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Pollution et santé 

Substances polluantes de l'air et effets sur la santé

[ Publié le 24 mai 2013 ]

L'air est constitué de 78 % d'azote, de 21 % d'oxygène et de 1 % de substances diverses (dioxyde de carbone, gaz rares, composés fabriqués par l'homme…). Les substances polluantes ne représentent que 0,05 % de la composition totale de l'air, mais peuvent avoir des effets particulièrement néfastes sur la santé de l'homme et sur les écosystèmes.

Il existe 2 grandes familles de polluants :

  • Les polluants primaires directement issus d'une source polluante comme les oxydes de soufre (SOx), les particules en suspension (PM), les oxydes d'azote (NOx), le monoxyde de carbone (CO), les composés organiques volatils (COV), les métaux lourds (plomb, mercure, arsenic…), les composés organiques semi-volatils (COSV) comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)... 
  • Les polluants secondaires issus de la transformation chimique des polluants primaires. C'est le cas de l'ozone par exemple qui résulte de la transformation de certains polluants atmosphériques (NO2, SO2, COV...) sous l'action du rayonnement ultra-violet.

 

Voici les principales substances polluantes de l'air et leurs effets sur la santé.

  • L’acide chlorhydrique (HCl) est essentiellement généré par la combustion des ordures ménagères ou du charbon et des activités industrielles. Il est très irritant pour les voies respiratoires. Il contribue au phénomène des pluies acides.
  • L’ammoniac (NH3) provient de la fabrication ou de l'épandage des engrais ammoniaqués tels que le lisier par exemple. L'ammoniac est très irritant pour les muqueuses.  
  • Les composés organiques volatils ou COV (benzène, éthylbenzène, toluène, xylène…) sont émis par le milieu naturel mais entrent également dans la composition des produits ménagers, des peintures, des solvants… Les effets des COV sont variables et peuvent provoquer des irritations des voies respiratoires, une diminution de la capacité respiratoire, peuvent être mutagènes et cancérigènes.
    Ils participent à la formation de l'ozone et contribuent à l'effet de serre.
  • Le dioxyde de soufre (SO2) irrite les voies respiratoires et les yeux. Il aggrave les crises d'asthme et provoque une gêne respiratoire.
    Le dioxyde de soufre se transforme en acide sulfurique au contact de l'eau et participe au phénomène des pluies acides qui sont responsables de la dégradation de nombreux monuments.
  • Le formaldéhyde, généré par les véhicules diesel et par les combustions en général, provoque des cancers du rhinopharynx. C'est un gaz très irritant, il provoque aussi des céphalées, vertiges...
  • Les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) sont générés par la combustion des matières fossiles. Ils se présentent sous forme de gaz ou de particules en suspension. Plusieurs d'entre eux sont considérés comme des cancérigènes certains pour l'homme.
  • Les métaux lourds sont très toxiques à court et/ou long terme. Ils s'accumulent dans les tissus de l'organisme et peuvent, selon les cas, provoquer des troubles neurologiques, rénaux, respiratoires, voire des cancers.
    Les métaux lourds s'accumulent également dans les sols et polluent l'eau et les aliments.
  • Les Oxydes d'azote (NOx), essentiellement générés par la combustion des moteurs, provoquent, à dose élevée, une sensation d'oppression due à la raréfaction de l'oxygène de l'air. Les NOx sont à l'origine d'irritations des yeux et des muqueuses et d'une augmentation des crises d'asthme.
    Les oxydes d'azote participent à la formation de l'ozone et participent au phénomène des pluies acides.
  • L'ozone est un gaz très irritant pour les voies respiratoires et les muqueuses. Il provoque des toux ainsi qu'une gêne respiratoire.
    Il a un effet néfaste sur la végétation, contribue à l'effet de serre et participe à la formation des pluies acides.
  • Les particules en suspension sont d'origine naturelle (pollens, spores fongiques…), résultent de la combustion incomplète des énergies fossiles (incinération de déchets, gaz d'échappement…) ou sont issues de l'usure des matériaux. Dans les lieux fermés, la principale source de particules en suspension est le tabagisme. Leurs diamètres varient de 0,005 micromètre à 100 micromètres. En France, les particules fines sont responsables de 42 000 décès par an. Les particules en suspension sont responsables de l'aggravation des maladies respiratoires comme l'asthme, les toux chroniques, les allergies et provoquent des accidents cardiovasculaires (infarctus, AVC). Les particules dont le diamètre est inférieur à 2,5 µm pénètrent profondément dans l’organisme jusqu’à atteindre les poumons et passent dans le sang. Elles sont responsables de l'augmentation des cancers, du poumon notamment et compromettent le bon développement du fœtus.
    Les particules en suspension sont responsables des salissures sur les bâtiments.
  • Les pesticides également appelés produits phytosanitaires.

 

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