[ Publié le January 18, 2012
]
La question de l’attribution de
l’aide sociale est quotidiennement abordée dans le cadre de la mission
d’accompagnement des assistantes sociales envers les populations les plus
démunies : enfants, personnes âgées ou handicapées, personnes sans
ressources, etc.
De très nombreux aidants
familiaux me font part de leurs inquiétudes lorsqu’il s’agit, plus
particulièrement, de l’aide sociale en faveur de leurs parents vieillissants
dont les ressources sont insuffisantes pour subvenir à leurs besoins
essentiels. Cela peut concerner le financement suffisant du maintien à domicile
ou de l’accès à une structure d’hébergement (foyer-logement, ehpa, ehpad,
USLD). D’après la loi, c’est « un droit alimentaire reposant sur la notion
de besoin ».
Les départements proposent ainsi d’y subvenir grâce à
l’aide sociale, mais cela constitue une
avance des frais faite à la personne. Elle est susceptible d’être
récupérée ultérieurement.
Le « recours
sur succession » a lieu à l’encontre de la succession de la
personne décédée et non contre sa famille. Il n’y a pas de récupération
immédiate sur l’époux survivant.
Lorsqu’une récupération a lieu, elle s’effectue sur
l’actif net successoral (déduction faite d’un éventuel remboursement des dettes, des droits de mutation, de legs
particuliers et des frais d’obsèques) et non directement et
personnellement sur les héritiers.
En conclusion, les héritiers descendants d’un potentiel
bénéficiaire de l’aide sociale peuvent être sollicités au titre de l’obligation
alimentaire quand ils remplissent les critères de ressources suffisantes pour
contribuer à ce dispositif.
En dehors de cette participation active aux besoins de leurs ascendants
de leur vivant, il n’y a pas d’autre demande de participation financière. Les
enfants en possession d’assurance vie, de capitaux de placement, de biens
immobiliers, etc. ne doivent pas s’inquiéter pour leur avenir et la stabilité
de leur situation. Il n’y a pas de récupération sur leurs biens propres.
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