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Le handicap physique ou handicap moteur 

Quelles sont les causes des déficiences motrices ?

[ Publié le 2 décembre 2011 - mis à jour le 22 janvier 2014 ]

Les déficiences motrices peuvent survenir à la naissance, être la conséquence d’une maladie génétique ou autres ou d’un accident.

 

Les déficiences motrices ont des origines variées : 

  • malformations congénitales : elles apparaissent lors du développement de l’enfant pendant la grossesse ;
  • accidents liés à des difficultés lors de la naissance : manque d’oxygène, cordon ombilical mal positionné, placenta anormal... ;
  • traumatismes extérieurs, tels que les accidents de la voie publique, de sport ou domestiques ;
  • maladies stables ou évolutives comme le diabète, la sclérose en plaques, les rhumatismes, les tumeurs, les métastases cancéreuses ;
  • maladies génétiques transmises de manière accidentelle (mutation génétique) ou par hérédité (prévisible la plupart du temps).

 

Les principales pathologies à l’origine des déficiences motrices sont :

  • Le traumatisme crânien

Le traumatisme crânien est un choc sur le crâne qui peut entraîner des complications (hématomes, fractures, lésions). Il est une des conséquences de certains accidents de la route, du travail ou de la vie quotidienne.

 

Un choc à la tête peut conduire à des lésions cérébrales entraînant un coma de quelques heures à plusieurs semaines. Les séquelles physiques de ces lésions peuvent provoquer hémiplégie, épilepsie, troubles de la vision et incoordination des gestes. Peuvent également se manifester des céphalées, des troubles du comportement avec une mémoire et une attention défaillantes, une lenteur dans les gestes et des difficultés de communication.

 

On peut aussi observer des troubles neuropsychologiques (troubles de la mémoire, de la confusion, des troubles de la parole ou des fonctions cognitives) et psychoaffectifs (état dépressif, agressivité ou à l’inverse état d’agitation) dont les manifestations sont diverses.

 

On estime à environ 155 000 le nombre de personnes victimes d’un traumatisme crânien en France chaque année. Environ 8500 en garderont des séquelles invalidantes.

 

  • La sclérose en plaques

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie du système nerveux central évolutive, qui touche des personnes jeunes, surtout des femmes. La maladie débute souvent entre 20 et 40 ans.

 

Son origine n’est pas connue avec certitude. On parle alors de poussées avec des phases de palier et des périodes de répit. La sclérose en plaques provoque une altération de la myéline (substance située dans le cerveau, le cervelet et la moelle épinière) qui a pour conséquence un mauvais passage des messages de la cellule nerveuse, faisant apparaître des paralysies ou des troubles sensoriels ainsi qu’une grande fatigabilité.

 

  • La polyarthrite rhumatoïde

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie chronique inflammatoire touchant plusieurs articulations, dont on ignore encore la cause.

 

Elle se caractérise par une production anormale par la membrane synoviale de liquide s’accumulant dans l’articulation, qui devient gonflée et douloureuse. Cela entraîne une destruction progressive des cartilages et de l’os. Parallèlement, d’autres zones subissent des lésions (ligaments, vaisseaux, organes, muscles, etc.).

 

Les femmes sont trois fois plus atteintes que les hommes, et la maladie survient généralement entre 35 et 55 ans.

 

  • La mucoviscidose

La mucoviscidose est la première maladie génétique grave de l’enfant. Elle est héréditaire et se manifeste par une augmentation de la viscosité du mucus présent dans les bronches, les intestins et le pancréas.

 

Elle entraîne chez l’enfant une toux chronique et un besoin de cracher. Il existe un risque constant d’obstruction bronchique. Le transit intestinal est difficile, avec des perturbations de la digestion de tous les aliments.

 

Un dépistage néonatal a récemment été mis en place par prélèvement sanguin pour les grossesses diagnostiquées comme étant à risque. Il devrait permettre une prise en charge précoce adaptée avant que n’apparaissent des lésions pulmonaires irréversibles, ainsi qu’un conseil génétique aux parents.

 

Un dépistage anténatal peut être proposé grâce à une biopsie du placenta à partir de la 10e semaine de grossesse chez les parents dont un premier enfant présente déjà la maladie.

 

  • Les maladies neuromusculaires

Il s’agit d’atteintes de l’unité motrice, constituée de la moelle épinière, le nerf périphérique, la jonction neuromusculaire (entre les neurones moteurs et les fibres musculaires) et des fibres musculaires.

 

On dénombre plus de quarante maladies neuromusculaires, dont :  

puce grise les myopathies : anomalies de la fibre musculaire ayant pour conséquence une diminution du tonus musculaire qui s’exprime par un handicap moteur variable selon l’évolution de la maladie et selon sa forme, rapide (myopathie de Duchenne) ou lente (myopathie de Becker) ;

 

puce grise les myasthénies : atteintes de la jonction du muscle et du nerf moteur, qui se caractérisent par l’épuisement progressif du muscle à l’effort ;


puce grise la maladie de Charcot-Marie-Tooth : maladie héréditaire évolutive, mais non mortelle, caractérisée par des atteintes des nerfs périphériques. Elle débute par des faiblesses musculaires et des douleurs dans les jambes, puis la fonte des muscles des bras et des jambes (amyotrophie). La faiblesse musculaire entraîne des troubles de la marche et de la sensibilité. La fragilité est constante, l’équilibre instable et la station debout pénible.

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