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Les schizophrénies 

Comment soigner les schizophrénies ?

[ Publié le 5 août 2014 ]

Les traitements de la schizophrénie visent à en diminuer les symptômes et les manifestations, pour aider la personne malade et son entourage à retrouver le meilleur confort de vie possible.
Ils sont coordonnés par un psychiatre, en relation étroite avec le médecin traitant de la personne malade.
L'insertion sociale, familiale et affective fait l'objet d'un travail constant avec le soutien des équipes soignantes.
Le suivi du traitement médicamenteux est essentiel : son interruption sans avis médical est le premier facteur de rechute.


L'organisation des soins

La prise en charge des schizophrénies comprend 3 volets, complémentaires les uns des autres :

  • un suivi médical, avec prescription de médicaments antipsychotiques pour atténuer et contrôler les symptômes des schizophrénies. Ces traitements doivent être administrés le plus tôt possible, en continu et aux doses (posologie) minimales pour être efficaces. Ils existent sous forme de comprimés, buvables, orodispersibles ou injectables : le choix tiendra compte du confort du patient et de la facilité d'observance. De façon temporaire, d'autres médicaments peuvent être prescrits pour lutter contre les effets indésirables des antipsychotiques, en cas d'épisode dépressif ou de troubles anxieux ;
 
  • un soutien psychothérapique et, chaque fois que cela est possible, une psychothérapie, pour modifier la perception, la compréhension et la gestion des symptômes, par la personne malade elle-même, mais aussi par son entourage proche dans le cas des psychothérapies familiales ;
 
  • une prise en charge sociale pour maintenir ou rétablir l'insertion sociale de la personne malade, pour préserver son autonomie et améliorer sa qualité de vie. L'équipe soignante évalue les possibilités d'accès ou de maintien dans une activité professionnelle ou dans un logement autonome. La grande majorité des personnes atteintes de schizophrénies vit de façon autonome, mais certaines peuvent avoir besoin de recourir à des services d'aide à domicile (auxiliaire de vie ou aide ménagère), à des visites infirmières à domicile ou à d'autres formes d'accompagnement médicosocial.
 

L'éligibilité à certaines aides et prestations est décidée par les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) : reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, Allocation adulte handicapé (AAH),  accès à des logements spécifiques, à un Service d'accompagnement à la vie sociale (SAVS) ou à un Service d'accompagnement médicosocial pour adulte handicapé (SAMSAH) etc.

 

D’autres dispositifs peuvent compléter cette prise en charge :

  • les programmes d’éducation thérapeutique : ils visent à aider les personnes malades à acquérir ou maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec la schizophrénie. Ils sont généralement organisés en lien avec les équipes soignantes : il faut donc en parler avec elles pour en connaître les modalités de participation ;
 
  • l’entraide par les pairs, assurée par les associations d’usagers des services de psychiatrie et les groupes d’entraide mutuelle (GEM) : écoute, conseils et rencontres avec des personnes qui sont directement concernées par des troubles psychiques (patients et proches).

 

Pour trouver :

 

Où sont dispensés les soins ?

L'hospitalisation n'est pas le seul recours : désormais, les soins sont surtout ambulatoires. L'hospitalisation de longue durée est rare. Elle intervient essentiellement lors des périodes de crise.
Les soins sont coordonnés par un psychiatre qui exerce dans le service public, dans le secteur associatif ou en libéral, et ils impliquent le plus souvent une équipe pluridisciplinaire : infirmiers, psychologues, travailleurs sociaux, éducateurs, etc.
Les Centres médico-psychologiques (CMP), dispositifs de soins psychiatriques du secteur public, sont les mieux équipés pour suivre une personne atteinte de schizophrénie. Ils aideront aussi la personne malade et son entourage à trouver les ressources locales les plus aptes à les aider : foyer de post-cure, appartement associatif, accueil familial thérapeutique, etc.

 

Comment gérer une crise ?

Repli sur soi, réapparition d'idées bizarres ou délirantes, perceptions étranges, agressivité, violence... : si les symptômes de la schizophrénie réapparaissent ou s'aggravent, il faut consulter rapidement.
Il faut s'adresser de préférence au psychiatre ou à l'équipe soignante habituels, en envisageant si besoin une intervention à domicile ou dans un service d'urgences.
Parfois, l'intervention des pompiers (18), du SAMU (15) ou de la police (17) est nécessaire.

 

L'hospitalisation : pour protéger le patient ou son entourage en période de crise

Dans certains cas, l'hospitalisation est la seule solution envisageable :

  • risque suicidaire ou agressif,
  • altération majeure du comportement,
  • crise aiguë.
 

L'hospitalisation peut aussi être nécessaire pour commencer un nouveau traitement médicamenteux et définir la posologie adaptée, tout en surveillant les effets indésirables éventuels.

 

La durée de l'hospitalisation est variable : elle doit être suffisante pour permettre une amélioration du patient, et assez courte pour ne pas installer une dépendance hospitalière chez la personne malade en la coupant de son milieu familial et social trop longtemps. 

 

Pour en savoir plus sur les schizophrénies, nous vous invitons à consulter les ressources de notre partenaire Psycom :

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