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Accueil > Médicaments et dispositifs > Traitements > Les objets connectés en santé > Quels sont les freins à l'utilisation des objets connectés ?

Les objets connectés en santé 

Quels sont les freins à l'utilisation des objets connectés ?

[ Publié le 20 juin 2016 ]

Aujourd’hui, la grande majorité des applications de quantified self ne permettent de récolter que des informations sans grande valeur médicale. Les utilisateurs doivent également être très vigilants quant à l’utilisation qui est faite de leurs données et s’informer sur la sécurisation du stockage.

 

 

Aujourd’hui, on recense trois principaux freins à l’utilisation des objets connectés :

  • Un doute sur la fiabilité des mesures car, actuellement, la plupart des objets connectés ne bénéficient pas de validation de la part des autorités de santé. Des comparatifs publiés dans la presse grand public mettent fréquemment en avant les erreurs de mesure des capteurs et des applications sont régulièrement retirées du marché.

 

  • La méfiance quant à l’utilisation des données collectées et la sécurisation du stockage. En France, il n’existe pas encore de loi encadrant la santé mobile. L’application de quantified self n’est pas reconnue comme un dispositif médical et donc les normes de sécurité, de confidentialité et de qualité des données personnelles de santé ne s’appliquent pas. Le manque de communication de la part des entreprises sur l’utilisation et la protection des données freine le grand public et les professionnels de santé.

 

  • L’intrusion dans la sphère privée rebute également.

 

  • La peur des dérives. Par exemple, des assureurs pourraient contraindre leurs assurés à leur fournir des données, telle que la transmission régulière du détail de leur activité physique, pour leur proposer des tarifs avantageux ou tout simplement pour continuer à les assurer.

 

La Commission nationale informatique et liberté (CNIL) travaille actuellement à encadrer le secteur et encourage les fournisseurs d’applications à être le plus transparent possible vis-à-vis de leurs clients.

 

Dès novembre 2013, elle a publié une série de recommandations concernant les bonnes pratiques du quantified self :

  • Préférez l’utilisation d’un pseudonyme sur les plateformes où vos données peuvent être publiées.

 

  • N’automatisez pas le partage de vos données vers d’autres services (notamment vers les réseaux sociaux).

 

  • Ne partagez les données qu’avec un cercle de confiance (en limitant l’accès au travers du réglage de vos paramètres de confidentialité lorsque cela est possible).

 

  • Effacez et/ou récupérez vos données lorsque vous n’utilisez plus un service.

 

  • Dans le cas de l’utilisation d’une application ou d’un capteur dédié à un usage médical ou présenté comme tel (outil de diagnostic, suivi de pathologie), assurez-vous de la fiabilité des informations fournies auprès d’un professionnel de santé.

 

Enfin, les professionnels de santé rappellent que l’usage des objets connectés destinés à la santé doit se faire de façon raisonnée et qu’il ne faut pas tomber dans une obsession de la performance, une névrose de l’hyper-contrôle de soi ou sombrer dans une normopathie. L’utilisation des objets connectés pourrait également aggraver les cas d’addiction à Internet.

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