[ Publié le July 3, 2012
]
Après
l’éthylotest, un glucotest ?
Comment
cela, vous ne saviez pas ?
Se faire sucrer son permis…
C’est prouvé, scientifiquement : il y a une
relation entre la consommation de sucres et la survenue de troubles de la
vigilance.
Je ne parle pas seulement du syndrome d’apnée du
sommeil, au demeurant plus fréquent chez les sujets diabétiques (souvent en
surpoids) ; je ne parle pas spécialement non plus de l’effet sur la
glycémie des médicaments antidiabétiques (à bien connaître, en raison du risque
d’hypoglycémie !) ; je ne parle pas du repas trop riche et bien
arrosé ; je parle bien de l’effet du sucre en tant que tel.
Soyons
vigilants !
Le rapport entre la consommation de sucre et la
vigilance concerne les sucres simples ; plus exactement les sucres à
absorption rapide. Deux explications sont avancées, plus ou moins
solidement : la sécrétion excessive d’insuline, qui exerce un effet
d’accroissement du sommeil lent profond, et l’effet neuromodulateur de la
sérotonine (car l’on sait que les sujets ayant une activité sérotoninergique
basse ont plus souvent une compulsion pour des aliments sucrés et un sommeil
perturbé).
Pour la
route
Veillez (enfin, on se comprend !) à
consommer des glucides à absorption lente (les céréales complètes, les
féculents), à consommer aussi des fibres (légumes et fruits cuits), fibres qui
ont l’intérêt de ralentir la vidange de l’estomac ; et veillez donc à
limiter votre consommation de sucres simples.
Un exemple : les fraises, c’est très bien,
car elles ont un goût sucré, mais leur teneur en sucre est en réalité faible.
Mais sucrer les fraises, ce n’est pas bon au volant !
Parvenir
à bon port ?
Ah, Porto-Vecchio, sa plage…
Le port vous salue ! Pour peu que vous
l’atteigniez…
Donc, on résume : 0 alcool, 0 médicament
altérant la vigilance, 0 excès de sucre rapide.
Et avec ceci, ce sera tout ?
Il est vrai que les interdictions, cela commence
à faire beaucoup…
Les
normes énormes
Je ne voudrais pas pour ma part
allonger la litanie désespérante des complications possibles
liées aux comportements qualifiés « à risque ». Les annonces ex abrupto, en tout cas, n’infléchissent
pas nécessairement ces comportements. Et puis, nous n’allons tout de même pas
vivre dans une société « radarisée » ! Les normes, pour que les
voitures soient sûres, c’est bien ; mais attention aussi à nos normes de
vie !
Mon propos est plutôt de
dire : nous partons par la force des choses fatigués quand nous prenons
nos congés ; prêtons simplement attention à ce qui augmente, ou réduit, le
risque d’une fatigue excessive sur la route.
L’équilibre, vous dis-je…
Référence : Aranda B, Journal Faxé de Neurologie, 16 septembre 2011.
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