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Actualités santé

Des phtalates dans nos vies

[ Publié le 4 janvier 2018 ]

Trois millions de tonnes de phtalates sont produites chaque année dans le monde. Leurs conséquences sur notre santé, bien réelles, sont néanmoins difficiles à évaluer en raison de la multiplicité des expositions.

phtalates

 

Dire que les phtalates sont partout est à peine exagéré. Ils sont en effet bien présents dans notre environnement quotidien.

Ces composés chimiques dérivés de l’acide phtalique sont utilisés dans des matières plastiques qu’ils rendent plus souples et plus résistantes.

Depuis les années 1950, leur usage n’a cessé de s’étendre.   

 




Des phtalates omniprésents au quotidien

On trouve les phtalates dans les emballages alimentaires, les films et sacs plastiques, les jouets destinés aux enfants de plus de 3 ans, mais aussi dans toute la maison avec les cadres de fenêtres, les planchers en vinyle, les papiers peints, les peintures, les rideaux de douche, les tuyaux et les câbles.

 

Nos salles de bain en regorgent puisqu’ils entrent dans la composition des shampoings et après-shampoings, des parfums, des laques pour les cheveux, des lotions après-rasage, des vernis à ongle et des savons.

Ils sont également présents dans les colles et adhésifs, les bottes, les imperméables, les vêtements en imitation cuir, les insecticides et l’intérieur des voitures.

 

La réglementation sur les phtalates

Depuis 1999, les phtalates ne doivent plus être utilisés pour la fabrication de jouets et d’articles de puériculture destinés aux enfants de moins de 3 ans. Les phtalates classés cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR) sont interdits dans les cosmétiques et dans les emballages en contact avec des aliments gras, mais d’autres phtalates demeurent autorisés. Leur présence dans les dispositifs médicaux (poches de sang, de perfusion, etc.) est réglementée.

 

Les modes d’exposition aux phtalates

Difficile à évaluer, la contamination passe par trois vecteurs : l’inhalation, l’ingestion ou la voie cutanée. L’inhalation concerne surtout les usages professionnels avec l’utilisation à chaud et sous pression de produits contenant des phtalates.

L’ingestion est associée aux aliments lorsqu’ils ont été en contact avec des emballages qui contiennent ces composés chimiques. Le transfert de ces derniers dans la nourriture est accru lorsque l’aliment est chaud ou gras (viande, fromages, etc.).

Les crèmes cosmétiques sont évidemment un mode de contamination cutanée privilégié.

 

Les risques des phtalates pour la santé

Les phtalates sont des perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire qu’ils perturbent le fonctionnement hormonal. Ils provoquent notamment des effets toxiques sur la reproduction. Ils peuvent entraîner une baisse du désir sexuel et de la fertilité, une mortalité des fœtus, des malformations, une baisse du poids des nouveau-nés, une atrophie des testicules. Certains phtalates sont reconnus comme cancérogènes.

 

Se protéger des phtalates

Si de plus en plus de marques de cosmétiques indiquent la mention « sans parabènes », l’indication « sans phtalates » demeure plus rare, mais elle existe. Les gammes qui choisissent d’écarter ces composés chimiques sont à privilégier.

Il est recommandé de conserver les aliments dans des boîtes ou bocaux en verre et de ne jamais les réchauffer au four à micro-onde dans un emballage en plastique. Lors de travaux de peinture ou de pose de sol plastifié, mieux vaut largement aérer les pièces pendant plusieurs jours, voire si possible plusieurs semaines.

Les produits de substitution des phtalates demeurent encore à déterminer et surtout il faudra établir la preuve de leur innocuité.

 

Corinne Renou-Nativel 

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