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Les troubles du sommeil 

Quels sont les traitements contre l'insomnie ?

[ Publié le 21 janvier 2013 ]

Si, dans les années 1970, on a généralisé les hypnotiques, aujourd’hui leur usage est strictement encadré. D’autres thérapies ont pris le relais, à commencer par les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), particulièrement indiquées dans les cas d’insomnie sévère.

 

Seul un tiers des personnes concernées par des insomnies chroniques associées à une somnolence diurne excessive consultent. Or c’est justement pour éviter qu’une insomnie ne s’installe durablement qu’il est recommandé d’en parler rapidement à son médecin traitant. D’autant que des solutions existent et sont adaptées à chaque situation. Elles font aujourd’hui l’objet d’un consensus.

Le traitement dépend du type d’insomnie dont souffre le sujet. Dans un premier temps, il faut donc essayer de repérer les causes qui l’ont entraînée, définir si elles sont extérieures, si elles découlent d’une maladie organique ou d’un stress, voire d’un état dépressif.

En cas de causes environnementales, il s’agira de corriger certains comportements et de mettre tout en œuvre pour faciliter la survenue du sommeil. Ce qui passe par le respect scrupuleux de certaines règles d’hygiène de vie (avoir des horaires réguliers, privilégier un environnement calme et tempéré, bannir les écrans de la chambre, pratiquer une activité physique régulière…). Pour les personnes dont le rythme est décalé, un traitement à base de luminothérapie peut être indiqué. Il contribuera à resynchroniser leur sommeil.

Si l’on suspecte une cause organique, il faut bien sûr la rechercher et éventuellement consulter dans un centre du sommeil, qui posera ou non, par exemple, le diagnostic du syndrome des jambes sans repos ou d’apnée du sommeil.

Dans ces deux cas, un traitement spécifique sera donné.

Contre le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS), il y a d’abord les « petits moyens » : un régime (le SAOS est souvent associé à un excès de poids), l’arrêt de l’alcool et des somnifères qui aggravent les apnées. Si ce n’est pas suffisant, trois types de traitements peuvent être proposés :

  • le port d’un appareil la nuit appelé « pression positive continu » (PPC) ;
  • le port d’une orthèse d’avancée mandibulaire qui, en avançant la mâchoire inférieure, élargit les voies aériennes supérieures ;
  • éventuellement et dans des cas rares, une intervention chirurgicale (ablation des amygdales, chirurgie du voile du palais…).


Contre le syndrome des jambes sans repos, un bilan biologique sanguin est nécessaire pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’une carence en fer. Il faut également rechercher certaines maladies comme une insuffisance rénale, un diabète… Si rien de tel n’est avéré, le traitement consiste à donner au patient des agonistes dopaminergiques chargés de stimuler les récepteurs de la dopamine. Un dysfonctionnement de ce neurotransmetteur est en effet très probablement à l’origine du syndrome des jambes sans repos.

En cas d’insomnie chronique installée, la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est le traitement de référence recommandé par les autorités de santé. Il s’agit de comprendre ce qui empêche le sujet de dormir. Elle associe la relaxation à une prise en charge psychologique. Elle passe également par l’inventaire de toutes les habitudes de vie qui peuvent éventuellement contrarier le rythme biologique du patient.

En cas d’insomnie d’ajustement, les somnifères sont recommandés pour éviter que celle-ci ne devienne chronique, notamment après un événement de vie particulièrement stressant comme un deuil. Mais ils se prennent sur une courte durée (quelques semaines) et sont plutôt « réservés » aux sujets jeunes. A long terme, les somnifères induisent et entretiennent l’insomnie. Ce qui est vrai pour les hypnotiques l’est plus encore pour les anxiolytiques et autres benzodiazépines. Certains ont une durée de vie très longue, occasionnant des risques de somnolence dans la journée.

Quant aux techniques alternatives (hypnose, acupuncture…), elles fonctionnent sur certaines personnes, même si leur efficacité n’a pas été démontrée scientifiquement.

Enfin, certaines plantes peuvent aider à trouver le sommeil. C’est le cas de la valériane, de la passiflore, de l’aubépine ou encore de la verveine. Elles n’ont aucun effet sédatif, mais ont des vertus relaxantes. Elles peuvent constituer un appoint dans les cas de troubles mineurs du sommeil.

Mot-clef : Trouble sommeil

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