[ Publié le July 20, 2012
]
L’accès
aux soins des plus âgés se trouve aujourd’hui mis en péril par une
double problématique :
- de géolocalisation :
le manque de mobilité de nos seniors les limite dans leurs déplacements et la
médecine ne se déplace malheureusement pas à domicile ;
- de coût :
les déficiences sensorielles, le dentaire, l’optique et l’hospitalisation sont
les risques les plus rencontrés par nos seniors. Ils nécessitent des appareillages et/ou des
entretiens qui ne sont pas suffisamment remboursés par nos systèmes de prise en
charge publics.
Reste alors l’assurance de
santé complémentaire, mutualiste ou privée, car tous nos retraités ne peuvent pas
bénéficier des aides légales ou extra-légales de la CPAM. Cependant,
l’âge avançant, le coût de la cotisation
mensuelle s’élève considérablement, passant de moins de 15 euros pour un
jeune de 20 ans à presque 100 euros pour
les plus de 75 ans.
Cette population du 4e âge relève
d’une catégorie à « haut risque »
pour les assureurs. C’est pourquoi certains groupes les refusent comme nouveaux adhérents ou exigent des conditions de « bonne
santé » à l’inscription : dossiers médicaux préalablement approuvés,
délai de carence de plusieurs mois pour chaque garantie.
L’inégalité des traitements
relatifs à l’appartenance à cette catégorie de la population est flagrante.
Cette gestion des coûts de la santé entraîne
une réelle exclusion des plus fragiles d’entre nous.
Certains groupes d’assurance militants
ont décidé de se spécialiser pour offrir un accès aux soins en faveur de nos
aînés. Pas de délai de carence ni de dossier médical restrictif pour posséder une
couverture santé raisonnable. Ces assureurs proposent des contrats « à la
carte » selon les besoins exprimés par leurs futurs assurés les plus âgés.
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