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Les traitements de l'hypertension artérielle, où en sommes-nous ?
Le traitement non pharmacologique est toujours indiqué.
Il repose sur l’arrêt d’un certain nombre de molécules qui peuvent entraîner une hypertension artérielle, tels que la pilule œstroprogestative ou le traitement hormonal œstroprogestatif.
Il faut savoir que la consommation de réglisse (ou dérivés) peut entraîner une hypertension artérielle : il suffit d’arrêter ce type de consommation pour normaliser la pression artérielle.
Il est bien démontré le rôle néfaste du sel (NaCl, chlorure de sodium) dans la genèse de l’hypertension artérielle commune, et une des mesures non pharmacologiques est de diminuer la consommation de sel à moins de 6g/j.
L’alcool en excès joue aussi un rôle néfaste sur les chiffres tensionnels : pour l’hypertendu une réduction de la consommation est impérative.
Par ailleurs, l’activité physique régulière d’intensité modérée à raison d’une heure par jour a un effet antihypertenseur équivalent à un médicament antihypertenseur. En revanche, un effort brutal très intense (tel qu’une musculation excessive) a un effet inverse hypertenseur et sera contre-indiqué chez l’hypertendu.
Enfin, une alimentation quotidienne riche en fruits, en légumes, en laitages a un effet « modeste » de baisse de la pression artérielle.
Ces mesures non pharmacologiques sont indispensables, mais ne sont pas suffisantes au long cours pour contrôler les chiffres tensionnels dans l’HTA permanente, et il faudra traiter par un ou des médicaments antihypertenseurs au long cours, avec comme objectif la normalisation des chiffres tensionnels, tant en consultation qu’à domicile.
Si les niveaux de pression artérielle sont d’emblée très élevés, au-delà de 180/110mmhg, on parle alors d’HTA sévère ; ou si l’hypertension artérielle est associée à d’autres facteurs de risque cardiovasculaire (âge, tabac, hérédité familiale d’accident cardiovasculaire précoce, diabète, dyslipidémie) et/ou une atteinte des organes cible et/ou une maladie cardiovasculaire ou rénale, le traitement médicamenteux est alors indiqué rapidement, avec comme objectif la normalisation des chiffres tensionnels.
En effet, quelles que soient les classes de médicaments antihypertenseurs, il faut savoir que c’est la baisse, et mieux, la normalisation des chiffres de pression artérielle au long cours qui sont responsables de la réduction du risque d’accidents cardiovasculaires.
La meilleure démonstration du bénéfice majeur des médicaments antihypertenseurs est apportée par nos données statistiques de mortalité : sur une période de trente ans entre 1979 et 2009, en France, on observe une réduction de 50 % des décès d’origine cérébrovasculaire et de 25 % de ceux d’origine coronaire. Si on s’affranchit de l’effet âge, sur 30 ans, c’est une réduction de 73 % des taux standardisés par âge des décès liés aux AVC et de 55 % de ceux liés aux accidents coronaires. Or, on l’a vu, l’hypertension artérielle est un facteur de risque majeur d’AVC et de la maladie coronaire, et le traitement médicamenteux antihypertenseur s’est généralisé à partir des années 70-80 !
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