Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

La diététique au coeur des pratiques alimentaires

La maladie du soda

[ Publié le 25 mai 2017 ]

soda-alimentation-gras

La maladie du soda ou stéato-hépatique non alcoolique  (NASH) est sous les projecteurs. Symbole de la malbouffe, elle fait l’objet de nombreuses publications dans la presse santé et sur internet. S’il n’y a pas de consensus sur les chiffres, la nécessité de modifier notre alimentation et de pratiquer une activité physique régulière est devenue une évidence.

 





Qu’est-ce que la maladie du soda ?

Parfois appelée NASH, stéatose hépatique non alcoolique ou « maladie du foie gras humain », la maladie du soda touche particulièrement les personnes obèses et les diabétiques. Elle est en augmentation dans les pays industrialisés. La NASH peut évoluer en cirrhose, voir en cancer.

Mieux vaut prévenir que guérir. Sans vouloir être alarmiste, il faut savoir que la NASH peut évoluer en cirrhose, voir en cancer (carcinome hépatocellulaire). Cela pousse à réfléchir sur son alimentation : elle est intimement liée à tous les facteurs de risque de la maladie du soda.

 

Les facteurs de risques de la NASH sont :

  • le surpoids (l’IMC est supérieur ou égal à 25) et l’obésité (l’IMC est supérieur ou égal à 30). Pour calculer son IMC, on fait le calcul suivant :

Poids (en kg)

      taille 2(en mètre).


Vous pouvez aussi calculer votre IMC en ligne grâce à notre outil.

 

  • Un taux de triglycérides élevés dans le sang (hypertriglycéridémie),
  • l’hyperglycémie à jeun (= glycémie trop élevée, à jeun),
  • l’adiposité à la taille (graisse),
  • un taux de HDL-cholestérol trop bas (« bon cholestérol »).

 

Obésité : les chiffres pèsent lourds

D’après les résultats de la première étude ObEpi de 1997, un peu plus de 8% de la population en France était obèse. Il est à noter que cette étude ne portait que sur la population des personnes de plus de 18 ans. Elle a été renouvelée tous les 3 ans.

En 2012, ObEpi indiquait que 15% de la population française souffrait d’obésité, soit plus de 6,9 millions de personnes. Soit une proportion qui a été presque multipliée par 2 en 15 ans seulement !

Je me répète, mais à quand la prise en charge de la consultation diététique par la Sécurité sociale ? Cela devient urgent !

 

Comment perdre du poids si on est en surpoids ou obèse ?

Adopter une alimentation équilibrée vous permettra de perdre du poids et de réduire votre tour de taille. Une alimentation équilibrée pourra aussi influencer votre glycémie à jeun, les triglycérides et le HDL-cholestérol. C’est du « tout-en-un » que nous vous proposons.

Vous avez déjà fait mille régimes et ça ne marche pas ? Plutôt que de régime ou de restriction supplémentaire, je préfère vous parler d’alimentation adaptée à vos besoins, sans excès.
Je vous invite donc à lire quelques-uns de mes billets précédents pour vous aider à évaluer votre alimentation, à appliquer des astuces pour l’équilibrer et à l’adapter à vos besoins journaliers :

 

Et, cerise sur le gâteau, je vous livre aussi mes dernières idées de menus équilibrés aux couleurs du printemps 2017 !

 

Conseils de diet pour réduire les triglycérides

Si vous avez une hypertriglycéridémie, il faut réduire votre consommation de sucre et d’alcool. Pour le sucre, vous adoptez les mêmes conseils alimentaires que ceux donnés à une personne diabétique. Pour la consommation d’alcool, il faut « tailler dans le vif » et passer au jus de tomate et à l’eau pétillante. C’est moins festif mais c’est efficace !

 

Si la glycémie à jeun est trop élevée ?

Il faut adopter les mêmes habitudes alimentaires qu’une personne diabétique. Nous avons tout un tas d’idées de menus à votre disposition, à chaque saison. N’hésitez pas à les consulter sur mon blog. Les menus sont imprimables.

Pour vous donner un aperçu, voici les menus de printemps 2017 adaptés au diabète.

 

Si votre taux de HDL-cholestérol est trop bas

Notre organisme a besoin de lipides (graisses) à hauteur de 35 à 40% de nos apports caloriques, mais en privilégiant les graisses « de bonne qualité ».

Il faut donc modifier la qualité des graisses apportées par notre alimentation. « En gros » il faut réduire les apports en acides gras saturés et augmenter les apports en oméga 3 avec des aliments « simples ».

 

Pour réduire les apports en acides gras saturés :

  • on limite la consommation de charcuteries, de pâtisseries, viennoiseries et gâteaux,
  • on limite la consommation de viandes grasses,
  • on limite la consommation de fromage à une consommation « normale » mais sans plus,
  • on évite de cuisiner avec du beurre et/ou d’en rajouter partout dans les plats. On garde le beurre pour le petit déjeuner par exemple.

 

Pour améliorer les apports en oméga 3 :

  • on consomme du poisson le plus possible, y compris des poissons gras comme la sardine, le thon, le maquereau ou le saumon,
  • on fait ses vinaigrettes à l’huile de colza ou de noix,
  • on privilégie l’huile d’olive pour les cuissons.

 

Dans les billets qui paraîtront en juin, je vous donnerai quelques conseils pour réduire votre consommation de sucres et de graisses, et ainsi prendre soin de votre foie. Parfois ils sont bien cachés !

 

Prenez soin de vous

 

Source :

Centre hépato-biliaire Paul Brousse, Paris

NOTRE EXPERT

Cecile-Marie Magdelaine

  • Cécile Marie-Magdelaine, diététicienne

DERNIERS COMMENTAIRES

Pas de commentaire trouvé.