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Les fondamentaux de l'activité physique chez les enfants et les adolescents 

Qu'est-ce que l'activité physique ?

[ Publié le 9 avril 2014 ]

L’activité physique se définit comme « tout mouvement corporel produit par la contraction des muscles squelettiques qui entraîne une augmentation de la dépense d’énergie au-dessus de la dépense énergétique de repos ».

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L’activité physique peut être abordée de différentes façons :

puce Dans le cadre des activités scolaire (ex : cours d’éducation physique, jeux à la récréation ou pause méridionale comme sauter à la corde ou jouer au ballon prisonnier…).




puce Dans le cadre domestique (ex : monter et descendre les escaliers, participer aux travaux ménagers ou au jardinage, aider à transporter les courses, ratisser les feuilles en automne, faire une balade avec son chien, pelleter la neige en hiver…)


puce Par la pratique sportive dans le cadre d’activités codifiées et organisées avec ou sans compétition (volleyball, badminton, judo, patinage artistique, natation…).


puce Dans le cadre des transports actifs (ex : aller à l’école à pied, aller chez un ami à planche à roulettes, aller jouer au parc ou au terrain de jeu du quartier à vélo…).

 

Ces activités physiques se caractérisent toutes par leur nature (type), leur intensité, leur durée, leur fréquence et leur contexte de pratique. Elles contribuent toutes à la dépense énergétique des individus.

 

La condition physique

La condition physique est « la capacité à accomplir les tâches quotidiennes avec vigueur et promptitude, sans fatigue excessive et avec suffisamment d’énergie en réserve pour jouir pleinement du temps consacré aux loisirs et rencontrer les situations d’urgence ».

 

La condition physique est un indicateur de santé. Ses composants sont :

  • la force musculaire,
  • l’endurance musculaire,
  • les capacités cardiovasculaires,
  • la souplesse,
  • la vitesse,
  • et les déterminants métaboliques et morphologiques de l’aptitude physique.

 

Elle est déterminée par les capacités de l’organisme qui permettent :

  • d’assurer le transfert d'oxygène entre l'air extérieur et le sang ;
  • de transporter l'oxygène vers les muscles, y compris le cœur, en plein effort ;
  • de bien utiliser l'oxygène dans les muscles ;
  • de contracter les fibres musculaires ;
  • d’accomplir facilement des mouvements de forte amplitude ;

      etc.

 

Quand le corps ne bouge pas assez, les organes vitaux et le squelette ne fonctionnent pas de façon optimale. Toutes les capacités des poumons, du cœur, des muscles et des articulations diminuent. La condition physique baisse.

 

Même si elles dépendent de la pratique habituelle d’activité physique et du niveau d’entraînement des individus, la condition et l’aptitude physiques dépendent également des caractéristiques propres des individus, notamment génétiques.

 

L’activité physique régulière permet d’améliorer la condition physique, il est donc important d’en faire tout au long de la vie et en conséquence, il est indispensable que les enfants prennent conscience de son intérêt très tôt. Une pratique régulière d’activités physiques durant l’enfance et l’adolescence augmente la probabilité de pratiquer une activité physique régulière à l’âge adulte.

 

Les principes de développement de la condition physique

Plusieurs principes déterminent l’adaptation de l’individu à l’activité physique et ont une influence sur le développement de la condition physique. Si les études sont bien documentées pour la population adulte, l’état actuel des connaissances ne permet pas de valider leur pertinence pour les jeunes. On retiendra néanmoins les principes suivants :
 

