[ Publié le July 28, 2011
]
Le petit mot du
producteur
Petit mot
d’histoire : la tomate est originaire d’Amérique du Sud. Ce sont les Espagnols
qui l’introduisirent en Europe, au début du XVIe siècle. Comme elle appartient
à la famille des solanacées, elle y fut d’abord considérée comme une plante
toxique et reléguée au rang de plante ornementale. En France, on commence à
l’apprécier pour ses qualités culinaires à partir de la fin du XVIIIe
siècle.
La tomate
se cultive en plein champ ou sous abri. Dans le monde, environ 3 millions
d’hectares sont consacrés à sa culture ; elle représente à elle seule un
tiers de la surface mondiale consacrée aux légumes. D’un point de vue botanique,
la tomate est un fruit, mais dans notre alimentation, nous la consommons comme
un légume.
Le petit mot du gourmand
Ce fruit
bien ferme, souvent rouge, se décline sous différentes couleurs : blanche,
jaune, orange, verte, rose, violette, noire, bleue, bicolore. Zébrée, même. Ses
appellations peuvent évoquer son apparence : ananas, noir de Crimée, cœur
de bœuf ou cœur de pigeon, cerise. On l’aime pour ses rondeurs, sa chair ferme
et juteuse, ses couleurs attirantes et sa facilité de préparation.
Le petit mot du diététicien
La tomate
appartient au groupe des fruits et légumes. Elle est pauvre en sucre :
elle contient seulement 3 % de glucides alors que la moyenne des légumes
est de 5 %. Elle est riche en bêtacarotène, vitamine C (consommée crue) et
potassium. Ses apports en lycopène sont importants (également dans la pastèque,
le pamplemousse rose) et principalement lorsque la tomate est transformée :
la cuisson, le mixage améliorent la quantité disponible et l’absorption du
lycopène.
Le petit mot du chef de cuisine
La tomate
peut être appréciée sous différentes formes : crue à la « croque au
sel » ou en vinaigrette, séchée, cuite, en potage ou en sauce. Elle peut
être l’accompagnement des viandes, poissons, œufs, mais elle se suffit très
bien à elle seule.
À vos fourneaux
Si vous
souhaitez la manger crue, vous pouvez préparer des tomates mozzarella, ou à
l’huile d’olive avec ciboulette et oignon blanc (essayez sans ajouter de
vinaigre : en les préparant un peu à l’avance le sel permettra à la tomate
de rendre son jus et cela vous fera une sauce délicieuse). Testez aussi les
minibrochettes pour l’apéritif sur des petits pics en bois. L’origan, les
herbes de Provence, la coriandre fraîche font aussi de belles associations.
Cuite, elle
peut être : tomate farcie au bœuf ou œuf cocotte en tomate, en tian,
tomate à la provençale. En sauce, elle permettra de mettre moins de beurre dans
les plats de féculents. Elle se marie très bien avec le poivron rouge, l’oignon
et une pointe de curry. L’hiver, elle se consomme facilement en potage (avec des
pommes de terre, du persil, de l’ail et des oignons).
Un « chou » est un
« chou »
Les prix
dépendent du commerce où nous faisons nos achats. Sur un marché traditionnel,
avec des producteurs locaux, la tomate peut s’acheter entre 1 à 2 euros le
kilo en pleine saison ; les petites tomates telles que les tomates cœur de
pigeon ou cerise sont un peu plus chères : il faut compter au minimum
entre 4,5 et 5 euros le kilo (certains petits producteurs peuvent les
vendre moins cher).