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L'impact des pesticides sur la santé 

La protection de la population par les pouvoirs publics

[ Publié le 18 février 2014 ]

Pour assurer la sécurité du consommateur, les pouvoirs publics français et européens ont mis en place une série de mesures qui visent à limiter l'exposition des populations aux pesticides.

 

Un marché sous surveillance

Pour pouvoir être commercialisés, les pesticides doivent obligatoirement obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée par le Ministère de l'agriculture. Cette demande doit être accompagnée d'un dossier toxicologique renseignant sur la toxicité du produit pour l'homme et l'environnement. Un suivi post-homologation est systématiquement mis en place. De plus, suite à l'action de l'association environnementale Générations futures, les décisions d’autorisation de mise sur le marché des pesticides sont à présent publiées sur le site de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

 

Pour assurer la sécurité du consommateur, des concentrations maximales, appelées « limites de qualité », sont fixées pour les pesticides dans les eaux de boisson (excepté pour les eaux minérales).

Des limites maximales de résidus (LMR) sont également fixées pour chaque pesticide au niveau national et européen, pour chaque fruit, légume ou céréale. Ces LMR correspondent aux quantités maximales de résidus de pesticides attendues sur les denrées végétales non lavées ni épluchées, si l'agriculteur suit  les « bonnes pratiques agricoles » fixées dans l'AMM du pesticide utilisé et qui sont indiquées sur l'étiquette du produit. Les LMR maximales des aliments ingérés sur une journée type sont additionnées et comparées avec la dose journalière admissible (DJA) exprimée en mg/kg/j pour un type de population (en France, adulte ou bébé de 4 mois). La DJA est la dose maximale qu'un individu peut ingérer quotidiennement toute sa vie sans qu'il y ait d'effets néfastes sur sa santé. Les LMR prennent également en compte les pesticides qui ne sont plus autorisés mais dont la persistance dans l'environnement fait que la population y est encore exposée.

 

De plus, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et la Commission d'étude de la toxicité évaluent et surveillent continuellement l'exposition de la population et de l'environnement aux pesticides, notamment avec les études EAT 1 et EAT2.

 

Une volonté de réduction de l'exposition aux pesticides

L'Union européenne et la France manifestent la volonté de réduire l'exposition de la population aux pesticides les plus dangereux. L'Union européenne contrôle la vente et l'utilisation des produits phytosanitaires et fixe des normes qui permettent d'assurer la surveillance et le contrôle des résidus de pesticides. Plusieurs programmes nationaux d'étude, de surveillance et d'action sont en cours actuellement :

  • Le plan Ecophyto 2018, qui vise à réduire de 50% l'utilisation des pesticides d'ici à 2018 en prenant comme référence 2008. Il est malheureusement déjà certain que cet objectif ne sera pas atteint.
  • Le plan Phyto 2000, qui est un programme de réduction des pollutions par les produits phytosanitaires.
  • La mise en place de la Taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) en janvier 2000, dont l'objectif est d'inciter les industriels à élaborer des substances moins toxiques pour l'homme et l'environnement, et d'inciter les agriculteurs à choisir des substances moins nocives.

 

Les pesticides les plus dangereux sont progressivement retirés du marché tels :

  • l'atrazine retiré du marché européen en 2003,
  • l'hexachlorobenzene ou HCB interdit en France en 1988 et en 1993 en Europe,
  • les polychlorobiphényls ou PCB interdits à la vente depuis 1987 en France,
  • le dichlorodiphényltrichloroéthane également appelé DDT dont l'utilisation est interdite en France depuis 1972 en raison de sa capacité à s'accumuler dans l'organisme et en raison de sa toxicité,

 

De plus, la nocivité de certains pesticides sur la santé est à présent reconnue par les tribunaux. Un gros fabricant de pesticides américain a ainsi été condamné en 2012 par le tribunal de Lyon pour l'intoxication d'un agriculteur charentais. L'état français a été condamné en mai 2012 à indemniser un agriculteur qui avait développé un cancer suite à une exposition à des pesticides. Mais encore aujourd'hui, peu de maladies en lien avec l'utilisation des pesticides sont reconnues comme maladies professionnelles par l'Assurance maladie.

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