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Maladies cardio-vasculaires 

Quels sont les traitements possibles pour les maladies cardio vasculaires ?

[ Publié le 2 mai 2011 - mis à jour le 14 septembre 2016 ]

Trois types de traitements sont possibles et peuvent être prescrits isolément ou en association.

 

Le premier traitement est non pharmacologique

C’est le traitement de base des maladies cardiovasculaires, il consiste à modifier les comportements pour obtenir :

  • l’absence de tabagisme (actif et passif) et de drogues,
  • une alimentation équilibrée (moins de gras, de sucre, de sel, d’alcool, plus de fibres, de poissons, d’oméga 3 et de fruits et légumes)
  • et une activité physique régulière (telle qu’au moins 30 minutes de marche rapide). 

 

Le deuxième traitement est pharmacologique

En prévention primaire, il s’agit des médicaments contre l’hypertension artérielle, contre l’hypercholestérolémie (les statines) et contre le diabète.

 

En prévention secondaire, les médicaments qui luttent contre les facteurs de risque sont associés aux antiagrégants plaquettaires (tels que l’aspirine à faible dose) quiempêchent la formation de caillots dans les artères, aux bêta-bloquants (qui économisent le cœur) et à d’autres médicaments prescrits en fonction de la maladie et de sa sévérité :

  • vasodilatateurs et diurétiques dans l’insuffisance cardiaque,
  • anti-arythmiques dans les troubles du rythme,
  • anticoagulants (héparine, héparine de bas poids moléculaire, anti vitamine K ou nouveaux anticoagulants actifs par voir orale) pour empêcher la formation, l’extension ou la récidive d’une thrombose veineuse (phlébite, embolie pulmonaire) ou artérielle. Ces anticoagulants sont aussi prescrits dans l’arythmie par fibrillation atriale pour la prévention des accidents vasculaires cérébraux ischémiques.

 

Les vasodilatateurs dilatent le diamètre des vaisseaux. Ce sont principalement :

  • les inhibiteurs de l’enzyme de conversion qui agissent en bloquant une enzyme responsable du resserrement des vaisseaux : l’angiotensine. Ils sont indiqués dans les affections cardiovasculaires, telles que l'infarctus du myocarde, l'insuffisance cardiaque ou l’hypertension artérielle.
  • La trinitrine et les dérivés nitrés quiagissent par vasodilatation des artères coronaires (les artères du cœur). Leur mode d'action est très rapide quand ils sont pris par voie sublinguale ou par spray : le principe actif arrive alors très rapidement dans le sang. Ils sont utilisés principalement dans le traitement immédiat de l’angine de poitrine.
  • Certains inhibiteurs de calcium ou inhibiteurs calciques qui modifient la contraction des artères en bloquant l’action du calcium qui entraîne la contraction. Ils sont utilisés dans le traitement de l’angine de poitrine ou de l’hypertension artérielle.

 

Les diurétiques augmentent la diurèse et ils sont indiqués dans le traitement de l’hypertension artérielle et de l’insuffisance cardiaque chronique congestive.

 

Les thrombolytiques ou fibrinolytiques permettent de détruire le caillot de sang de l’artère touchée. Ils sont injectés dans une veine, le plus souvent au pli du coude, après avoir posé une perfusion. Cette intervention est appelée thrombolyse. Elle doit être réalisée en urgence, le plus tôt possible après le début des symptômes, idéalement durant la première heure qui suit l’infarctus du myocarde ou l’accident vasculaire cérébral ischémique.

 

Le troisième traitement est invasif : il est réalisé en cardiologie interventionnelle ou en chirurgie cardiaque.

Il obéit à des indications précises.

