Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accident Vasculaire Cérébral (AVC) 

L'essentiel

[ Publié le 13 avril 2011 - mis à jour le 27 septembre 2016 ]

fia_12814417_l_bd_2011-06-14_11-18-31_136

L’accident vasculaire cérébral, c’est l’apparition brutale d’un des trois signes suivants :

puce une déformation ou engourdissement de la bouche : lorsque la personne sourit le sourire n’est pas symétrique ;

puce une faiblesse ou engourdissement d’un côté du corps, bras ou jambe : lorsqu’on demande à la personne de lever les deux bras devant elle, l’un des bras ne peut être levé ou rester en hauteur, il retombe ;

puce des troubles de la parole ou une difficulté à parler : lorsqu’on demande à la personne de répéter une phrase, elle a des difficultés à parler ou à comprendre.

 

Devant un de ces trois signes, un seul geste appeler immédiatement le SAMU : le 15.

 

L’accident vasculaire cérébral (AVC) qu’on appelle aussi attaque cérébrale, survient quand brutalement la circulation cérébrale est interrompue :

  • soit dans 80 % des cas parce qu’une artère du cerveau s’est bouchée, on parle d’AVC ischémique,
  • soit dans 20 % des cas parce qu’une artère s’est rompue, on parle d’AVC hémorragique ;
  • parfois, l’accident ne dure que quelques minutes ou quelques heures, on parle alors d’accident ischémique transitoire (AIT)

 

Il existe 13 facteurs de risque d’AVC :

  • trois ne sont pas modifiables ce sont l’âge, le sexe et la famille ;
  • et dix sont modifiables dépendant du comportement individuel. Ce sont le tabac, le cholestérol, le diabète, l’hypertension artérielle (premier facteur de risque), le stress psychosocial, la sédentarité, l’obésité abdominale, une alimentation pauvre en fruits et légumes, l’alcool et les causes cardiaques dont l’arythmie par fibrillation atriale. Ces 10 facteurs de risque acquis concourent à 90 % de l’ensemble des accidents vasculaires cérébraux (AVC). Les deux principaux facteurs de risque d’AVC sont l’hypertension artérielle et l’arythmie par fibrillation atriale. Ce dernier facteur serait responsable d’un AVC ischémique sur 5.

 

Tout récemment une étude internationale a montré que 74.2% des AVC sont dus à des facteurs liés au comportement (tabac, mauvaise alimentation, et faible activité physique), 72.4% des AVC sont dus aux facteurs métaboliques (hypertension artérielle, surpoids et obésité, hyperglycémie, dyslipidémie, et insuffisance rénale) et 33.4% des AVC sont dus aux facteurs environnementaux avec en particulier la pollution de l’air qui serait à elle seule responsable de 29.2% des AVC. 

 

En cas d’attaque cérébrale, l'urgence est absolue !

Que ce soit un Accident Ischémique Transitoire (AIT) ou un AVC, l’attaque cérébrale est un accident grave et doit être prise en charge immédiatement. Il faut donc sans attendre faire le 15, appeler le SAMU, car une personne victime d'une hémiplégie ou d'un trouble brutal du langage peut bénéficier, dans certains cas et dans l’idéal dans les trois heures, d'une thrombolyse. Le SAMU transfert en urgence le patient pour réaliser une imagerie cérébrale (scanner et/ou dans l’idéal IRM) qui fera le diagnostic d’AVC ischémique ou hémorragique. Seul l’AVC ischémique peut bénéficier de la thrombolyse.

 

IL FAUT DONC APPELER LE 15 DÈS L'ACCIDENT CONSTATÉ.

Le traitement de l’accident vasculaire cérébral ischémique est la thrombolyse réalisée dans l’idéal dans moins de 3 heures des signes (jusqu’à 4h30). Ce traitement passe par l’appel du 15, le SAMU qui transfère en urgence le patient dans une Unité de Soins Intensifs Neurovasculaires.

Mot-clef : Cardiovasculaire

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés

S'INFORMER

CHOISIR

vignette-quiz-satisfait-de-votre-vie