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Une réflexion sur l'équilibre alimentaire

Vous disiez : chronutrition ? Micronutrition ? Ou psychonutrition ?

[ Publié le 6 décembre 2017 ]

chrononutrition

Vous êtes comme moi, sans doute ; vous voyez fleurir des mots divers et variés s’agissant de la nutrition.

De quoi y aller voir de plus près, non ?

 







Chrononutrition

Le mot est peut-être un peu compliqué, mais le principe de la méthode, lui, est simple : il est de consommer le bon aliment, en bonne quantité, au bon moment.

Parce qu’il y a le jour, et après le jour il y a la nuit. En clair, une grosse tartiflette avant d’aller se coucher, ce n’est pas plus conseillé que de prendre une fondue savoyarde avant de faire un marathon.

Beaucoup plus subtilement : nous sommes régis par des cycles (nous tous, les femmes et aussi les hommes), des cycles biologiques, des cycles de sécrétion hormonale notamment, des cycles de luminosité bien sûr aussi, etc.

Dès lors, il est licite de prendre appui sur cette physiologie cyclique pour adapter notre alimentation, laquelle ne sera pas nécessairement faite de répartition égale de l’apport calorique au fil de la journée, avec un tiers le matin, un tiers à midi, et un tiers le soir.

Mais au-delà des calories, en termes de composition des aliments donc, on pourra très bien recommander le matin des sucres « starters » pour démarrer la journée active ; à midi, on pourra recommander une consommation de fibres significatives, pour calmer la fin dans la journée, et éviter un grignotage en deuxième moitié d’après-midi ; le soir, on pourra recommander…

Bref, le rythme, c’est la vie.

 

Micronutrition

Bon, la chrononutrition, c’est fait. Passons maintenant à la micronutrition.

Ce type de nutrition donc, parce que l’on ne pas faire l’impasse sur les micronutriments.

En pratique, on ne peut pas faire l’impasse sur les vitamines (et encore, on distingue les vitamines solubles dans l’eau, celles du groupe B et aussi la vitamine C ; et les vitamines solubles, elles, dans les graisses : les vitamines A, D, E, et K) ; pas l’impasse non plus sur les minéraux et les oligoéléments (tantôt oxydants, comme avec le fer ; tantôt antioxydants, comme dans l’exemple du sélénium).

A quoi il faut encore ajouter les composants des macronutriments (= glucides, lipides, et protéines) quand on va plus loin avec leurs composants, tels que, par exemple, les acides gras.

Ces derniers ont bien une composante que l’on nomme précisément « acides gras essentiels ».

Bref, la nutrition, c’est tout sauf seulement un assemblage de nutriments caloriques.

 

Psychonutrition

Bon, la chrononutrition, c’est fait ; la micronutrition, c’est fait aussi. Passons maintenant à la psychonutrition.

Car c’est vrai, il y a la nutrition ; et il y a aussi l’être qui se nourrit, son comportement alimentaire. Et en amont du comportement, il y a bien son psychisme.

Où il apparaîtra que le consommateur est tantôt frustré ; tantôt, tout au contraire, il se fait continûment plaisir ; tantôt il se sent coupable, de manger ceci, de ne pas manger cela ; tantôt encore il présente de véritables accès compulsifs. Etc.

Bref, c’est la tête, comme par hasard, qui commande tout.

 

Mais à ce stade, pourquoi compliquer quand on peut faire simple ?

Oui, parce que chrononutrition ici, micronutrution là, psychonutrition encore ; pourquoi finalement ne pas parler de biochronomicropsychophilosocioéconomiconutrition ?

Tout simplement ?

Cela ferait bien, entre le fromage et le dessert, non ?

 

Le singulier pluriel

Ou alors, autre piste. Et peut-être la bonne, en définitive. Ou même, j’ose le dire, la bonne, la seule et unique, la vraie voie : pourquoi ne parler encore plus simplement, de… nutrition, de nutrition TOUT COURT, puisque qu’il s’avère que les fonctions de la nutrition s’inscrivent à la croisée de tous ces champs disciplinaires ?

Puisque la nutrition, c’est, tout à la fois, la prévention, le traitement, le partage, l’échange, la socialité, le plaisir, l’hédonisme, l’économie ; voire la spiritualité.

Puisque la nutrition est symbolique.

Puisque l’acte de manger est tout, sauf innocent.

Puisque la chirurgie de l’obésité opère tout, tout du surpoids, sauf le rapport à l’aliment. Sauf le rapport à son miroir. Sauf le rapport à son conjoint.

 

La médecine est vraiment savante pour faire des rondelles, pour fragmenter les choses, alors même qu’on ne cesse de clamer que la prise en charge (des problèmes de santé) doit être « globale ».

Passez-moi le mauvais jeu de mots : la rondelle ne fait pas le printemps. Je veux dire : le meilleur temps du sujet malade !

NOTRE EXPERT

Photo-Dr-Lalau

  • Jean-Daniel Lalau, nutritionniste

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