Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

> Accueil > > Blogs experts > > Blog d'Hervé GalloisDécès et morbidité en France : état des lieux

Pour garder le rythme...

Décès et morbidité en France : état des lieux

[ Publié le 6 septembre 2017 ]

chiffres-causes-mortalite-france

Voici les données les plus récentes concernant les décès et la morbidité en France, données présentées dans le rapport intitulé « L'état de santé de la population en France. Rapport 2017 ».

 

De quoi meurt-on en France ?

En 2013 ont été observés 567 078 décès en France. Les deux premières causes de décès sont les tumeurs responsables de 163 602 décès (28,8%) et les maladies cardiovasculaires avec 142 175 décès (25%).

 

Deux tiers des décès (67,1%) sont liés à quatre causes :

  1. tumeurs,
  2. maladies cardiovasculaires,
  3. maladies respiratoires (6,6%),
  4. et morts violentes (6,5%).

 

En Europe, la France est deuxième derrière l'Espagne concernant la mortalité totale la plus faible (2ème pour les femmes et 9ème pour  les hommes). Les décès cardiovasculaires, responsables de 37,9% des décès, restent la première cause de mortalité devant les tumeurs (25,8%) en Europe.
Dans seulement quatre pays européens (France, Danemark, Pays-Bas et Royaume-Uni) les tumeurs entraînent plus de décès que les maladies cardiovasculaires. En France c'est à partir de 2004 que les cancers sont passés à la première place des décès.

 

Mêmes causes de décès pour les femmes et les hommes ?

Avec 27,2% des décès, les maladies cardiovasculaires constituent la première cause de décès chez les femmes, contre 24,6% pour les cancers.
Chez les hommes, les cancers sont la première cause de décès : ils sont responsables de 33% des décès contre 23% pour les maladies cardiovasculaires.
Il existe une surmortalité totale masculine 1,7 fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes : 2 fois pour les cancers et 1,6 fois pour les maladies cardiovasculaires.
La France est un des pays européens où cette surmortalité est la plus élevée.

 

Quelle est l'évolution de la mortalité entre 2002 et 2013 ?

En France, le taux standardisé de mortalité totale diminue de 19,5% entre 2002 et 2013. La diminution est plus importante chez les hommes (- 20,2%)  que chez les femmes (- 18,3%). La diminution de 33,9% des décès (idem femmes et hommes) liés aux maladies cardiovasculaires est la plus importante avec une diminution de 40,3% des décès d'origine coronaire, de 36% des décès d'origine vasculaire cérébrale et de 29,1% des décès d'origine cardiaque autre. La diminution est de 15,8% pour les cancers (femmes – 9,3% et hommes – 18,7%).

 

Concernant la mortalité prématurée

La mortalité prématurée est représentée par le nombre de décès survenus avant 65 ans. Elle est la conséquence précoce de comportements individuels défavorables à la santé : excès d'alcool, tabagisme, mauvaise hygiène alimentaire, sédentarité, etc. C'est un bon indicateur de l'état de santé de la population permettant de mesurer l'efficacité des actions de prévention primaire.
En 2013, ils ont été 106 393 (soit 18,8% de la mortalité totale) à mourir de façon prématurée.
Cette mortalité prématurée est 2,1 fois plus élevée chez les hommes (24,9%) que chez les femmes (12,5%).
Les trois grandes causes de mortalité prématurée sont :

  1. les cancers (40%),
  2. les morts violentes (14,2%),
  3. les maladies cardiovasculaires (12,4%).


En Europe, la France a une mortalité prématurée liée à la maladie coronaire la plus faible pour les femmes (1er rang) et 3ème pour les hommes. Cette mortalité liée aux accidents vasculaire cérébraux est au 10ème rang pour les hommes et 11ème rang pour les femmes.