La surcharge
  • Une amélioration de la condition physique est enregistrée lorsque la dose d’activité physique dépasse celle à laquelle l’individu est habitué.
La relation dose-réponse
  • Le dosage d’activité physique se fait par la modulation des variables : fréquence, intensité, temps (durée) et type d’exercice.
  • Il existe une relation dose-réponse entre activité physique et condition physique. La réponse individuelle à l’activité physique est le niveau d’adaptation à une dose d’exercice physique standard.
  • La littérature scientifique ne donne pas d’indications sur le dosage à dépasser chez le sujet jeune pour assurer une amélioration de sa condition physique.
La progressivité
  • La dose doit être progressive pour permettre de nouvelles adaptations et rechercher l’évolution et le progrès.
La personnalisation
  • La réponse individuelle à l’activité physique varie considérablement d’un sujet à l’autre.
  • Les facteurs génétiques sont déterminants.
Le rendement décroissant
  • Plus une personne est en forme, moins sa condition physique s’améliore sous l’effet de l’entraînement.
La réversibilité
  • L’amélioration de la condition physique cesse avec l’arrêt de l’activité.
  • Une pratique régulière d’activités physiques détermine le maintien de la bonne condition physique et son amélioration.
 


Le sport 

Le sport peut faire partie des activités physiques quotidiennes pratiquées. Il se définit comme toute pratique physique organisée ou non, ayant pour objectif l’expression ou l’amélioration de la condition physique ou mentale, le renforcement du lien social ou la recherche de résultats en compétition de tous niveaux.

 

L’inactivité physique

Elle est une absence d’activité physique suffisante pour atteindre les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

 

La sédentarité

Le mot « sédentarité » provient du latin sedere qui signifie « être assis ». La sédentarité se définit comme « un état dans lequel les mouvements sont réduits au minimum et la dépense énergétique est à peu près égale au métabolisme énergétique au repos ». Elle peut être définie par une activité physique nulle ou inférieure au seuil minimal recommandé pour l’adulte : l’équivalent de 30 minutes par jour de marche à un pas soutenu (marche rapide) au moins 5 jours par semaine. Elle correspond à des comportements physiquement passifs comme regarder la télévision, lire, jouer à la console, travailler sur l’ordinateur, conduire une voiture ou téléphoner assis.

 

Le comportement sédentaire n’est donc pas seulement l’absence d’activité physique : il correspond aussi à l’engagement dans des activités qui impliquent peu de mouvement et une faible dépense énergétique.

 

À l’heure de la mondialisation, de l’évolution des technologies et d’une urbanisation rapide, la sédentarité s’est progressivement développée et concerne aujourd’hui la plupart des pays, quel que soit leur niveau de développement. Elle est considérée aujourd’hui comme la première cause non transmissible de mortalité dans le monde. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la sédentarité serait en effet le quatrième facteur de risque de décès dans le monde (6 %) et la cause principale de 21 à 25 % des cancers du sein ou du côlon, de 27 % des cas de diabète et d’environ 30 % des cas de cardiopathie ischémique.

 

Certes, les activités de loisir ont connu un développement important, mais elles ne permettent pas de compenser la diminution de l’activité physique quotidienne liée aux transports ou aux occupations scolaires et domestiques. De plus, l’accès à des chemins piétonniers ou cyclables, aux parcs et à des zones de loisirs, est souvent rendu difficile par l’urbanisation extensive ou par les distances entre le domicile et ces équipements. Pour beaucoup, il n’est souvent pas possible d’être physiquement actif au quotidien, à moins d’une motivation et d’efforts importants. En outre, l’évolution de l’offre de loisirs dits « passifs » (télévision, jeux vidéo, etc.) favorise les comportements sédentaires. Bien que le nombre d’heures de sport prévu dans les programmes scolaires français par les textes officiels soit parmi les plus importants de la communauté européenne, et malgré une offre de loisirs importante (15,9 millions de licenciés sportifs dont plus de la moitié de moins de 19 ans en 2006 ; 4 millions de jeunes accueillis par les Accueils collectifs de mineurs à caractère éducatif (ACEM) en 2007, encore trop peu de jeunes, en France, atteignent le niveau d’activité physique défini par les recommandations.

 

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Sources :
Escalon H., Bossard C., Beck F ., dir. Baromètre santé nutrition 2008. Saint-Denis : Inpes, coll. Baromètres santé, 2009 : 424 p.

Mot-clef : Activité physique

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