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Maux de tête : céphalées et migraines 

Qu'est-ce qu'un mal de tête ?

[ Publié le 11 mars 2013 ]

On distingue la céphalée de tension de la migraine. Le diagnostic est aisé à poser, car ces deux affections répondent à des critères très précis

Les maux de tête se divisent en deux affections cérébrales : la migraine et la céphalée dite de tension. Chacune de ses pathologies a ses caractéristiques propres. Il y a vingt ans, des critères très précis ont été retenus pour les distinguer. On parle des critères IHS(« International Headache Society »).

 

S’agissant de la migraine, ils sont au nombre de 5 :

 

  • la durée. La migraine évolue par crises qui peuvent durer au minimum 4heures, au maximum 3 jours. Chez l’enfant, la durée va de 2 heures à 24 heures ;
  • la fréquence. Il faut avoir connu au moins 5 crises de migraine dans sa vie pour être considéré comme migraineux. Généralement, une première crise en appelle d’autres. Dans la majorité des cas, les migraineux font plus de 5 crises dans leur vie, et jusqu’à 1 000 pour certains ! 
  • la description de la douleur. Quatre critères ont été retenus : l’unilatéralité (la douleur n’est présente que d’un côté), la pulsatilité (impression de battements), l’aggravation de la douleur durant l’effort et l’intensité, de moyenne à sévère. Ces 4 critères ne sont pas tous nécessaires : il en faut 2 sur 4.
  • les signes accompagnateurs. Ils sont de deux types : les troubles digestifs (nausées avec ou sans vomissements), et l’hypersensibilité à la lumière et au bruit. Un de ces deux signes suffit ;
  • l’absence d’autres causes. L’examen clinique du patient doit avoir éliminé toute autre cause susceptible de provoquer une céphalée migraineuse, comme c’est le cas, par exemple, pour la migraine secondaire (ou symptomatique).

 

En ce qui concerne la céphalée de tension (qui s’apparente au banal mal de tête), c’est l’exact inverse de la migraine :

 

  • la durée. Elle est beaucoup plus longue : les céphalées évoluent sur des périodes de 3 à 15 jours (au-delà, on parle de céphalée de tension chronique) ;
  •  la douleur est bilatérale (des deux côtés), n’est pas pulsatile, l’effort ne l’aggrave pas et son intensité varie de légère à modérée.

 

Reste le cas de la migraine probable. Il s’agit d’un mal de tête qui se situe entre la migraine et la céphalée de tension. Bien qu’il manque l’un des 5 critères permettant d’identifier à coup sûr une migraine, le patient devra néanmoins être traité comme un migraineux.

 

Sur la base de ces critères, on estime que la migraine touche 20 % de la population : la moitié présentant les 5 critères IHS au complet, l’autre moitié, 4 seulement. Pour ce qui est de la céphalée de tension, les chiffres sont plus flous, mais elle est très fréquente. En Suède, par exemple, 60 % de la population en souffrirait. En France, elle concernerait quelque 20 % de personnes. Soit un total de 40 % de Français qui se plaignent régulièrement de maux de tête.

 

Qu’il s’agisse de migraine ou de céphalée de tension, les femmes sont les plus touchées. Le ratio est de 3 femmes pour 1 homme. Cette différence tient en partie aux hormones, et plus particulièrement aux œstrogènes.

Mots-clefs : Douleur , Migraine

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