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Vivre un deuil 

L'enfant et la mort : peut-on le préparer à un deuil ?

[ Publié le 24 octobre 2013 ]

La perception que les jeunes enfants (avant 12 ans) ont de la mort varie selon leur âge, leur environnement familial et culturel. Il est possible de parler de la mort aux enfants, de les préparer dans une certaine mesure au décès d’un proche et de les associer aux rituels du deuil. La manière dont se déroule leur deuil est différente pour chacun.



Comment les enfants comprennent-ils la mort d’un proche ?

Un bébé ressentira tout d’abord la perte d’un proche de façon sensorielle et physique : ne plus entendre la voix de sa mère ou de son frère, ne plus sentir sa présence ou son odeur.

Sur le plan émotionnel, l’absence prolongée ressentie peut engendrer un sentiment d’abandon.

Il est aussi touché dans la mesure où les personnes qui s’occupent de lui sont affectées par le décès.

 

Les enfants pensent être immortels. Ils considèrent la mort comme un phénomène temporaire et réversible, comme dans leurs jeux : le cowboy tire sur l’Indien, qui meurt et… se relève ! Selon eux, pour mourir il faut être tué, par quelqu’un ou quelque chose.

Enfin, ils peuvent ressentir de la culpabilité à la mort d’une personne très proche : il est donc important de leur dire, dans ce cas, qu’ils n’y sont pour rien.

En grandissant, l’enfant acquiert la notion d’irréversibilité de la mort, et il en comprend le caractère définitif.

 

Comment parler de la mort d’un proche avec un enfant ?

Chacun cherchera comment en parler le plus simplement possible avec l’enfant, à l’aide de mots adaptés à son âge et sans chercher à masquer les faits ou à les cacher derrière des expressions détournées qui vont travestir la réalité.

 

On peut utiliser le mot « mort » qui appartient de toute façon au vocabulaire de l’enfant. Les expressions comme « il s’est endormi pour toujours » ou «elle est partie » sont source de confusion et d’incompréhension pour l’enfant. Il comprend les mots dans leur sens le plus littéral, et si quelqu’un est parti, alors il peut revenir, s’il s’est endormi, alors il se réveillera.

 

Les non-dits ou les mensonges, y compris en cas de suicide, sont une source de souffrance supplémentaire pour l’enfant : lorsqu’il découvrira, tôt ou tard, la vérité, il pourra se sentir trahi, trompé ou blessé.

 

L’enfant peut poser beaucoup de questions, parfois plusieurs fois les mêmes, parfois des questions qui semblent incongrues aux adultes. Pour y répondre, on peut prendre le temps d’écouter l’enfant, tenter de comprendre ce qui le soucie ; on peut s’appuyer sur ce que l’enfant imagine, dire qu’on ne sait pas certaines choses si c’est le cas ; on peut aussi le réconforter par un câlin, tout simplement. L’enfant a besoin de temps.

 

Peut-on aider un enfant à se préparer au décès d’un proche ?

En fonction des possibilités de chacun et du lien que l’enfant a avec la personne malade, diverses manières d’interagir avec lui peuvent être proposées : l’adulte peut lire des livres avec lui  ; il peut prendre le temps de lui parler de ce qui se passe en étant à l’écoute de ses questions.

 

L’emmener voir la personne malade, si c’est possible et si l’enfant le souhaite, lui permettra de lui dire au revoir. L’enfant peut aussi préférer faire des adieux à la personne qui va décéder par l’écriture de quelques lignes, par téléphone, par un dessin ou un petit cadeau qui vient de lui.

Se préparer aide souvent, pour autant la mort surprend toujours l’adulte et l’enfant.

 

L’enfant doit-il assister aux funérailles ?

Il existe de multiples façons d’associer l’enfant à ce qui se passe dans la famille et de lui permettre de commencer à intégrer la mort de la personne : participer aux funérailles ou lui raconter la cérémonie, imaginer un rituel sur la tombe (déposer une fleur ou un caillou par exemple), ou autrement.

Dans tous les cas, l’enfant a besoin d’être accompagné par un adulte qui saura être attentif à ses émotions, ses questions afin qu’il ne se sente pas seul avec son chagrin. Cela peut l’aider à mieux vivre son deuil.


Pour en savoir plus :

Mots-clefs : Deuil , Psychologie

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