[ Publié le February 25, 2012
]
Alors voilà, les personnels de ces structures d’aide à
domicile sont souvent mal rémunérés
et insuffisamment encadrés, qu’ils
soient en formation initiale ou continue. C’est pourquoi nous constatons
l’apparition de problèmes de
communication, de conflits, des abandons de postes à répétition et un turn-over
d’employés qui fait rage !
Ces aidants professionnels partagent avec les familles le
même désarroi. La qualité de service n’est pas au rendez-vous et tout le
monde souffre !
Mais alors, n’y a-t-il personne dont le profil est adapté à la
demande ? Qui est cette perle
rare qui saura répondre aux besoins de
mieux-être à domicile ?
Les infirmières l’on déjà compris et commencent à les recruter
dans leurs cabinets libéraux. Il y a en effet un métier, un professionnel
compétent et reconnu dont la mission et
la formation correspondent exactement à ma cette demande de service à la personne de qualité : c’est l’aide-soignant. Il exerce une mission privilégiée auprès des malades dans les
services. Il s’assure de leur bien-être physique et moral, et c’est lui qui est
notamment en charge de :
- leur accueil,
- leur installation dans la chambre,
- leur toilette quotidienne,
- l’aide à l’habillage,
- leur prise de repas,
- leur surveillance,
- les transferts (se lever, s’asseoir,
marcher, le soulever si nécessaire),
- les tâches d’entretien de la literie,
rangement de la chambre et parfois l’entretien de la chambre,
- un travail de liaison entre l’équipe
médicale et le patient et/ou sa famille.
Pour exercer le métier d’aide-soignant, il faut avoir obtenu
un diplôme professionnel après avoir intégré une école de formation sur concours
d’entrée.
Malheureusement, nous ne rencontrons les aides-soignants le
plus souvent que dans les hôpitaux, les
centres de soins, les cliniques ou les maisons de retraite.
Quelques SSIAD
commencent à se doter de ces précieux collaborateurs afin de compléter leurs offres de
service, conscients de la demande croissante de la population. Mais ces initiatives restent rares.
C’est pourquoi je me joins aujourd’hui à ces professionnels
pour demander la libéralisation de cette
profession, afin qu’elle puisse enfin apporter une prise en charge efficace et
de qualité à toutes les personnes qui souhaitent se maintenir à leur domicile
malgré la maladie ou la dépendance !
Payer, oui ! Mais uniquement pour un service de
qualité, encadré et protégé !