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L'impact des pesticides sur la santé 

Quelles sont les situations d'exposition aux pesticides ?

[ Publié le 18 février 2014 - mis à jour le 18 septembre 2017 ]

Si l'alimentation est la principale source d'exposition aux pesticides, il ne faut pas négliger l'importance des autres sources de contamination comme l'intérieur de nos maisons qui concentre un véritable cocktail de substances toxiques.

 

L'alimentation, principale source d'exposition

La plupart des résidus de pesticides ingérés le sont via l'alimentation solide. Les aliments les plus contaminés sont les fruits et les légumes. En second plan, arrivent les céréales dont les traitements fongiques post-récolte se cumulent aux traitements reçus pendant la croissance des plantes. Puis viennent le lait et le vin.

 

En France, il est fréquent que l'eau de boisson, eau du robinet ou eau embouteillée, contienne des résidus de pesticides. En 2013, une enquête de l'association 60 millions de consommateurs en partenariat avec la fondation France Libertés a révélé des traces de biocides et de médicaments dans l'eau du robinet de plusieurs départements ainsi que dans certaines eaux en bouteilles. Une étude 18 mois plus tard confirme en partie ces résultats [http://www.60millions-mag.com/2015/11/20/nouvelle-etude-sur-les-eaux-en-bouteille-tres-propres-mais-pas-toujours-impeccables-9913]. Les taux de ces résidus sont le plus souvent en dessous des limites maximales de résidus (LMRmais s'additionnent aux résidus de pesticides présents dans les aliments. En cas de dépassement des seuils autorisés dans l'eau du robinet, une alerte sera faite par la mairie de votre commune, le plus souvent par voie d'affichage, vous recommandant de ne plus boire l'eau du robinet pendant un certain temps.

 

L'environnement extérieur

En zone rurale et agricole, la contamination par les pesticides a souvent lieu au moment des épandages car les produits sont disséminés par le vent. Les concentrations de pesticides dans l'air sont donc plus marquées en été et dans l'arrière-saison et moins marquées en hiver. Ce phénomène a été mis en évidence par l'étude Airaq mené en 2011 dans 4 établissements scolaires de la région aquitaine. Plus la zone d'habitation est proche des zones agricoles, plus la contamination est importante. [http://www.oqai.fr/ObsAirInt.aspx?idarchitecture=274&Country=]

 

Les habitants des zones urbaines ne sont pas plus à l'abri, certaines études montrant qu'on est encore plus exposé en milieu urbain. En plus des traitements des espaces verts, des voiries, le citadin est également victime des traitements effectués par les particuliers qui souvent ne respectent pas les conditions d'utilisation des produits phytosanitaires.

 

L'environnement intérieur

L'air intérieur est souvent encore plus pollué que l'environnement extérieur ! Se cumulent les pesticides utilisés sur les plantes d'appartement, les traitements insecticides médicamenteux humains tels que les traitements anti-poux ou vétérinaires comme les traitements anti-puces, les insecticides à diffusion lentes comme les anti-moustiques ou les anti-cafards, les produits de traitement des charpentes, les produits anti-moisissures, les résidus de pesticides véhiculés par les vêtements contaminés au cours de l'activité professionnelle.

 

Le milieu professionnel

L'exposition aux pesticides en milieu professionnel peut se faire lors de la fabrication, du stockage, du transport ou de l'utilisation des produits. Les agriculteurs sont soumis à une exposition plus longue et à des concentrations de polluants plus fortes que le reste de la population. Les agriculteurs sont exposés non seulement pendant la phase d'épandage mais aussi lors de l'achat, du transport, du stockage, lors de l'élaboration de la bouillie dans les cuves d'épandage, durant le nettoyage des outils après l'épandage. Les viticulteurs sont particulièrement exposés.

 

Les professionnels intervenant dans l'entretien des voiries, des voies ferrées, des espaces verts, les professionnels de la désinsectisation, des soins vétérinaires ou de l'hygiène publique, les personnes travaillant dans le traitement du bois ou la manipulation de bois traité, les jardiniers et les paysagistes sont aussi concernés par ce problème.

 

Les catastrophes majeures

Il ne faut pas non plus minimiser le rôle des accidents, plus rares mais aux conséquences désastreuses. Il peut s'agir d'explosion d'usines ou de lieux de stockage des pesticides comme ce fut le cas en 1984, à Bhopal, en Inde. L'explosion de l'usine Carbide libéra un nuage toxique qui provoqua la mort de 16 000 à 30 000 personnes et qui fit 250 000 à 500 000 blessés souffrant de brûlures chimiques, de cécités mortelles. Aujourd'hui encore, des milliers d'habitants de Bhopal boivent une eau contaminée et vivent sur un site qui n'a jamais été nettoyé, la société n'ayant jamais pris en charge le nettoyage de la zone. Ce fut également le cas en 1976 à Seveso, en Italie, lorsqu'une fuite dans une usine fabriquant des herbicides provoqua la mort de centaines d'animaux et l'intoxication de la population, forcée d'évacuer la zone. D'autres « incidents », moins dramatiques, ont lieu très régulièrement dans le monde. 

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