 

Entre 2002 et 2013, la mortalité prématurée totale a diminué de 14,4% chez les femmes et de 20,9% chez les hommes. Cette différence vient de la plus grande exposition des femmes au tabac.
Les plus fortes diminutions de la mortalité prématurée sont observées pour les maladies cardiovasculaires (- 30,5%), les maladies digestives (- 31,2%) et les morts violentes (- 28,1%) surtout liées à la chute spectaculaire des décès liés aux transports (- 60%).

 

La morbidité

Pour les soins ambulatoires, entre 25 et 64 ans chez les hommes, les trois principaux motifs sont les maladies cardiovasculaires (19,4 motifs pour 100 consultations), les maladies respiratoires (17,8 pour 100) et les maladies ostéo-articulaires (16,6 pour 100).

Chez les femmes ce sont les maladies respiratoires (16,6 pour 100), les troubles mentaux et du comportement (16,4 pour 100) et les maladies ostéo-articulaires (15,4 pour 100).

Chez les plus de 65 ans, les trois premiers motifs de consultation médicale sont les maladies cardiovasculaires (hommes 58,8%, femmes 51%), les maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques, et les maladies ostéo-articulaires.
En 2014, la part de la population ne déclarant aucune pathologie passe de 63% chez les 15-24 ans, à 38,6% chez les 25-64 ans et à 12,8% chez les 65 ans et plus.

 

Les hospitalisations

En 2014, les trois motifs d'hospitalisation en court séjour les plus fréquents sont les maladies digestives, les tumeurs et les maladies cardiovasculaires.
Entre 45 et 64 ans, les hospitalisations les plus fréquentes sont liées à l'appareil digestif (16%), aux tumeurs (15%), aux  maladies ostéo-articulaires (10%) et aux maladies cardiovasculaires (9%).
Entre 65 et 84 ans, ce sont les tumeurs (15%) et les maladies cardiovasculaires (14%).
Pour les personnes âgées d'au moins 85 ans, les maladies cardiovasculaires sont le premier motif d'hospitalisation (20%).

L'état de santé des français continue à s'améliorer mais à un rythme moins soutenu, avec une espérance de vie élevée (85 ans pour les femmes et 78,9 ans pour les hommes en 2015), une diminution de la mortalité totale, de la mortalité prématurée et une amélioration de la durée de vie des personnes ayant des maladies chroniques.
Les deux premières causes de décès sont les cancers et les maladies cardiovasculaires. Le taux de décès prématuré est plus élevé et plus important chez les hommes que chez les femmes.
Du fait du vieillissement de la population et de l'augmentation de l'espérance de vie, l'incidence des maladies chroniques ne régresse pas et leur prévalence importante augmente rapidement.

 

Pour en savoir plus :

Santé publique France, Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). L'état de santé de la population en France. Rapport 2017




NOTRE EXPERT

Gallois

  • Hervé Gallois, cardiologue

S'INFORMER

vignette-200x100-la-mammographie-en-8-chiffres-cles

CHOISIR

« Se brosser les dents, c’est important ! »

DERNIERS COMMENTAIRES

minoque35 - le 01/06/2017 dans "Cholestérol : les nouvelles recommandations de pré..."
Merci Soizou47 pour le petit colibri que je suis et je crois bien savoir que nos vols de colibris se croisent ici ou
Soizou47 - le 22/05/2017 dans "Cholestérol : les nouvelles recommandations de pré..."
@Minoque35 Vous n'êtes qu'un petit colibris, certes, Madame Minoque... mais vous savez combien c'est utile, un petit
Soizou47 - le 28/04/2017 dans "Cholestérol : les nouvelles recommandations de pré..."
Ca alors ! M.Mme Akira... Cela signifierait que les études qui démontrent l'utilité de tous ces médicaments, ces
akira - le 28/04/2017 dans "Cholestérol : les nouvelles recommandations de pré..."
Quand aux recommendations de la HAS, elle se basent sur les conclusions de la societe francaise de cardiologie dont