Et après, je mets une sucrette dans le café
N’édulcorons pas le problème : est-ce bien, ou non, de remplacer le (ou les !) morceau(x) de sucre par un succédané ?
Et le repas avant (le café) ?
La question, finalement, n’est pas bien posée. Elle n’est pas de dire : c’est bien (le principe du succédané) ou ce n’est pas bien en soi. Elle est plutôt : finalement, quelle aura été la quantité de glucides en général, et de sucres en particulier, prise en totalité au cours du repas ?
Ouvrir la boîte (de Pandore ?)
Pour forcer un peu le trait, on peut donner l’image d’un consommateur qui mange ce qu’il mange – c’est-à-dire un peu, ou beaucoup, ou énormément, voire à la folie (dès fois, quand on aime, on ne compte pas…) – et qui, au terme du repas, ouvre précautionneusement la petite boîte d’édulcorant pour mettre une petite sucrette dans le café, comme l’élément qui vient équilibrer l’ensemble.
Ouvrir, que dis-je : entrouvrir !
En effet, comparativement à nos sucres simples et à quantité égale, l’édulcorant a un pouvoir sucrant infiniment plus important, le rapport étant d’un à plusieurs centaines.
Mais non ! Je n’ai pas dit que, du coup, la masse de l’édulcorant était des centaines fois moindre et qu’il faut par conséquent chercher la sucrette au microscope. Je dis simplement qu’en lieu et place d’un morceau de sucre de taille significative dans la tasse de café, ce sera l’équivalent d’un tout petit comprimé. Et il faudra donc ouvrir la boîte avec précaution, pour qu’il n’y ait pas l’équivalent d’une tonne de sucre dans le café.
Le yaourt à 0 %, le sucre à 0 %...
Zéro % de-ci, zéro % de-là… Quand on y réfléchit, on est dans le même registre. Le repas est-il gras ? Il sera ponctué par un yaourt à 0 % (voir à ce sujet un billet de blog antérieur). Est-il sucré ? La sucrette…
Pourtant, il y a calories et calories…
Que l’on fasse attention à un excès de graisse, c’est une bonne idée, car tout excès est stocké (on pinaille sur « le bout de gras » : un yaourt normal comporte 1,5 % de lipides, soit près de 0 % !). Mais pour les sucres, il en va différemment, l’excès de sucre n’étant habituellement pas stocké. En d’autres termes, il y a calories et calorie. Pour imager mon propos : tout dépend de savoir si les calories vont rester dans la pièce, ou partir dans le conduit de cheminée.
Monsieur (ou Madame) chipote…
Et puis, franchement, cela n’a-t-il pas un côté un peu dérisoire, voire mesquin ? Un morceau de sucre de taille habituelle, en effet, cela fait 5 g de saccharose ; 1 g de glucide, cela correspond à 4 calories ; soit, au total, 20 calories. Soit encore l’équivalent du 1/30ème ou 1/40ème d’un repas normal…
Avec ou sans sucre ?
Tout d’abord, nous pouvons sucrer les fraises, qui sont un fruit au goût sucré, certes, mais avec une teneur en sucre faible. Ensuite, on peut sucrer aussi le café, eh oui, parce qu’un morceau de sucre de taille habituelle, cela fait 5 g de saccharose, 1 g de glucide... j’abrège, vous connaissez la chanson.
Se sucrer la fin du repas ?
- Où est le problème ?
- Réponse : il n’y en a pas !
- La preuve ?
- C’est qu’il y a juste une exception qui confirme la (non) règle : si vous prenez un thé à la menthe, sucré ; que vous vous resservez n fois, et que vous en reprenez n fois dans la journée, alors le succédané est souhaitable ; non pour remplacer le sucre, mais l’excès de sucre. Ce qui n’est pas la même chose !
L’équilibre, vous dis-je…
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