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Les médicaments et leurs effets sur la conduite des véhicules 

Quels sont les médicaments qui présentent des risques sur la conduite ?

[ Publié le 3 novembre 2011 - mis à jour le 15 décembre 2014 ]

Qu’ils soient prescrits ou disponibles sans ordonnance, plusieurs types de médicaments peuvent provoquer des effets sur la conduite. Parmi ceux qui peuvent présenter des risques importants on peut citer :


1. Les médicaments du système nerveux

Les médicaments du système nerveux comme les anxiolytiques (notamment benzodiazépines), les hypnotiques (somnifères), les antidépresseurs ou bien encore les neuroleptiques peuvent altérer les capacités à conduire.

 

  • Les anxiolytiques, en particulier ceux de la classe des benzodiazépines, peuvent induire somnolence État intermédiaire entre la veille et le sommeil. (Source : Larousse ©) Voir la définition  

    [ Publié le 27 octobre 2011 ]
    , ralentissement psychomoteur (augmentation du temps de réaction, altération du contrôle des mouvements) ainsi que d’autres effets comme des troubles de l’humeur.

 

Il est important de noter que la prise concomitante d’alcool ou de certains autres traitements agissant sur le système nerveux central (autres benzodiazépines, neuroleptiques, antidépresseurs, antitussifs ou antidouleurs type opiacés) peut majorer ces effets.

 

Compte tenu des risques que présentent ces médicaments, leur prescription chez le patient qui conduit doit faire l’objet d’une certaine attention et être réévaluée régulièrement. Ils sont prescrits pour une durée de 12 semaines maximum.

 

  • Les hypnotiques ou somnifères sont des médicaments qui visent à provoquer l’endormissement. De ce fait, la conduite est formellement déconseillée aux personnes qui prennent ces médicaments, d’autant plus que leur effet peut durer plusieurs heures après la prise. Ils peuvent ainsi induire une somnolence qui persiste au cours de la journée, ce qui rend la conduite de véhicules également déconseillée.

 

La prescription de ce type de traitement ne peut pas dépasser quatre semaines et nécessite une évaluation rapide des effets attendus. Ces médicaments peuvent également présenter un risque de surconsommation dans le cas où ils sont prescrits sur de longues périodes, sans réévaluation de la pertinence de la prescription.

 

  • Les antidépresseurs aussi peuvent avoir des effets négatifs sur la conduite de véhicules, tels que la somnolence, l’asthénie, l’insomnie, les vertiges par hypotension, les tremblements, etc. Il existe toutefois des variations en fonction du type d’antidépresseur, car tous n’induisent pas les mêmes effets. Il faut savoir que les effets délétères sont plus marqués lorsqu’on commence un traitement antidépresseur ; il est conseillé d’augmenter progressivement la dose,  jusqu’à arriver à la dose efficace en respectant des paliers hebdomadaires.

 

  • Les neuroleptiques indiqués dans le traitement des psychoses peuvent également présenter des risques sur la conduite de véhicules. Ces risques varient en fonction du type de médicament, de la posologie et du mode d’administration du médicament. Les neuroleptiques peuvent induire des effets indésirables de type troubles de la vision (problèmes d’accommodation, vision floue ou trouble), de la motricité, du comportement (confusion, agressivité), une hypotension, ainsi qu’un effet sédatif trop important en début de traitement.

 

  • Il ne faut pas oublier non plus les traitements antiparkinsoniens, les antiépileptiques, les antimigraineux type tryptans, les anesthésiques, les antalgiques types opiacés (tramadol, codéine, opium…) très fréquemment utilisés.

 

À noter : à l’occasion d’une anesthésie locale ou générale, il n’est pas conseillé de conduire un véhicule au minimum la journée qui suit l’intervention chirurgicale.


2. Les médicaments du système digestif et du métabolisme

Les traitements contre la nausée, fréquemment utilisés dans le traitement du mal des transports, présentent plusieurs effets indésirables pouvant avoir un retentissement sur la conduite. Certains médicaments disponibles sans ordonnance (antihistaminiques H1, métopimazine) peuvent induire somnolence, vertiges ou hypotension orthostatique. Pour ces médicaments, le conseil du pharmacien est important lors de la dispensation au regard des possibles effets indésirables. Les antinauséeux à base de scopolamine par voie transdermique présentent des risques particuliers sur la conduite, car ils induisent des troubles visuels (problèmes d’accommodation, voire paralysie, augmentation du diamètre de la pupille – mydriase).

 

Les traitements antidiabétiques peuvent dans certains cas induire des risques d’hypoglycémie du fait d’une posologie mal adaptée. L’hypoglycémie peut également être due à une modification de la quantité ou de la qualité de la ration alimentaire ou bien encore à la pratique d’une activité physique importante. La survenue d’une crise d’hypoglycémie est un risque important pour la conduite. La prévention repose sur le bon équilibre du traitement et l’identification par le patient des signes évoquant une hypoglycémie, ainsi que les actions à mettre en place lors de la conduite (arrêt du véhicule, consommation de produits sucrés). Pour information, la metformine ne peut jamais provoquer d’hypoglycémie.


3. Les médicaments des muscles

Les décontractants musculaires peuvent provoquer de la somnolence.


4. Les médicaments du système respiratoire

  • Les médicaments contre la toux sont le plus souvent à base de dérivés codéinés ou d’antihistaminique et sont donc sédatifs. De plus, ils contiennent souvent de l’alcool, leur effet sédatif est donc accru.

 

  • Les médicaments contre le rhume renferment des antihistaminiques qui vont améliorer les symptômes du rhume, mais avec lesquels la somnolence diurne est très fréquente. D’un individu à un autre, elle sera plus ou moins importante. Elle est également majorée par l’alcool et les dépresseurs centraux. Ces médicaments contre le rhume sont en vente libre, on méconnaît souvent leurs nombreuses contre-indications, et leurs effets secondaires, demandez conseil à votre pharmacien.


5.Les médicaments de la vue

Les médicaments ophtalmologiques, par leur action sur l’œil, peuvent présenter, selon leur classe thérapeutique, différents types d’effets indésirables sur la conduite d’un véhicule. On peut bien sûr citer des effets sur la vision, mais également une somnolence ou bien des troubles du rythme cardiaque.

 

6. Les antiallergiques

Ceci est particulièrement vrai pour les antihistaminiques les plus anciens (antihistaminiques H1 sédatifs) qui, aux posologies usuelles, ont nettement plus tendance à provoquer de la somnolence, qui peut être accompagnée de troubles de la vision. Ces antihistaminiques dits de première génération portent un pictogramme de niveau 2.

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