  • L’angioplastie coronaire ou dilatation coronaire : c’est une intervention destinée à dilater une artère coronaire sténosée à l’aide d’un ballonnet. Cette thérapeutique invasive non chirurgicale est le traitement le plus courant des lésions coronaires. Elle peut être réalisée en urgence lors d’un syndrome coronaire aigu (l’infarctus du myocarde) pour déboucher l’artère coupable et elle peut être programmée au cas par cas dans le suivi d’une maladie coronaire chronique. Elle est réalisée par voie transcutanée, soit par voie radiale (le plus souvent), soit par voie fémorale. L’angioplastie coronaire est souvent accompagnée de la pose d’un stent, petit ressort qui maintient l’artère ouverte. Les stents sont soit nus soit enrobés de thérapeutique permettant la diminution de la resténose de l’artère. La recherche en cardiologie interventionnelle et les industriels vont proposer dans le futur des stents biorésorbables.

 

  • Le pontage aorto-coronaire : il consiste à réaliser un « pont » entre deux artères permettant « d’enjamber » et « court-circuiter » la zone rétrécie. Le « pont » est constitué d’une artère, située au niveau du thorax, ou d'une veine, prélevée sur une jambe. Pour le cœur par exemple, on réalise un pontage aorto-coronarien entre l’aorte et l’artère coronaire, au-delà de la zone rétrécie. Le pontage coronarien est une opération à cœur ouvert. Il comprend un temps de « circulation extracorporelle », c’est-à-dire que pendant un moment les gros vaisseaux qui arrivent au cœur et qui en partent sont déconnectés et branchés sur une machine qui assure temporairement la fonction cardiaque.

 

  • La rythmologie interventionnelle permet de traiter des troubles du rythme et des troubles de la conduction cardiaque grâce à de nouvelles techniques et dispositifs.

 

  • L’ablation par radiofréquence (ou par le froid : la cryoablation) est une thérapeutique invasive et non chirurgicale qui consiste par le biais d’un cathéter monté par voie fémorale à détruire des lieux précis responsables de troubles du rythme à l’intérieur des oreillettes ou des ventricules.

 

  • Le stimulateur cardiaque : le stimulateur cardiaque est destiné à pallier un ralentissement important et gênant du rythme du cœur. En envoyant une impulsion électrique, il provoque sa contraction. Les nouveaux stimulateurs sont devenus de plus en plus petits. L’appareil est positionné sous la peau en précordial gauche ou droite sous anesthésie locale. Du dispositif part des sondes qui sont positionnées par voie veineuse au niveau des cavités cardiaques. Actuellement les stimulateurs peuvent être monochambre (une sonde ventriculaire droite), double chambre (une sonde dans l’oreillette droite et une sonde dans le ventricule droit) et triple chambre (avec trois sondes). La recherche s’oriente vers des stimulateurs sans sonde : en effet un des problèmes les plus fréquents de ces dispositifs vient des sondes qui peuvent se déplacer, s’infecter et surtout se fracturer.

 

  • Le défibrillateur automatique implantable (DAI) : il est destiné au traitement des troubles  du rythme ventriculaire sévères. Comme le stimulateur, le DAI est mis en place sous la peau en précordial gauche ou droite sous anesthésie locale. Il est un peu plus gros que le simple stimulateur. Suivant les indications, il existe maintenant des stimulateurs avec DAI avec trois sondes intracavitaires, dits triple chambre.

 

Il faut retenir que la cardiologie interventionnelle et la rythmologie interventionnelle ont évolué de façon très rapide depuis ces dernières années. Dernièrement pour le traitement des maladies des valves, la cardiologie interventionnelle a  mis au point le « TAVI » pour le traitement du rétrécissement aortique serré et le « mitraclip » pour l’atteinte de la valve mitrale. Ces techniques ont l’avantage d’être non chirurgicales c'est-à-dire qu’il n’y a pas d’ouverture du thorax ni, dans l’idéal, d’anesthésie générale.

 

Ces nouvelles techniques sont en cours d’évaluation et nul doute qu’elles vont limiter de plus en plus les indications chirurgicales. 

Mot-clef : Cardiovasculaire

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