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Conseils pour éviter les dérives sectaires en santé 

Qu'est-ce qu'une dérive sectaire ?

[ Publié le 4 février 2014 ]

Les dérives sectaires peuvent se repérer grâce à un ensemble de critères comme le tarif souvent exorbitant ou encore la rupture avec l’environnement d’origine. La déstabilisation mentale est toujours présente. Mais si la maladie est un point d’entrée privilégié pour les mouvements à caractère sectaire, toute dérive thérapeutique n’est pas forcément sectaire.

Aujourd’hui, on estime que 4 français sur 10 ont recours à des « médecines alternatives » parmi environ 400 pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique. Il y aurait actuellement quelque 3 000 médecins qui seraient en lien avec une mouvance sectaire.

Les dangers et les dérives de ces « médecines alternatives » tiennent notamment à l’absence d’évaluation indépendante et rigoureuse des méthodes et des formations qui excluent explicitement ou de fait les pratiques conventionnelles médicales.
Ces « méthodes » se retrouvent beaucoup sur Internet et sont repérables dans de nombreux colloques ou salons ou dans certaines revues.


A ce jour, les dérives sectaires dans le domaine de la santé représentent près de 25 % de l’ensemble des signalements reçus à la MIVILUDES. Ce chiffre est en constante augmentation.

 

Mais comment peut-on « repérer » une dérive sectaire ?

Il existe différents critères qui doivent alerter :

  • la déstabilisation mentale
  • le caractère exorbitant des exigences financières
  • la rupture avec l’environnement d’origine (donner des exemples)
  • l’existence d’atteintes à l’intégrité physique
  • l’embrigadement des enfants
  • le discours antisocial
  • les troubles à l’ordre public
  • l’importance des démêlés judiciaires
  • l’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels
  • les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics.

 

C’est l’association de plusieurs de ces critères qui caractérise le risque sectaire. Mais la déstabilisation mentale est toujours présente.

 

La Miviludes, qui reçoit quelques 3 000 signalements par an, définie la dérive sectaire comme suit :
« Il s'agit d'un dévoiement de la liberté de pensée, d’opinion ou de religion qui porte atteinte à l'ordre public, aux lois ou aux règlements, aux droits fondamentaux, à la sécurité ou à l’intégrité des personnes. Elle se caractérise par la mise en œuvre, par un groupe organisé ou par un individu isolé, quelle que soit sa nature ou son activité, de pressions ou de techniques ayant pour but de créer, de maintenir ou d’exploiter chez une personne un état de sujétion psychologique ou physique, la privant d’une partie de son libre arbitre, avec des conséquences dommageables pour cette personne, son entourage ou pour la société. »

 

Quelle différence entre une dérive thérapeutique et une dérive sectaire ?

Si la maladie est un point d’entrée privilégié pour les mouvements à caractère sectaire, toute dérive thérapeutique n’est pas forcément sectaire.

 Les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique ont pour point commun de ne pas être reconnues, au plan scientifique, par la médecine conventionnelle et donc de ne pas être enseignées au cours de la formation initiale des professionnels de santé.

 La dérive thérapeutique devient sectaire lorsqu’elle essaie de faire adhérer le patient à une croyance ou à un nouveau mode de pensée. Prétextant l’inutilité des traitements conventionnels, le pseudo-praticien va demander au patient d’avoir toute confiance en lui car lui seul détient la méthode « miracle » apte à le guérir.


La dérive thérapeutique à caractère sectaire s’accompagne donc d’un mécanisme d’emprise mentale destiné à ôter toute capacité de discernement au malade et à l’amener à prendre des décisions qu’il n’aurait pas prises autrement.

Mot-clef : Médecine douce

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