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Une réflexion sur l'équilibre alimentaire

Diabète : quand le pancréas est malade

[ Publié le 11 juillet 2017 ]

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Après avoir vu le diabète véritablement génétique (le diabète monogénique), nous avons ensuite abordé, les diabètes de type 1 et de type 2 ; et enfin celui de type 3 la semaine dernière.

 

Mais je vous demande pardon, chers lecteurs : il y a encore les diabètes dits « secondaires », c’est-à-dire secondaires à une maladie connue, que ce soit une maladie endocrinienne (par exemple une sécrétion excessive de cortisol par les glandes surrénales), ou une maladie du pancréas.

 

– « Mais je ne comprends plus rien, puisque vous avez dit que le diabète de type 1 était caractérisé par une insuffisance pancréatique absolue, et que celui de type 2 était caractérisé, lui, par une insuffisance pancréatique relative. Faudrait savoir… »

– « Je vous explique… »

 

Le pancréas, deux en un

Le pancréas est un bel organe. On peut même dire que c’est un organe double :

  • il a une fonction dite « exocrine » : de déverser dans l’intestine tout son suc, le suc pancréatique, qui a pour fonction avant tout de faire absorber les lipides alimentaires par l’intestin ;
  • et une fonction « endocrine », d’élaborer une hormone, cette fois pour l’organisme tout entier, en l’occurrence l’insuline, et ce pour l’absorption des glucides (en fait le pancréas sécrète plusieurs hormones, dont une qui vient contrer l’effet de l’insuline : le glucagon. Ce dernier sera utile pour traiter les hypoglycémies précisément induites par l’insuline).

 

Autant dire que le pancréas est essentiel pour l’absorption des nutriments tout court, puisque les lipides et les glucides représentent les nutriments énergétiques.

 

Le diabète commun

Le diabète commun est lui-même double : le diabète de type 2, le plus fréquent avons-nous dit ; et le diabète de type 1.

Dans les deux cas, il y a un manque d’insuline :

  • partiel dans le type 2 (et le diabète n’est présent que parce qu’il y a en outre une réduction de l’efficacité de l’insuline, liée au surpoids et à l’excès de graisses dans l’alimentation),
  • et total dans le diabète de type 2.

 

Mais il existe en outre des diabètes dits « pancréatiques », notamment avec les pancréatites. Des diabètes liés cette fois à une atteinte du pancréas en son entier, c’est-à-dire des fonctions à la fois exo- et endocrine.

Ce qui revient à dire que si l’on traite dans ce cas le diabète, et seulement le diabète, le sujet concerné ne récupère pas pleinement le poids qu’il a perdu – tant que l’on ne traite pas aussi (avec des extraits pancréatiques) la malabsorption des graisses.

 

La pancréatite, comme une otite ?

Bien sûr que non. Quand on parle de pancréatite, on n’évoque pas un instant une inflammation à l’instar d’une otite, d’une bronchite ou d’une sinusite.

Il s’agit d’une maladie chronique, dont la définition est purement histologique (c’est-à-dire quand on analyse le tissu après une intervention ou en post-mortem, et quand on observe des remaniements importants).

Parce que l’organe est victime d’une agression. Et à ce titre, le principal agent agresseur est l’alcool ; l’alcool qui peut donc agresser les organes « pleins », tels que le foie et le pancréas, avec à la clé le risque, respectivement, de cirrhose et de pancréatite chronique.

Au demeurant, un peu curieusement : ce sera tantôt l’un – le foie –, tantôt l’autre – le pancréas.

 

Les maladies du pancréas

Et pour clore cette série de billets sur le diabète, précisons qu’il existe encore d’autres maladies du pancréas, dont principalement :

  • l’insuffisance pancréatique par excès de fer (et notamment par l’alcool, le vin étant riche en fer) ;
  • la pancréatite familiale ;
  • la pancréatite aiguë sévère (et re : liée à l’alcool ! Quand ce dernier génère un excès important de triglycérides) ;
  • le cancer, mais alors quasi en phase terminale car il faut une amputation importante de l’organe pour qu’une hyperglycémie se développe.

 

Un focus sur la pancréatique chronique (alcoolique)

Avant de se quitter, deux spécificités pour ce type de diabète, dont on doit ajouter qu’il n’est pas rare :

  • l’insuffisance hormonale est globale ; elle touche donc l’insuline et son frère ennemi, le glucagon, de sorte que les besoins en insuline sont plus faibles que dans le diabète de type 1 ;
  • l’hypoglycémie est plus dangereuse qu’ailleurs parce que, précisément, le glucagon n’est plus sécrété normalement sécrété en riposte à une hypoglycémie. Pour peu qu’il s’agisse d’un sujet alcoolique dénutri, qui n’a plus de réserve mobilisable pour compenser une hypoglycémie, l’hypoglycémie peut être très dangereuse, en particulier pour le cerveau.

 

L’alcool, non ! (et l’eau ferru-ru-gi-… non plus !)

NOTRE EXPERT

Photo-Dr-Lalau

  • Jean-Daniel Lalau, nutritionniste

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