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Accueil > Bien vivre > Alimentation > L'alimentation pendant et après un cancer > Comment adapter son alimentation aux traitements anticancéreux ?

L'alimentation pendant et après un cancer 

Comment adapter son alimentation aux traitements anticancéreux ?

[ Publié le 5 septembre 2011 - mis à jour le 21 décembre 2015 ]

La pathologie en elle-même et certains traitements modifient l’appétit, la capacité à manger normalement et à assimiler les nutriments, ainsi que l’état nutritionnel du patient. Il est donc nécessaire d’adapter son alimentation à son état et à ses traitements.

La radiothérapie Utilisation des rayonnements ionisants dans le traitement de certaines maladies, essentiellement celui des cancers. (Source : Larousse ©) Voir la définition  

[ Publié le 27 octobre 2011 ]
a des conséquences sur la capacité à manger et sur le transit intestinal :

  • pendant le traitement, elle entraîne un état de fatigue. Il est intéressant alors de fractionner les repas parce que l’acte de manger en lui-même occasionne une fatigue supplémentaire. En fin de journée, le malade aura des apports alimentaires plus intéressants s’il mange des petites quantités sur trois repas et une à deux collations (par exemple à 10 h et au goûter). Il est important aussi de s’octroyer des moments de repos en dehors des nuits ;
  • les effets secondaires, en radiothérapie, peuvent varier en fonction de la zone du corps traitée :
  • au niveau du bassin, cela peut entraîner des troubles urinaires et des épisodes de diarrhée. Une alimentation antidiarrhéique Médicament utilisé dans le traitement symptomatique de la diarrhée. (Source : Larousse ©) Voir la définition  

    [ Publié le 27 octobre 2011 ]
    consiste à supprimer les aliments riches en fibres et éviter les aliments qui contiennent trop de lactose Glucide caractéristique du lait. (Source : Larousse ©) Voir la définition  

    [ Publié le 27 octobre 2011 ]
    comme le lait. Le lactose est un accélérateur de transit. Le médecin peut aussi prescrire un traitement antidiarrhéique ;
  • au niveau de l’abdomen, l’estomac et l’intestin peuvent être altérés par les rayons. Des nausées, des vomissements peuvent apparaître. Dans ce cas, il faut éviter de manger quelques heures avant et après les séances de radiothérapie. Éviter les aliments trop gras et/ou trop sucrés qui peuvent écoeurer ; privilégier les aliments sans odeurs fortes. Le médecin peut prescrire un traitement antinauséeux ;
  • au niveau de la bouche, du cou et du thorax, la radiothérapie peut provoquer des difficultés à avaler, à déglutir. La production de salive diminue, et on note aussi une baisse de l’appétit. Il vaut mieux éviter les aliments acides, l’alcool et le tabac. On peut favoriser le processus de salivation en mâchant du chewing-gum (avec accord du spécialiste). Le manque de salive peut perdurer après le traitement ; boire de l’eau et mâcher du chewing-gum peut aider. Le médecin peut prescrire des bains de bouche adaptés, de la salive artificielle, et des traitements symptomatiques pour des problèmes au niveau de l’œsophage et l’estomac.

 

En chimiothérapie, les effets secondaires varient en fonction des médicaments, des doses et des associations de médicaments :

  • la baisse des globules blancs leucocyte (Source : Larousse ©) Voir la définition  

    [ Publié le 27 octobre 2011 ]
    réduit la capacité du malade à combattre les infections. Lorsque l’on mange, on introduit des aliments à l’intérieur de notre organisme, avec tout ce qu’ils transportent. Il faut donc veiller à la qualité sanitaire des aliments et des boissons consommés. Il est encore plus important que d’ordinaire de se laver les mains avant la préparation et la prise des repas ; bien laver tous les fruits et légumes ; laver les couvercles des conserves avant ouverture ; respecter rigoureusement les dates limites de consommation (DLC) ; ne pas consommer un aliment qui paraît douteux ; être vigilant avec les produits décongelés. Toutes ces consignes doivent faire partie du quotidien de tout consommateur, mais compte tenu des risques, il est encore plus important d’être vigilant ;
  • la baisse des globules rouges hématie (Source : Larousse ©) Voir la définition  

    [ Publié le 27 octobre 2011 ]
    entraîne fatigue et essoufflement. Le malade peut alors fractionner ses repas afin de ne pas occasionner de fatigue supplémentaire, et aménager des moments de repos ;
  • des troubles digestifs peuvent apparaître : nausées, vomissement, constipations passagères, diarrhées. Dans certains cas, des traitements préventifs efficaces peuvent être prescrits pour le jour de la chimiothérapie et les quelques jours qui suivent. Il faut aussi adapter l’alimentation. En cas de nausées et vomissements, penser à consommer des repas légers ; éviter les aliments épicés, les fritures, les aliments à odeur forte et manger lentement. S’il y a un dégoût pour certaines saveurs, il faut compenser par d’autres aliments qui appartiennent à la même famille, dans le but de conserver une alimentation la plus équilibrée possible.

