuli et atteints d’un torticolis qui réduit la mobilité de leur cou.

 

Quelles sont les conséquences de la plagiocéphalie ?

Dans les formes les plus prononcées, le préjudice peut être esthétique. Si la plagiocéphalie n’a pas d’incidences sur le volume du crâne et le développement intellectuel de l’enfant, en revanche elle peut entraîner une asymétrie dans le développement moteur lorsque l’enfant a tendance à tourner davantage la tête d’un côté.

Elle est susceptible aussi de déformer la mâchoire et d’être à l’origine ultérieurement de problèmes d’occlusion dentaire. Elle peut également avoir un impact sur la colonne vertébrale et causer une scoliose.

 

Quel est le traitement du syndrome de la tête plate ?

Plus la plagiocéphalie est diagnostiquée tôt, plus un retour à la normale est aisé, le crâne du nourrisson demeurant très malléable pendant les six premiers mois. En cas de doute, il est donc important d’en parler avec un pédiatre.

Si nécessaire, il orientera vers un kinésithérapeute ou un ostéopathe qui améliorera notamment la mobilité du nourrisson et, si la prise est charge survient suffisamment tôt, fera disparaître l’aplatissement de la tête.

Mais pour que le résultat soit durable, les parents doivent adopter certains gestes qu’il est essentiel aussi de pratiquer en prévention.

 

Comment agir au quotidien ?

Il est exclu de renoncer à la position sur le dos qui a réduit de moitié les morts subites pendant le sommeil. En revanche, il est possible de placer le bébé sur le ventre de courtes périodes pendant ses phases d’éveil avec toujours la présence d’un adulte à ses côtés.

Un développement symétrique passe par donner les biberons en tenant le bébé successivement à gauche et à droite et en le portant tour à tour des deux côtés.

Changer le lit de place dans la chambre permet de l’amener à tourner sa tête dans un sens différent.

Dans les cas les plus sévères, des pédiatres conseillent le port d’un casque orthopédique, mais il n’existe pas un consensus scientifique sur leur efficacité et leur coût n’est pas pris en charge par la sécurité sociale.

 

Corinne Renou-Nativel     

Mot-clef : Grossesse

Entrez votre code mutuelle à 4 chiffres

S'INFORMER