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Les schizophrénies 

Quels sont les symptômes des schizophrénies ?

[ Publié le 5 août 2014 ]

Certains signes peuvent évoquer le début de la maladie : les connaître peut aider à organiser une prise en charge précoce, et donc plus efficace, de la personne malade.
Mais cela reste difficile, tant les symptômes peuvent varier d'une personne à l'autre, et parce que leur évolution peut prendre du temps.
Une fois la schizophrénie diagnostiquée, on peut la décrire par ses symptômes les plus fréquents, sachant que là aussi, chaque situation reste individuelle.

 

Les signes précurseurs de la maladie

La maladie apparaît souvent avant 25 ans, lors de l'adolescence surtout, et de façon progressive sur une période allant de quelques semaines à plusieurs mois.
Elle prend l'apparence d'un « changement » de la personnalité et du comportement de la personne malade :

  • isolement social progressif et difficultés à entretenir des relations avec des jeunes du même âge,
  • diminution des performances scolaires ou professionnelles,
  • opposition avec les parents,
  • comportements étranges,
  • difficulté à planifier des activités et à les mener à leur terme,
  • sensibilité et émotivité exacerbées,
  • tendance à rester isolé pour lire, écouter de la musique ou regarder la télévision.

 

Ces premiers signes sont extrêmement difficiles à repérer pour l'entourage et pour les professionnels de santé, car ils se distinguent finalement assez peu de l'adolescence normale.

 

Avec le temps, des expressions plus significatives de la schizophrénie seront observables. Elles apparaissent souvent après un évènement vécu comme un stress fort par la personne malade, mais qui semble en général anodin à son entourage.

 

De l'isolement et du manque d'investissement dans les activités de groupe, le malade passe à la fuite du contact social (on parlera alors de symptômes « négatifs », car représentant des pertes par rapport au fonctionnement antérieur).

 

Il manifeste des émotions inadaptées aux situations qu'il vit. Il ressent de plus en plus de difficulté à agir, à être motivé ou intéressé par des activités et devient de plus en plus inactif : la scolarité et la vie professionnelle sont impossibles.
Parfois, les propos deviennent incohérents, ils semblent manquer de logique ou ne pas avoir de sens.

 

Le comportement se modifie lui aussi : agressivité envers les autres membres de la famille, impulsivité, comportements alimentaires étranges, absurdes ou inadaptés.

 

Les symptômes typiques de la schizophrénie : la phase aiguë

La personne schizophrène se montre de plus en plus anxieuse, elle peut souffrir d'insomnies et rencontrer de réelles difficultés à se concentrer.
Elle peut se plaindre de troubles organiques non justifiés et rapporter des vécus de situations irréelles sans esprit critique, comme si elles étaient bien réelles.

 

Les symptômes positifs (ou productifs : hallucinations, délire) apparaissent : ils permettent alors souvent de faire le diagnostic de schizophrénie.
Il est rare qu'une même personne malade présente l'ensemble des symptômes.

 

Les symptômes positifs ou productifs
Les hallucinations peuvent être auditives, olfactives, visuelles, gustatives ou corporelles. Elles sont perçues comme une réalité par la personne malade : sa perception de la réalité commune est donc altérée.
Les hallucinations sont source d'angoisse, d'anxiété et de souffrance pour la personne malade.

 

Les idées délirantes traduisent les importantes modifications qui s'opèrent dans le raisonnement de la personne malade et sont souvent une tentative de trouver une explication à ce qu’elle éprouve. Pour l'entourage, elles passent pour des idées ou des croyances tenaces, que même la confrontation à la réalité ne suffit pas à faire disparaître.
Par exemple, la personne malade va être persuadée de pouvoir lire les pensées d'une autre personne, ou persuadée qu'au contraire on lui « vole » ses propres pensées. Elle peut aussi avoir l'impression de vivre des transformations corporelles ou être investie d'une mission divine et être dotée de pouvoirs surnaturels.

 

La désorganisation de la pensée se traduit surtout par un discours flou, incompréhensible, manquant de logique ou dont la logique paraît enfantine.
La personne malade peut soutenir une conversation, s'arrêter brusquement sans même donner l'impression de s'en rendre compte, puis reprendre sur le même sujet ou passer complètement à autre chose.
On observe aussi souvent un décalage entre la teneur des propos et le comportement ou les expressions corporelles de la personne malade : rire sans raison apparente, irritabilité ou anxiété à propos de choses anodines, agressivité envers des objets ou des personnes, etc.

 

Les symptômes négatifs
Ils sont dits négatifs car ils traduisent une réduction ou une disparition des aptitudes à agir de la personne malade : prendre des décisions, s'engager dans des activités, se concentrer, se souvenir, suivre une conversation ou un film, exprimer des émotions, nouer des relations sociales ou intimes, mener une conversation... tout cela devient difficile.

 

Comment la schizophrénie évolue-t-elle avec le temps ?

15 à 20 % des schizophrénies évoluent d’emblée favorablement, surtout si elles sont traitées tôt : les traitements permettent alors de contrôler les symptômes psychotiques et la personne malade peut reprendre une vie normale.
Sinon, la maladie évolue avec des crises aiguës, le plus souvent en lien avec une mauvaise observance du traitement par le malade, et surtout au cours des premières années. Elle se complique souvent d’états dépressifs lors desquels le risque de suicide est important : il faut donc une prise en charge adaptée.

 

On distingue 3 modes d'évolution à long terme :

  • la phase de signes précurseurs est brève, et les symptômes de la phase aiguë sont surtout productifs : avec un traitement précoce et adapté, la personne malade a toutes les chances de connaître une rémission progressive totale ou quasi totale. On estime que c'est le cas de 25 à 30 % des patients ;
  • la phase de signes précurseurs est lente, de longue durée, avec une évolution insidieuse de la maladie avant la phase aiguë : on observe alors une aggravation progressive des symptômes sur 10 à 15 ans, puis une phase de stabilisation sans signes psychotiques marqués (environ 50 % des patients). Là aussi, un traitement précoce et adapté joue un rôle favorable en améliorant le pronostic ;
  • chez une minorité de personnes malades (20 à 25 %), l'évolution se poursuit jusqu'à une dégradation importante de l'état mental et une perte complète ou quasi complète d’autonomie.

 

On identifie classiquement les principales formes suivantes :

  • la schizophrénie paranoïde : forme la plus fréquente, se caractérise par une activité délirante prédominante et évolue par poussées entrecoupées de périodes de rémission ;
  • la schizophrénie hébéphrénique : début insidieux et précoce, évolution continue, symptômes négatifs dominants ;
  • la schizophrénie dysthymique (ou trouble schizo-affectif) : forme périodique avec des périodes de rémission, associe des symptômes schizophréniques et maniaco-dépressifs ;
  • la schizophrénie catatonique : peut se traduire par des périodes de mutisme et d'immobilité totale, peut mettre en danger vital à court terme ;
  • la schizophrénie simple : associe troubles du comportement et marginalité, pas ou peu d'idées délirantes.

 

Pour en savoir plus sur les schizophrénies, nous vous invitons à consulter les ressources de notre partenaire Psycom :

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