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Infections à papillomavirus 

Quels sont les risques de l'infection à papillomavirus?

[ Publié le 5 juin 2013 ]

L'infection passe souvent inaperçue et le virus disparaît spontanément du corps sans laisser de trace. Mais certains types d'HPV peuvent causer des condylomes (verrues génitales) ou des lésions précancéreuses et des cancers.

 

Les condylomes 

Causés généralement par les virus HPV 6 et 11, ces verrues génitales ressemblent à des excroissances en forme de chou-fleur ou de crête-de-coq. Souvent indolores, elles peuvent cependant occasionner des irritations et sont très contagieuses. Chez la femme, elles peuvent apparaître sur la vulve, dans le vagin, sur le col de l’utérus ou autour de l’anus. Chez l’homme, elles se manifestent sur la verge, le scrotum ou autour de l’anus.

 

Les condylomes peuvent être traités par voie médicamenteuse (podophylline) ou bien être enlevés par cryothérapie avec une cryosonde, à l’azote liquide ou à la neige carbonique. Le médecin peut aussi prescrire un médicament qui renforce localement le système immunitaire afin que le corps élimine plus facilement le virus responsable.

 

Les lésions précancéreuses

La plupart des virus HPV sont bénins, mais une vingtaine de types environ peuvent être à l’origine d’anomalies cellulaires. Si ces anomalies persistent, on peut voir apparaître des lésions précancéreuses. Ces lésions résultent d’une infection persistante pendant plusieurs années avec des virus HPV dits oncogènes. Elles se logent au niveau du col de l’utérus, la partie de l’utérus donnant sur le vagin. Elles peuvent disparaître spontanément ou bien se transformer en cancer du col au bout de 10 à 20 ans d’évolution. Elles sont diagnostiquées par un frottis cervical.

 

Le traitement est chirurgical et dépend de la taille, de la localisation et de la gravité de la lésion :  

  • la résection à l’anse diathermique permet d’enlever les cellules anormales avec un fil électrique fin et arqué. Cette intervention se fait sous anesthésie locale ou générale ;
  • la conisation consiste à enlever la partie du col atteinte. Elle se fait sous anesthésie générale, locorégionale ou locale. Ces deux interventions évitent que les lésions précancéreuses évoluent en cancer du col.

 

Le cancer du col de l’utérus

Si les lésions précancéreuses ne sont pas dépistées et traitées, elles peuvent évoluer en cancer. Le cancer du col de l’utérus concerne 3 500 femmes par an et provoque 1 000 décès. Il se développe 10 à 20 ans après l’infection par le virus HPV.  Les types 16 et 18 sont responsables de 70 % des cancers du col.

Mot-clef : Vaccin

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