Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

> Accueil > > Blogs experts > > Blog du Professeur LALAUL'obésité, un problème de taille

Une réflexion sur l'équilibre alimentaire

L'obésité, un problème de taille

[ Publié le 20 juin 2017 ]

obesite-surpoids-probleme

L’obésité, un problème de taille

Bien sûr l’obésité est caractérisée par un excès de poids, et plus précisément un excès de masse grasse (adiposité).

Bien sûr l’évaluation médicale devra traduire cela en « IMC » (= indice de masse corporelle).

Bien sûr l’obésité est souvent mal supportée psychologiquement, socialement.

Mais en termes de complications dites biomédicales, c’est-à-dire de maladies ; ce qui est important, c’est la répartition des graisses.

 

Un problème central

Car il y a adiposité et adiposité. C’est curieux, mais c’est comme cela : on peut répartir tout aussi bien le surpoids au niveau des hanches, des fesses, des cuisses, de l’abdomen…

Il est vrai que c’est souvent partout à la fois ; pour autant les degrés sont divers et variables.

C’est ainsi que l’on distinguera principalement l’obésité fémorale et l’obésité abdominale (ou centrale, ou encore axiale).

Une telle distinction est également faite en termes médicaux : l’obésité fémorale, en effet, c’est gênant pour la plage, pour le maillot de bain ; et c’est gênant aussi pour les genoux ; par contre, ce n’est pas véritablement gênant pour le cœur et les vaisseaux. En d’autres termes, l’obésité fémorale ne représente pas véritablement un « facteur de risque [de maladie] vasculaire ».

C’est donc l’obésité centrale qui est associée à un surcroît de diabète et d’hyperlipidémie, et au bout du compte d’événements cardiovasculaires défavorables, au premier chef desquels l’infarctus du myocarde.

 

En pratique

Il est donc recommandé de mesurer le tour de taille.

Comment cela ? Mais c’est très simple : avec un mètre ruban, un mètre de couturière.

Oui, mais comment cela précisément ? Eh bien il convient de repérer la dernière côte puis le somment de la crête iliaque et de placer le mètre ruban à mi-distance entre ces deux repères, bien à l’horizontale. La mesure est alors faite au terme d’une expiration normale (il n’est pas nécessaire de vouloir faire le beau/la belle, en rentrant le ventre…)

(petit conseil : chez les personnes vraiment fortes, il est plus confortable pour elles et pour l’examinateur d’effectuer une rotation du corps en tenant avec le mettre avec le doigt ; cela permet en outre de mieux s’assurer que le mètre est bien à l’horizontale)

 

Le tour du problème

Maintenant, la question c’est : combien ? Oui, à partir de combien on peut, on doit considérer que le tour de taille est excessif ?

Il y a à ce sujet forcément un peu d’arbitraire, tout comme d’ailleurs pour les critères d’IMC. Pourquoi à tant de cm en effet, et pas à un cm en-dessous, ou à tant en-deçà ? En fait il y a un bien rationnel, malgré tout : le résultat d’études épidémiologiques, d’études de corrélation, qui mettent en regard le tour de taille et l’incidence des évènements de santé défavorables.

C’est ainsi qu’une société scientifique, notamment, la Belgian Association for the Study of Obesity pour ne pas la nommer, a établi un consensus pour dire qu’un tour de taille est élevé, c’est ≥ 102 cm chez l’homme et ≥ 88 cm chez la femme.

Et d’ajouter : la mesure est nécessaire en cas de surpoids (avec un IMC égal ou supérieur à 25 kg/m2) et d’obésité de stade 1 (un IMC entre 30 et inférieur à 35 kg/m2). Au-delà, ce n’est plus nécessaire, tant l’obésité est importante.

Et d’ajouter encore : en premier recours (dans la prise en charge de proximité ; en clair : par le médecin généraliste) la mesure des plis cutanés, le calcul du rapport tour de taille/tour de hanche, et enfin la mesure de la composition corporelle par impédancemétrie ne sont pas recommandés.

 

Viscéralement vôtre

Il y a deux points très importants à considérer :

  • Les repères de 102 cm et de 88 cm sont bien connus, je crois, mais ce qui l’est sans doute moins c’est que le risque de complications métaboliques (la présente d’un diabète et/ou d’un taux de lipides excessif) est déjà élevé à partir de 94 cm chez l’homme, et de 80 chez la femme ;
  • Il y a obésité centrale et obésité centrale. Le taux de ces complications métaboliques, en effet, est surtout lié au dépôt de l’adiposité autour des organes (c’est l’adiposité dite « périviscérale »). On peut même pousser le raisonnement ainsi : tout ce qu’il y a (comme graisse) sous la peau, c’est… ce qu’il n’y a pas autour des viscères, de sorte que – paradoxalement – cette adiposité sous-cutanée peut constituer un réservoir de protection.

 

A quand une coupe de scanner pour avoir cette évaluation de la répartition des graisses, pour l’évaluation médicale la plus fine. Si je puis dire…

NOTRE EXPERT

Photo-Dr-Lalau

  • Jean-Daniel Lalau, nutritionniste

CHOISIR

logo_3935_ColDroite



Cholestérol, hypertension : votre médecin vous conseille de perdre du poids.

Nos diététiciennes vous aident à modifier vos habitudes alimentaires !

En savoir plus

DERNIERS COMMENTAIRES

Pas de commentaire trouvé.