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Les objets connectés en santé 

Que sont les objets connectés ?

[ Publié le 20 juin 2016 ]

Les objets connectés permettent à chacun, via des objets usuels, de mesurer soi-même différentes données le concernant et de les partager.

 

L’objet connecté est un objet de la vie courante auquel a été ajouté, par le biais d’une connexion Internet, des fonctionnalités de mesure, de collecte, d’information et d’interaction avec l’environnement. Ces objets mesurent par exemple la fréquence cardiaque, le nombre de pas durant un temps donné, le poids, le taux de sucre dans le sang.

 

Les données recueillies sont ensuite analysées ou agrégées, soit au niveau de l’outil, soit au niveau du réseau dans des applications mobiles (Med App) ou sur le web. En fonction de ces données, des actions peuvent être déclenchées comme un message sanitaire, voire d’alerte. Ces données peuvent également être partagées par mail, sur les réseaux sociaux...

 

Techniquement, on distingue 3 types d’objets connectés :

  • les objets connectés portables (ou wearables) comme les bracelets, les montres, les vêtements,
  • les objets connectés fixes tels que les réfrigérateurs, les capteurs de pollution, les balances,
  • et les objets connectés implantables ou ingérables, dont la plupart restent encore du domaine de la recherche.

 

Le cabinet d’analyses Idate estime, dans son rapport The Internet of Things Market publié en 2013, qu’en 2012, 15 milliards d’objets sont connectés à Internet contre 2 milliards en 2010. Le chef de projet de ce rapport, Samuel Ropert, pense que, d’ici 2020, 80 à 100 milliards d’objets seront connectés dans le monde.

 

Le développement des objets connectés est étroitement lié à la vente croissante des smartphones et des tablettes, à l’avènement du Cloud computing (le National Institute of Standards and Technology  définit le Cloud computing, ou informatique en nuage, comme l’accès au réseau en libre-service et à la demande, via un réseau de télécommunications, à des ressources informatiques partagées configurables), à la démocratisation de l’Internet haut débit et à l’ouverture des données (open data). De plus, les capteurs se miniaturisent, deviennent de moins en moins coûteux, permettant l’équipement d’un nombre toujours plus grand de personnes.

 

Au fil des innovations technologiques, les objets connectés deviennent capables de quantifier « tout ce qui se mesure » à propos de soi : dans la vie professionnelle, en comptabilisant les emails par exemple, ou personnelle en comptabilisant les coups de fourchette au cours d’un repas, et souvent ces données peuvent être en rapport avec la santé comme l’exercice physique ou la fréquence cardiaque.

 

Ce mouvement consistant à quantifier, analyser et partager ses données personnelles est désigné par plusieurs termes comme  « automesure de soi » ou, plus fréquemment, « quantified self » ou « self tracking ». Ces termes ne recouvrent pas forcément les mêmes notions car ils peuvent ici s’appliquer à des pratiques de loisirs, ailleurs à des activités de prévention appliquées à des personnes saines, et enfin à des personnes malades (patients).  Ceci explique que la notion actuelle « d’objets connectés en santé » est source de nombreuses confusions entre pratiques de remise en forme (fitness), de prévention ou de soins. En fait, la notion de santé au sens large participe à cette confusion car, par exemple, on peut vite confondre environnement, modalités et enjeux de l’activité physique chez une personne saine, avec les données de celle qui vient de faire un infarctus du myocarde.

 

Aujourd’hui, les domaines les plus concernés par le « quantified self » sont la nutrition et le sport. Inversement, le domaine du soin reste minoritaire.

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