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Vivre un deuil 

Quelles sont les phases du deuil ?

[ Publié le 29 octobre 2012 ]

Chacun de nous vit son deuil à son rythme, de façon progressive mais pas forcément de manière linéaire. Si le vécu d’un deuil est une chose très personnelle et difficilement transposable à un « modèle » général, on peut tout de même en identifier les principales phases. Au choc de l’annonce succède une période de bouleversement et de déséquilibre, à l’issue de laquelle on entre dans une période de reconstruction et de réorganisation de notre vie en tenant compte de l’absence de la personne disparue. C’est au terme de ce cheminement, quand nous réinvestissons notre vie et de nouveaux projets, que nous pouvons considérer que notre travail de deuil s’achève.

Le choc de la perte

À l’annonce de la perte d’un proche, on ressent un choc, même si la mort était prévisible, par exemple suite à une maladie grave.

On peut aussi avoir l’impression d’un engourdissement émotionnel ou d’une anesthésie affective qui correspond au refus de la réalité de la mort et de la souffrance. C’est une manière de se protéger du choc de la perte, de l’amortir en quelque sorte.

Nous pouvons alors avoir l’impression d’agir automatiquement, sans arriver à nous impliquer réellement ou à nous concentrer, ni à prendre des décisions.

Cette torpeur, ou au contraire l’expression d’émotions débordantes, sont des réactions normales.

Cette situation est d’autant plus difficile que parfois nous avons aussi à gérer dans l’urgence de nombreuses démarches administratives (il est possible d’en réaliser une partie en ligne depuis mon.Service-Public.fr).

 

 

Le bouleversement et le déséquilibre

Après le choc de la perte viennent les premières confrontations à l’absence. C’est le temps où l’on souffre, où l’on pense que cette séparation est définitive : « Je ne pourrai plus le prendre dans mes bras, il ne pourra plus me dire qu’il m’aime… ».

Les situations, les objets et les souvenirs de la vie quotidienne nous rappellent la personne et le fait qu’elle n’est plus là.

Les repères de la vie quotidienne ont disparu, ou ont été profondément modifiés à la suite du décès.

La souffrance, la tristesse et le désespoir peuvent mener à s’isoler et à se couper de nos activités habituelles. On vit une période de crise. Il n’est pas rare qu’une personne en deuil dise qu’elle est « en miettes, fracassée ou laminée » ou qu’elle se sent perdue.

Cette désorganisation du quotidien, sur le plan émotionnel, relationnel ou matériel, est normale.

 

Certaines manifestations peuvent alors se présenter :

  • physiques : bouche sèche, difficulté à avaler, palpitations, bouffées de chaleur ou transpiration, perte d’appétit, migraines, grande fatigue, etc. ;

 

  • comportementales et émotionnelles : pleurs, soupirs, lamentations, agressivité, impatience, révolte, soulagement, sentiment d’abandon, sommeil perturbé, conduites à risque (alcool, stupéfiants,…), culpabilité vis-à-vis du disparu etc.

 

Du point de vue de l’entourage, toutes ces manifestations s’assimilent parfois à une dépression, mais c’est une phase normale du deuil.

Durant cette période, nous commençons un travail de transformation du lien avec la personne disparue.

 

 

Le temps de la reconstruction

Notre relation au défunt évolue lentement et se transforme. Peu à peu, en parlant du défunt, en se souvenant, nous pouvons intérioriser sa présence.

Nous réorganisons notre quotidien et adoptons de nouveaux repères.

Nous  « retricotons » doucement notre vie.

 

Au terme du travail de deuil, nous pouvons réinvestir des projets qui nous importent, nous retrouvons du sens à notre vie.

Mots-clefs : Deuil , Psychologie

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