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Les substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) 

Quelles sont les situations d'exposition aux substances CMR et comment les éviter ?

[ Publié le 18 juin 2014 ]

L'exposition aux substances CMR se fait essentiellement via le milieu professionnel. Dans la vie quotidienne, il est possible d’éviter l’exposition à certaines substances toxiques par des gestes concrets, en évitant de fumer par exemple ou en repérant les substances problématiques...

cmr-substances

Plusieurs plans nationaux ont été initiés afin de définir et de coordonner les actions à mener pour faire disparaitre les CMR en leur substituant des produits moins dangereux :

puce Les plans nationaux Santé et environnement 1 (PNSE1) et Santé et environnement 2 (PNSE2) 

puce Les plans Santé au travail 1 (PST1) et Santé au travail 2 (PST2)

puce Les plans Cancer 2 et Cancer 3

 












Le milieu professionnel, principale source d’
exposition

Les salariés de certains secteurs professionnels sont plus exposés que d’autres. C’est par exemple le cas pour :

  • l’industrie chimique et pharmaceutique,
  • les services : maintenance, nettoyage et propreté, ramonage des conduits de cheminée
  • l’industrie du bois,
  • le secteur de la métallurgie, l'industrie du verre et des métaux,
  • l’industrie du BTP,
  • l’agriculture,
  • l'industrie pétrolière,

 

À chaque fois que cela est possible, l’employeur a l’obligation de trouver des substances de substitution aux produits contenants des CMR afin de protéger ses salariés. Lorsque cela est impossible, il doit impérativement mettre en place des mesures d’information et de protection collectives, ou à défaut des mesures de protection individuelle pour ses employés, voire des formations ainsi qu’un suivi médical. Des dispositions particulières aux produits CMR sont définies dans les articles R 4412-59 à 93 du code du travail.

 

Les femmes enceintes doivent impérativement être protégées du contact des substances CMR. Dans leur intérêt, elles doivent déclarer au plus tôt leur grossesse à leur employeur qui a l’obligation de les informer des risques liés aux substances CMR et des travaux qui leur sont interdits. L’employeur a l’obligation de changer temporairement leur lieu d’affectation s’il représente un risque (article R4412-89 du code du travail).

L’INRS propose la brochure Produits chimiques : protégez votre grossesse destinée aux salariées amenées à manipuler des produits dangereux pour elles ou leurs proches ainsi qu’un aide-mémoire juridique destinée aux salariées enceintes.

 

N’hésitez pas à contacter le CHSCT et/ou les délégués du personnel de votre entreprise car ils ont un rôle majeur dans la prévention des risques liés aux substances CMR.

 

L'exposition dans la vie quotidienne

S’il est difficile de se protéger de certaines substances CMR comme les contaminants atmosphériques, il est cependant possible d’agir à l’échelon individuel en repérant les principales substances CMR.

 

Le plomb

L’exposition se fait habituellement via les peintures des logements anciens qui s’écaillent et peuvent être ingérées par les tout-petits par exemple, ou via les canalisations en plomb, l’alimentation contaminée par la pollution des sols, les céramiques artisanales des contenants alimentaires ou encore le maquillage traditionnel tel que le Khôl.

 

Le plomb est une substance reprotoxique. Selon l’âge et la durée d’exposition, une intoxication par le plomb peut provoquer des troubles réversibles tels que l'anémie ou des troubles digestifs. L’exposition à de fortes doses peut provoquer des avortements, des retards de croissance pour le fœtus, des accouchements prématurés chez les femmes enceintes. Chez les enfants, beaucoup plus sensibles au plomb que l'adulte, le saturnisme (qui correspond à une intoxication aiguë ou chronique par le plomb) perturbe le système nerveux et peut provoquer des retards intellectuels et physiques irréversibles (troubles du langage, du comportement, ralentissement de la croissance, difficultés motrices, etc.).

 

Il ne faut pas hésiter à demander un diagnostic de son logement afin de repérer les anciennes peintures au plomb et les vieilles canalisations, et les faire retirer par des professionnels. En cas de suspicion d’intoxication au plomb, faites appel à votre médecin traitant qui vous prescrira une prise de sang pour vérification.

 

L’amiante et les fibres minérales artificielles siliceuses

On sait aujourd'hui que ces substances sont des cancérigènes fortement suspectés, voire avérés pour certaines comme l'amiante ou la laine de laitier.

 

Le monoxyde de carbone

Le monoxyde de carbone, gaz inodore et très toxique le plus souvent rejeté par des chauffe-eau mal réglés, est la première cause de décès par intoxication en France.

 

Le bisphénol A

Le bisphénol A est une substance chimique utilisée pour fabriquer du plastique et des résines. Elle est susceptible de migrer des contenants dans les aliments, d'autant plus facilement que le contenant en plastique est chauffé ou que les aliments sont gras (par exemple, le bisphénol A des biberons peut migrer facilement dans le lait). C'est pourquoi le bisphénol A est interdit depuis le 1er janvier 2013 en France dans les biberons. Cette interdiction sera étendue à l’ensemble des conditionnements à usage alimentaire au 1er janvier 2015.

 

Les pesticides

Les pesticides  sont soupçonnés de jouer un rôle majeur dans l'apparition de certains cancers, dans l'augmentation de certaines maladies neurologiques ou endocriniennes ou encore de participer fortement à la baisse de la fertilité observée ces dernières années.

 

Les cosmétiques

Les cosmétiques sont soumis à une autre réglementation que les substances CMR, le règlement n°1223/2009 du 30 novembre 2009 entré en vigueur en 2013, qui interdit l’usage des CMR dans les produits cosmétiques. Il arrive pourtant que certaines substances CMR de catégorie 2 puissent y être intégrées si elles ont été évaluées par le Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC) et que celui-ci les a jugées « sûres pour un emploi dans les produits cosmétiques ». Dans le cas exceptionnel où ces substances sont conformes aux exigences de sécurité alimentaire et où il n'existe aucune substance de substitution appropriée, les substances classées CMR de catégorie 1A ou 1B peuvent être employées dans les produits cosmétiques à condition que le CSSC ait jugé leur utilisation comme « sûre ». Il faut noter que les parabènes ne sont pas classés dans les CMR ; certains seront néanmoins interdits dans les cosmétiques en raison de leur potentielle activité endocrinienne à partir d'octobre 2014 par le règlement n°358/2014.

 

D’autres substances ou procédés classés ou suspectés d'être CMR existent et peuvent facilement être évités comme :

 

Il est essentiel de protéger les populations les plus vulnérables que sont les enfants et les femmes enceintes.

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