 

Durant la chimiothérapie, il est recommandé de ne pas se forcer à manger. Il est possible d’essayer une alimentation légère dans les heures qui précèdent la perfusion. En général, le petit déjeuner est le repas le mieux toléré. Plus copieux, il est agrémenté d’un jus de fruits, d’un yaourt, de céréales, d’un laitage ou de fromage. En cas de vomissements importants, le médecin peut prescrire des médicaments antivomitifs. Par ailleurs, le patient doit boire régulièrement (eau, jus de fruits frais, bouillon, etc.).

 

En cas de corticothérapie Thérapeutique utilisant les corticostéroïdes. (Source : Larousse ©) Voir la définition  

[ Publié le 27 octobre 2011 ]
, le patient doit faire attention à la teneur en sel et en sucre des aliments qu’il consomme en veillant à :

  • préparer des plats pas ou très peu salés ;
  • ne pas rajouter de sel lors de la consommation du plat ;
  • éviter les aliments riches en sel : charcuterie, poissons et viandes fumés, bouillons cubes, plats cuisinés industriels, fromages riches en sel, fruits de mer, les gâteaux et oléagineux servis d’ordinaire à l’apéritif, les chips, la sauce soja, le chou de choucroute, les potages en sachet et industriels, le beurre salé, certaines eaux riches en sel, le jus de tomate au sel de céleri ;
  • limiter la consommation des produits sucrés : bonbons, confiture, chocolat et barres chocolatées, sirop, boissons sucrées…car la corticothérapie a tendance à stimuler l’appétit et favoriser la prise de poids. Il est alors préférable de fractionner les repas et de prendre des collations pour ne pas augmenter l’apport énergétique total
  • Prendre son traitement en milieu de repas. Les corticoïdes sont de puissants anti-inflammatoires qui peuvent abimer la muqueuse de l’estomac s’ils sont pris en dehors des repas.

 

Petit récapitulatif :

  • en cas de nausées et de vomissements, favoriser les aliments simples et sans odeur forte, non acides, sans épice, pauvres en graisses et en sucre. Les repas froids sont bien appréciés ;

 

  • en cas d’irritation de la bouche et de la gorge, il est conseillé de limiter la consommation d’aliments agressifs comme les agrumes, les aliments secs ou craquants. Il est recommandé de privilégier les aliments simples, neutres et à la texture moelleuse ou liquide : compotes, laitages, pâtes, viande hachée, potages. Les aliments acides, épicés ou pimentés sont à éviter. Les aliments liquides et froids (lait, laitages, potages froids, glaces) complètent également de manière appropriée le menu ;

 

  • en cas de diarrhée, privilégier les aliments qui ralentissent le transit :
  • riz, tapioca,
  • légumes et fruits riches en pectines : pommes cuites ou crues râpées, carottes cuites, bananes bien mûres,
  • viande et poisson cuits sans matière grasse (grillé, bouilli, vapeur…), jambon,
  • gelée de pommes ou de coings,
  • beurre cru, lait sans lactose, gruyère ou fromage à pâte dure,
  • En cas de diarrhées, les pertes en eau et minéraux sont importantes, alors il faut compenser en buvant beaucoup d’eau ; les bouillons de fruits ou légumes permettent des apports en eau et minéraux ;

 

  • en cas de constipation, consommer des aliments riches en fibres et augmenter la consommation d’eau. Les aliments riches en fibres sont : le son, les céréales complètes, les figues, les pruneaux, les légumes secs. Les aliments et les préparations contenant un peu d’huile facilitent le transit : c'est l'effet toboggan. Le lactose est un accélérateur de transit ; les produits laitiers qui en contiennent peuvent être consommés pour aider à lutter contre la constipation ; le lait est très intéressant de par sa teneur en lactose et en eau. Les bouillons et le jus de pruneau vont également faciliter le transit intestinal. Enfin, consommer une portion suffisante de légumes à chaque repas ;

 

  • En cas de perte de goût et d’appétit, les épices douces, le sel, le citron ou le sucre apportent davantage de saveur aux plats. Attention, ces derniers conseils sont à adapter en fonction des autres effets secondaires.

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