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L'impact des pesticides sur la santé 

La protection de la population par les pouvoirs publics

[ Publié le 18 février 2014 - mis à jour le 18 septembre 2017 ]

Pour assurer la sécurité du consommateur, les pouvoirs publics français et européens ont mis en place une série de mesures qui visent à limiter l'exposition des populations aux pesticides.

 

Un marché sous surveillance

Pour pouvoir être commercialisés, les pesticides doivent obligatoirement obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée par le Ministère de l'agriculture. Cette demande doit être accompagnée d'un dossier toxicologique renseignant sur la toxicité du produit pour l'homme et l'environnement. Un suivi post-homologation est systématiquement mis en place. De plus, suite à l'action de l'association environnementale Générations futures, les décisions d’autorisation de mise sur le marché des pesticides sont à présent publiées sur le site de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

 

Pour assurer la sécurité du consommateur, des limites maximales de résidus (LMR) de pesticides sont fixées au niveau national et européen, pour chaque fruit, légume, céréales mais aussi pour l'eau de boisson, et pour chaque pesticide. Ces LMR correspondent aux quantités maximales de résidus de pesticides sur produit non lavé et non épluché, à partir des bonnes pratiques agricoles fixées dans l'AMM du pesticide utilisé et pour l'agriculteur, indiqué sur l'étiquette du produit. Les LMR maximales de tous les aliments ingérés sur une journée type sont additionnées pour définir la dose journalière admissible (DJA) exprimée en mg/kg/j pour un type de population (en France, adulte ou bébé de 4 mois). La DJA est la dose maximale qu'un individu peut ingérer quotidiennement toute sa vie sans qu'il y ait d'effets néfastes sur sa santé. Les LMR prennent également en compte les pesticides qui ne sont plus autorisés mais dont la persistance dans l'environnement fait que la population y est encore exposée.

 

De plus, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et la Commission d'étude de la toxicité évaluent et surveillent continuellement l'exposition de la population et de l'environnement aux pesticides.

 

Une volonté de réduction de l'exposition aux pesticides

L'Union européenne et la France manifestent la volonté de réduire l'exposition de la population aux pesticides les plus dangereux. L'Union européenne contrôle la vente et l'utilisation des produits phytosanitaires et fixe des normes qui permettent d'assurer la surveillance et le contrôle des résidus de pesticides. Plusieurs programmes nationaux d'étude, de surveillance et d'action sont en cours actuellement :

 

Les pesticides les plus dangereux sont progressivement retirés du marché, tels :

  • l’atrazine retiré du marché européen en 2003,
  • l’hexachlorobenzene ou HCB interdit en France en 1988 et en 1993 en Europe,
  • les Polychlorobisphényls ou PCB interdits à la vente depuis 1987 en France,
  • le dichlorodiphényltrichloroéthane également appelé DDT dont l’utilisation est interdite en France depuis 1972 en raison de sa capacité à s'accumuler dans l'organisme et en raison de sa toxicité.

 

De plus, la nocivité des pesticides sur la santé est à présent reconnue par les tribunaux. Un gros fabricant de pesticides américains a ainsi été condamné en 2012 par le tribunal de Lyon pour l'intoxication d'un agriculteur charentais. L'état français a été condamné en mai 2012 à indemniser un agriculteur qui avait développé un cancer suite à une exposition à des pesticides.

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