Ce que
l’équilibre ne peut pas être, ce qu’il ne doit pas être.
Une chose au moins est assurée lorsqu’il s’agit
de la recherche de l’équilibre nutritionnel : nous savons déjà ce qu’il ne
peut pas être, ce qu’il ne doit pas être. Il ne peut pas s’agir de constituer
un ensemble de règles, d’interdits.
L’équilibre,
ce n’est pas…
Il ne peut pas s’agir non plus d’un régime, d’un
régime qui se caractériserait par tel ou tel niveau idéal de calories. Si le
surpoids est un phénomène qui a considérablement progressé, c’est parce que
nous avons souvent quitté l’équilibre ; il convient, dès lors, non pas de
« faire un régime », en adoptant une alimentation particulière, mais
de… retrouver l’équilibre perdu.
L’équilibre,
ce n’est pas…
Qui dit régime, dit généralement
« restriction ». Or, l’attitude doit, au contraire, être positive. Il
convient en effet d’accroître l’activité physique et d’ajuster en
conséquence l’apport énergétique ; d’augmenter même les apports en cas de
surpoids puisque le déplacement d’un organisme alourdi dans le cadre d’une
activité physique est énergétiquement plus coûteux.
L’équilibre,
ce n’est pas…
L’équilibre, ce n’est pas manger « de tout
un peu ». Il n’est de toute façon pas quantitatif : c’est bien une qualité d’équilibre que nous avons
perdue.
L’équilibre,
ce n’est pas…
L’équilibre nutritionnel n’est pas figé, mais dynamique. Il se construit sur un
socle : non pas sur les nutriments (glucides, protides, lipides), non pas
sur les calories issues de ces nutriments ; mais sur les aliments
eux-mêmes, et ce dans leur belle diversité et variété. La qualité, toutefois,
ne réfère pas seulement à la qualité des aliments, aux « bons
produits ».
Mais
c’est…
L’équilibre s’établit, se rétablit, surtout dans
le rapport que chacun entretient avec
les aliments ; avec la combinaison des aliments dans l’assiette ; avec
autrui aussi dans l’échange, dont à travers l’alimentation ; avec son
assiette tout court ; avec son pèse-personne ; avec son image, face
au miroir.
Dans un rapport en définitive avec soi-même.
Résumons-nous
L’équilibre nutritionnel est, à la fois, positif, qualitatif, et dynamique. Il
est une construction.
Mais pourquoi régime ne pourrait-il pas être associé à équilibre alimentaire ? On parle trop souvent de régime en tant que restrictions de certains aliments pour perdre du poids par exemple…mais au sens strict du terme, on peut parler de régime dans le cadre d’une activité sportive à haut niveau. Dans ce cas, le but n’est pas de perdre du poids, mais de fournir au corps un équilibre en apports nutritionnels dont il a besoin…il s’agit donc bel et bien d’un régime…Et si l’équilibre n’est pas un ensemble de règles et d’interdits, cela veut dire que je peux manger un paquet de M&M’s à un moment de la journée mais réduire le nombre de calories que je vais ingurgiter dansle reste de la journée… ?
"Je poursuis mon exploration systématique des facteurs de résistance au changement, chaque fois avec une réponse aux commentaires des Internautes aux billets précédents."