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Garder ses dents en bonne santé 

Personnes âgées : quels sont les risques spécifiques ?

[ Publié le 4 octobre 2011 ]

Chez les personnes âgées, une mauvaise santé buccodentaire a un impact immédiat sur l’état de santé général de la personne. Elle augmente en effet le risque de dénutrition : avec une bouche et des dents en mauvaise santé, la personne a donc du mal à s’alimenter correctement et son organisme s’affaiblit.

Cela favorise l’apparition ou l’aggravation de maladies, qui concourent à accélérer le phénomène de dénutrition chez les personnes âgées.

Il s’agit d’une spirale infernale qu’il est primordial de prévenir, car il est difficile d’en sortir une fois qu’elle est engagée.

 

Les points à surveiller

Dents abîmées ou manquantes, gencives malades, caries, prothèses dentaires inadaptées… Une mauvaise santé buccodentaire va se traduire chez les personnes âgées par :

  • des douleurs,
  • une plus grande fragilité des dents, des gencives et des différentes parties de la bouche,
  • des difficultés à bien mâcher les aliments et à les avaler,
  • une sensation d’inconfort.

 

Tous ces facteurs augmentent le risque de dénutrition en amenant les personnes âgées à :

  • manger moins et avoir des apports alimentaires insuffisants au regard de leurs besoins,
  • déséquilibrer leur alimentation en triant les aliments qu’elles consomment : des prothèses dentaires inadaptées ou des dents en mauvaise santé les empêchent par exemple de consommer des aliments « durs » comme la viande ou certains fruits (pomme).

 

L’hyposialie ou sécheresse buccale

Le fonctionnement des glandes salivaires est souvent perturbé par des maladies et des médicaments spécifiques aux personnes âgées. La bouche s’assèche et des lésions très douloureuses apparaissent. Le port de prothèses dentaires devient insupportable.

L’hyposialie favorise la formation des caries. Elle empêche aussi la personne malade de s’alimenter normalement : c’est un facteur de risque de dénutrition. Elle est de plus un frein à la vie sociale en gênant considérablement la personne malade quand elle essaie de parler. Elle peut alors être source d’isolement et de dépression.

Le chirurgien-dentiste établit le diagnostic entre autres grâce à une mesure du débit salivaire : le patient mâche une gomme de paraffine pendant cinq minutes et crache sa salive dans un gobelet gradué. Le résultat obtenu permet de constater une éventuelle sécheresse buccale.

Si le diagnostic est confirmé, il existe plusieurs solutions pour lutter contre la sécheresse buccale :

  • demander au médecin traitant de modifier le traitement à l’origine de la sécheresse buccale ;
  • stimuler la sécrétion de salive : par exemple en suçant de pastilles ou des bonbons et en mâchant des chewing-gums (sans sucre et de préférence avec du fluor) ;
  • la prescription de médicaments stimulant la sécrétion salivaire : elle doit être discutée avec le médecin traitant, car il existe des effets secondaires ;
  • des substituts salivaires, sous forme de pastilles, gels ou sprays, pour permettre aux patients dont les glandes salivaires ne fonctionnent plus de s’alimenter.

 

Pour prévenir les caries, le patient doit :

  • adapter son alimentation : éviter les aliments sucrés ou acides, penser à s’hydrater régulièrement en buvant de l’eau ;
  • suivre une hygiène buccodentaire rigoureuse, utiliser un dentifrice au fluor, éventuellement complété par un bain de bouche ou l’application d’un gel fluoré ;
  • consulter régulièrement son chirurgien-dentiste pour contrôler sa dentition et procéder à des soins préventifs (détartrage, polissage, application de vernis fluoré...).

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