Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Bien vivre > Sexualité et Contraception > Ménopause > Que faut-il penser du traitement hormonal de la ménopause ?

Ménopause 

Que faut-il penser du traitement hormonal de la ménopause ?

[ Publié le 17 janvier 2013 ]

Il y a dix ans, le traitement hormonal de la ménopause (THM) présentait davantage de risques que de bénéfices. Aujourd’hui, il est en passe d’être réhabilité. Sous conditions.

En 2002, l’étude américaine WHI a jeté le discrédit sur le traitement hormonal de la ménopause (THM), accusé d’entraîner une augmentation du nombre de cancers du sein et de maladies cardiovasculaires. En dix ans, d’autres études ont été menées qui ont très nettement infléchi ces résultats alarmistes.

C’est le cas de deux études américaine et danoise dont les résultats ont été publiés fin 2012. Elles font apparaître que le traitement hormonal entraîne une diminution du risque de décès et des défaillances cardiaques, sans provoquer d’augmentation du nombre de cancers du sein.

Ce hiatus tient au fait que dans ces deux études, le traitement hormonal a été donné à des femmes dont la moyenne d’âge était de 50 ans, contre 63 pour l’étude WHI. Il s’explique également par le fait que le traitement proposé aux patientes de la WHI associait des hormones (MPA) particulièrement délétères pour les vaisseaux, le sein et le cerveau.  

Aujourd’hui, 3 points clés semblent se dégager :

  • Le traitement doit commencer dans les cinq ans suivant l’installation de la ménopause et, au mieux, entre 50 et 60 ans. On parle d’ailleurs de « fenêtre thérapeutique », particulièrement importante contre l’athérosclérose.  
  • Le traitement doit privilégier des hormones bio-identiques, soit des œstrogènes et de la progestérone naturels ou l’isomère de la progestérone, qui ne provoquent pas d’augmentation du risque de cancer du sein. Ce qui n’est pas le cas des progestatifs de synthèse : ils peuvent avoir un effet non pas inducteur mais promoteur d’un cancer du sein déjà présent à l’état microscopique.Mais ce risque disparaît avec l’arrêt du traitement. 
  • L’administration des œstrogènes doit être transdermique ou percutanée pour éviter tout risque thrombo-embolique veineux. Ce dernier reste toutefois rare avant 60 ans avec les traitements oraux.


Enfin, en cas de ménopause précoce, le traitement s’impose dès lors qu’il réduit les risques de mortalité. Avant 50 ans, qui est l’âge moyen de la ménopause, il s’agit d’ailleurs de soigner une pathologie. On parle, dans ce cas précis, de traitement hormonal substitutif (THS). Il est recommandé jusqu’à l’âge moyen de la ménopause.

Mots-clefs : Andropause , Ménopause

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés

S'INFORMER

CHOISIR

logo_3935_ColDroite

Peur de prendre du poids avec la ménopause ?

Nos diététiciennes vous conseillent.

En savoir plus

vignette-quiz-satisfait-de-votre-vie