Les questions sociales vues sous un autre angle

Aide humaine à domicile : la course d'obstacle !!!

[ Publié le November 14, 2011 ]

Je souhaite ici, partager la réalité du parcours des adhérents en ce qui concerne la mise en place du dispositif de  « maintien à domicile » des personnes âgées et notamment celles atteintes de la maladie d’Alzheimer.

L’origine de la demande d’aide prend sa source dans la pose d’un diagnostic médical.

Le maintien à domicile est alors abordé par le professionnel de santé.

L’orientation est préconisée par le corps médical. Le premier contact se fait donc en toute légitimité auprès de la mutuelle de la personne. Nous sommes donc dans la continuité du soin.

 

Premier Obstacle : soit il s’agit d’un accident (avec hospitalisation) et le contrat prévoit, dans certaine clause, une option SAP à court terme (le temps d’une rémission). Sinon ce n’est pas du ressort de la mutuelle !

Celle-ci peut préconiser une orientation auprès de professionnels médico-sociaux.

 

Deuxième obstacle : si les professionnels de santé conseillent des orientations, l’accès à un annuaire local de l’action sociale n’est pas une évidence. Nous parlons de secteur médico-social mais il s’agit ici de deux champs d’intervention différent.

Le territoire d’action des mutuelles est national. La compétence de l’action sociale relève du département. Les actions et les intervenants médicaux ou sociaux sont locaux et spécialisés Alors où trouver le bon interlocuteur ? Et lequel choisir ?

 

Troisième obstacle : le service d’action social ne correspond pas aux représentations sociales des appelants : « nous ne sommes pas indigents ! Nous sommes propriétaires donc nous n’aurons rien ! On nous a dit que nous n’étions pas au bon endroit ! Je ne veux pas spolier mes enfants de leur héritage ! J’ai honte de demander de l’aide ! etc. »

Dans ce cas de figures très souvent rencontré, les problèmes sont ceux  de la communication. Je constate régulièrement que nous n’utilisons pas le même langage alors que nous sommes des partenaires dans ce dispositif de maintien à domicile. Pourtant les institutions possèdent des réponses adaptées.

 

En conclusion, les familles sont confrontées à un manque patent de coordinateur/trice de l’action sociale et médicale. Les démarches administratives, relatives à la mise en place du maintien dans leur domicile des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, représentent un investissement lourd. C’est le quatrième obstacle majeur dans le processus d’aide des  Le médecin traitant ou l’assistante sociale sont les premiers interlocuteurs privilégiés qui peuvent venir soutenir, en partie, les familles dans ce choix de vie qui peut s’apparenter parfois à un vrai parcours d’obstacle.

Archives