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Interviews d'experts

Parlons poumons : trois questions au Dr Etienne Bidat

[ Publié le 21 novembre 2011 ]

Maladies infectieuses, allergies : quand l’hiver arrive, les poumons des enfants ne sont pas à la fête ! Des précautions particulières s’imposent, notamment pour les plus jeunes. Le Dr Etienne Bidat est pneumo-pédiatre et allergologue à Paris depuis 23 ans, il nous donne ses conseils.

Que peut révéler un asthme chez l’enfant ?

Dr Etienne Bidat – L’asthme est la maladie la plus fréquente de l’enfant. Les bronches se sont enflammées et se contractent anormalement pendant les crises. On parle de spasmes bronchiques. L’asthme a deux origines principales. Chez le bébé, il est généralement induit par une infection virale et transitoire dans 60% à 90% des cas. Il est plus souvent d’origine allergique quand l’enfant est plus âgé. Des antécédents familiaux, ou la présence d’une allergie alimentaire ou un eczéma chez l’enfant, en sont les principaux facteurs de risque. Le tabac est un facteur aggravant de l’asthme : c’est un véritable fléau. Sur des bronches enflammées, chatouilleuses, il augmente le risque de souffrir d’un asthme et la sévérité des épisodes. Quant à la pollution atmosphérique, elle aggrave ces manifestations mais elle ne peut créer un asthme qu’à dose très élevée.

 

Quels sont les facteurs de gravité d’une affection virale chez l’enfant ?

Dr Etienne Bidat – L’âge, d’abord. Nous voyons de plus en plus de bronchiolites chez les nourrissons de moins de trois mois. Chez eux, les signes respiratoires ont souvent des répercutions digestives et peuvent provoquer une déshydratation. L’hospitalisation de ces bébés est d’ailleurs plus souvent liée à leur état digestif qu’à celui de leurs poumons. Les enfants prématurés sont plus fragiles que les autres, ainsi que ceux qui souffrent d’une affection cardiaque ou d’un déficit immunitaire. Il existe un risque de chute du taux d’oxygène dans le sang. Fort heureusement, cette complication se traite très bien. Par ailleurs, les garçons se montrent généralement plus sensibles à l’asthme et aux infections respiratoires que les filles, notamment parce que leurs voies aériennes sont plus étroites.

 

Qu’est-ce qui doit pousser les parents à consulter un spécialiste ?

Dr Etienne Bidat – Les poumons des jeunes enfants sont un organe en pleine croissance. S’ils sont abîmés, les conséquences de ces lésions peuvent être irréversibles. Il convient donc de surveiller intelligemment l’état respiratoire de votre enfant. S’il fait une bronchiolite sans complication, inutile d’aller aux urgences. Au contraire : il risque d’attraper une autre maladie dans la salle d’attente ! Le médecin traitant est tout à fait apte à traiter ce type d’affection virale. Toutefois, en cas de répétition de symptômes de rhinite, de bronchite, de bronchiolite, ou de bronchite dite "asthmatiforme", surtout si l’enfant n’a pas de fièvre et que ses parents ont un terrain allergique, il faut envisager une éventuelle allergie respiratoire. Le médecin traitant peut prescrire un test sanguin pour dépister l’existence d’une allergie. Si ce test est positif, il adressera l’enfant à un allergologue.

Propos recueillis par Alexandra Capuano

 

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