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Maladies des valves ou valvulopathies 

Quels sont les principaux traitements ?

[ Publié le 23 mai 2011 - mis à jour le 14 septembre 2016 ]

Le traitement des maladies des valves passe par le traitement des maladies inflammatoires ou infectieuses causales. Dès que les défaillances des valves sont sévères, le traitement devient interventionnel : il peut être chirurgical ou par cathétérisme interventionnel.

 

Pour les valvulopathies dites minimes à modérées, il suffit d’une surveillance médicale et échographique régulière, afin de surveiller l’évolution de la maladie et de prévenir l’apparition d’une endocardite.

 

La prévention de l’endocardite repose sur l’identification des sujets à risque, sur la connaissance des gestes à risque, sur la protection éventuelle par des antibiotiques, sur l’hygiène bucco-dentaire (brossage des dents deux fois par jour et surveillance au moins deux fois par an par le chirurgien-dentiste), et la lutte contre les infections :

  • pour les cardiopathies valvulaires à haut risque, c'est-à-dire chez les patients qui ont soit une prothèse valvulaire, soit une cardiopathie congénitale cyanogène non opérée soit un antécédent d’endocardite infectieuse, les antibiotiques sont impératifs, une heure avant le geste à risque, principalement les soins bucco-dentaires (toutes les interventions portant sur le pulpe dentaire ou touchant les gencives). Ces patients doivent avoir sur eux une carte de prévention de l’endocardite infectieuse de couleur rouge disponible auprès de votre médecin.

 

  • Pour les cardiopathies valvulaires à risque modéré, c'est-à-dire chez ceux qui ont une maladie des valves minime ou modérée, il n’y a pas lieu de prendre de traitement antibiotique avant un geste à risque. Ces patients doivent avoir sur eux une carte de prévention de l’endocardite infectieuse de couleur bleue disponible auprès de votre de médecin.

 

Des traitements médicamenteux sont essentiels pour traiter les complications associées aux valvulopathies :

  • troubles du rythme : prise d’anticoagulants et d’antiarythmiques ;
  • insuffisance cardiaque : diurétiques, inhibiteurs de l’enzyme de conversion….

 

Pour les valvulopathies sévères, le traitement est dit interventionnel c'est-à-dire qu’il fait appel soit à la chirurgie (par ouverture du thorax avec intervention à cœur ouvert ou à cœur fermé) soit à la cardiologie interventionnelle par cathétérisme (sans ouverture du thorax par voie percutanée).

 

Dans certains cas, on peut réparer la ou les valves malades : on parle de valvuloplastie (cela concerne surtout la valve mitrale). On pratique une réparation des valves avec conservation de la valve d’origine.

 

Lorsque la valvuloplastie n’est pas possible, il est possible de remplacer la valve déficiente par une prothèse.

Il existe deux sortes de prothèse :

  • la prothèse mécanique qui peut rester en place 20 à 30 ans mais qui oblige le patient à prendre à vie en continu un traitement anticoagulant par antivitamine K, avec surveillance continue de la coagulation sanguine (INR). Les nouveaux anticoagulants actifs par voie orale ne sont pas efficaces dans cette indication.
  • la prothèse biologique ou bioprothèse qui se détériore dans le temps (au bout de 15-20 ans) mais qui ne nécessite pas de traitement anticoagulant au long cours. La recherche industrielle a permis d’augmenter la longévité de ces bioprothèses ce qui permet actuellement au patient de choisir avec le chirurgien le type de prothèse en fonction de l’âge, des conditions anatomiques et des préférences du patient.

 

Pour les rétrécissements de la valve aortique ou de la valve mitrale (ou pulmonaire), une nouvelle technique de cathétérisme interventionnel permet par voie cutanée sans ouverture du thorax d’introduire une sonde munie d’un ballonnet dégonflé dans une artère (pour la valve aortique) ou dans une veine (pour la valve mitrale ou pulmonaire).

 

Une fois centré sur la valve rétrécie, le ballonnet est gonflé pour faire dilater la valve, puis il est retiré. La mise en place de prothèse valvulaire par cette voie ou TAVI est maintenant possible dans le traitement du rétrécissement aortique.

 

Ce traitement est actuellement indiqué quand le risque chirurgical est trop élevé. Mais tout récemment des études internationales ont montré que le TAVI pouvait faire jeu égal avec le remplacement valvulaire chirurgical dans les rétrécissements aortiques à risque chirurgical intermédiaire. Cette nouvelle technique révolutionnaire mise au point en France par le Professeur Cribier se développe de telle manière que ses indications vont devenir beaucoup plus fréquentes.


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