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L'alimentation pendant et après un cancer 

Comment prévenir la dénutrition ?

[ Publié le 5 septembre 2011 - mis à jour le 21 décembre 2015 ]

La maladie en elle-même, les traitements contre le cancer et leurs effets secondaires modifient l’état nutritionnel du patient. L’hypercabolisme protéique, la perte d’appétit, les vomissements, la diarrhée, les difficultés pour manger risquent d’entraîner l’amaigrissement et la dénutrition du malade. Il convient alors d’adapter les menus, les rations et les fréquences des repas. En cas de « petit appétit », certains aliments seront à privilégier afin de prévenir ou traiter la dénutrition. Enrichir les préparations permet, sans en augmenter le volume, d’obtenir des plats hypercaloriques et hyperprotéinés.

La dénutrition est caractérisée par un état pathologique pendant lequel les besoins en énergie et/ou en protéines Constituant essentiel des organismes vivants. (Source : Larousse ©) Voir la définition  

[ Publié le 27 octobre 2011 ]
de l’organisme ne sont pas couverts. La dénutrition est due à une carence d’apports qui peut être consécutive à :

  • une baisse des apports alimentaires, notamment en protéines sous la forme de viande, poisson, œufs, céréales et légumes secs ;
  • une augmentation du catabolisme Ensemble des réactions chimiques de dégradation de substances organiques.   Le catabolisme permet de produire de l'énergie et d'éliminer des substances vieillies ou toxiques. (Source : Larousse ©) Voir la définition  

    [ Publié le 27 octobre 2011 ]
    (hypercatabolisme) ;
  • une malabsorption.

 

Le patient et son entourage doivent être attentifs aux signes de la dénutrition :

  • la perte de poids,
  • la fonte de la masse musculaire,
  • les aliments riches en protéines qui sont régulièrement évincés de l’alimentation,
  • la perte d’appétit et des repas régulièrement non consommés.

 

Cependant, certains signaux peuvent être difficiles à détecter : une perte de poids peut être masquée par des œdèmes ; une personne peut être à la fois en surpoids ou obèse et dénutrie.

 

Voici quelques conseils pour prévenir la dénutrition, et/ou la traiter, stimuler l’appétit et améliorer les apports nutritionnels :

  • présenter les plats de façon attrayante, car on mange tout d’abord avec les yeux. Privilégier de petites assiettes, bols ou ramequins aux grandes assiettes qui paraissent impossibles à manger pour le petit mangeur ;
  • les plats doivent être bons, dégager des odeurs agréables en étant bien assaisonnés. On peut améliorer les saveurs en ajoutant des herbes aromatiques, des condiments, des sauces ;
  • fractionner les repas, et faire des collations le matin et l’après-midi. Attention, si des repas ou prises d’aliments sont trop rapprochés, la personne n’a pas le temps de ressentir la sensation de faim ;
  • favoriser les aliments simples ;
  • limiter la fatigue liée au repas en choisissant des aliments faciles à mastiquer ;
  • les aliments frais, à texture moelleuse, onctueux sont appréciés ;
  • s’il le faut, adapter la texture des aliments : on peut les préparer légèrement hachés, voire complètement mixés dans certains cas ;
  • favoriser les plats riches en protéines comme la viande, le poisson, les œufs, les céréales, les légumes secs, mais aussi les fromages. Penser aux poissons en conserve qui sont pratiques et bien appréciés ;
  • On peut enrichir les plats en calories et/ou protéines, avec des aliments courants ; les méthodes les plus courantes en diététiques sont :

 

ÉLÉMENTS D’ENRICHISSEMENTS

EXEMPLES DE PRÉPARATIONS

Poudre de lait entier ou demi-écrémé

  • dans la purée,
  • dans les bols du petit déjeuner lacté,
  • dans tous les produits laitiers : laitages, yaourts, fromages blancs…
  • dans les sauces à base de lait (ex : béchamel),
  • dans les compotes de fruits.

Gruyère râpé ou crème de gruyère

  • dans toutes les préparations salées :

potages, purées, légumes en gratin, pâtes…

Jambon blanc mixé ou blanc de volaille mixé

  • à incorporer dans de nombreuses préparations : potage, purée, sur les gratins en plus du gruyère, les flans salés…

NB : le surimi émietté peut être utilisé de la même façon dans les plats à base de poisson (ex : soupe de poisson, coquille de poisson, gratin de poisson).

Jaune d’œu

  • dans les purées, les flans salés, pains de légumes,
  • durs, émiettés sur des hors-d’œuvre, plats de légumes...

Crème fraîche, beurre

dans toutes les préparations.

Poudre de protéines

  • dans les potages, les purées...
  • dans les préparations sucrées.

 

  • Éventuellement, des compléments alimentaires pourront être utilisés sur prescription du médecin. Ils seront choisis en fonction des apports nutritionnels spontanés du patient, de ses goûts et de son état nutritionnel. Dans la majorité des cas, ils se présentent sous forme de jus de fruits, sous formes lactées ou de crème desserts. On trouve également des biscuits enrichis en protéines. Ces produits sont délivrés par les pharmaciens, et il ne faut pas les confondre avec certaines préparations hyperprotéinées que l’on trouve dans les commerces.

 

Pour en savoir plus, consulter les conseils développés par l’Institut national de la recherche agronomique pour enrichir votre alimentation.

 

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