[ Publié le June 5, 2012
]
Un constat inacceptable:
- Deux fois plus de cancer de l’utérus chez les
femmes en situations de handicap !
- Un accès aux soins dentaires qui se transforme
en parcours du combattant pour les personnes atteintes de pathologies
neurologiques et/ou neuromotrices
- Un cabinet non accessible et non adapté !
- Un temps de soins nécessaire plus important, pour
des professionnels « surbookés » avec parfois une méconnaissance des
pathologies et de leur conséquence dans les actes de la vie ordinaire par le
personnel soignant ! Moins de
recours aux soins spécialisés avec parfois des conséquences dramatiques sur le
maintien à domicile et des hospitalisations à répétition avec des problèmes de
santé secondaires .
- Des ruptures dans les parcours de soins avec un
abandon des recommandations des examens de prévention
Alors comment faire pour améliorer l’accès aux soins dits
primaires mais également spécialisés ?
Une réelle volonté politique en marche!
- La loi du 11 février 2005 prévoit d’ici 2015 une
mise en accessibilité de l’ensemble de nos villes concernant la voirie et les transports, un bon début pour
permettre aux personnes de se rendre plus facilement à l’hôpital ou dans des établissements recevant du public.
- La loi hôpital patients santé territoire (HPST)
et la mise en place des Agences Régionales de Santé (ARS)définit des priorités
en santé publique dans chaque région de France et inscrit bien souvent des axes
prioritaires pour le public en perte d’autonomie avec le souci de développer
plus de liens entre l’hôpital et la ville, entre le sanitaire et le médico-social .
Force est de constater qu’il manque toujours des maillons à
la chaine !
Comment faire ? Vous avez peut-être été confrontés à
ces difficultés d’accès aux soins ? Vous connaissez des expériences sur un
territoire qui ont prises en compte ces
questions avec de bonnes pratiques ?
Pour ma part, je pense qu’il faut plus d’équipes mobiles
pluridisciplinaires avec une approche médicale, fonctionnelle mais aussi
psychologique et socio- professionnelle qui permettent d’aborder la personne
dans sa globalité et de rechercher avec elle
très concrètement des réponses de proximité.
Les associations de personnes handicapées sont également un
lieu d’information précieux pour une orientation vers un cabinet de kinésithérapeute accessible mais également un peu spécialisé
sur telle ou telle pathologie .
Ne pas réduire la personne à son handicap ! un vrai
défi ! Réponse plurifactorielle à
la croisée des politiques sanitaires, du handicap, sociales mais aussi de l’emploi.
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