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Accueil > Bien vivre > Addictions > Tabac : les méthodes de sevrage > La cigarette électronique peut-elle aider à arrêter de fumer ?

Tabac : les méthodes de sevrage 

La cigarette électronique peut-elle aider à arrêter de fumer ?

[ Publié le 4 février 2015 ]

La cigarette électronique n’est officiellement pas reconnue comme une méthode d’arrêt du tabac.

Elle reste donc un produit commercial, dont l’innocuité n’est pas démontrée à ce jour, et qui semble même exposer ses utilisateurs à des substances toxiques. Le manque de recul sur son utilisation ne permet pas de connaître les risques pour la santé à long terme.

C’est pourquoi son usage reste déconseillé, notamment pour les non-fumeurs, les mineurs et les femmes enceintes ou allaitantes.

 

Néanmoins, sa toxicité étant a priori plus faible que celle de la cigarette traditionnelle, certains médecins tabacologues pensent que la cigarette électronique peut constituer une aide à l’arrêt du tabac pour les gros fumeurs :

  • si elle est utilisée de façon temporaire : pour une durée n’excédant pas 6 mois,
  • et de façon exclusive : c’est-à-dire sans fumer de tabac (cigarette, pipe, cigare etc.).
 

Comment fonctionne une cigarette électronique ?

Une résistance électrique, alimentée par une batterie ou une pile, chauffe et vaporise un liquide contenu dans un réservoir rechargeable.

L’utilisateur inhale la vapeur qui se dégage par l’embout de la cigarette électronique.

Le liquide à vaporiser contient :

  • du propylène glycol et/ou du glycérol,
  • de la nicotine (presque toujours),
  • un peu d’eau (environ 5%),
  • des arômes : il en existerait plus de 7764 selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Attention : il n’existe pas de norme encadrant la composition des liquides à vapoter. On ne peut donc pas être certain de leur composition exacte. 
 

Quels sont les risques de la cigarette électronique ?

  • la nicotine : elle a le plus grand pouvoir addictif parmi les drogues licites et illicites. Si elle n’est pas cancérogène, elle peut jouer le rôle de « promoteur de tumeur Prolifération excessive et anormale de cellules ressemblant plus ou moins au tissu dans lequel elles se développent . [source : Larousse médical - 2007]  

    [ Publié le 30 mars 2011 ]
     ». Certaines cigarettes électroniques délivrent des quantités importantes de nicotine et elles maintiennent donc la dépendance physique, tout en entretenant la dépendance comportementale : le fumeur continue ses « pauses clopes », il vapote en attendant son bus etc.  Le choix du bon dosage de nicotine par le vapoteur est difficile : les distributeurs,  qui sont avant tout des commerçants, se basent sur le nombre de cigarettes fumées. Or il faut aussi prendre en compte le dosage du monoxyde de carbone (CO) et le score de dépendance à la nicotine (test de Fagerström). Un médecin tabacologue Professionnel de santé (médecin, infirmière, psychologue...) ayant suivi une formation spécifique reconnue par le conseil de l'Odre des Médecins. Il exerce une activité clinique d'aide aux fumeurs engagés dans une démarche d'arrêt du tabac. [source : OFT]  

    [ Publié le 29 mars 2011 ]
    pourra déterminer ces éléments avec précision et certitude.
 
  • La cigarette électronique peut dégager des substances irritantes, voire cancérigènes (surtout les premières générations de cigarettes électroniques, qui pouvaient contenir des nitrosamines), mais en moindres quantités que dans la fumée de cigarette.
 
  • le vapotage passif : en inhalant indirectement la vapeur, l’entourage du vapoteur est exposé à quelques composés nocifs et à la nicotine - à des taux bien moindres que la vraie cigarette tout de même.

 

L’avis des experts sur la cigarette électronique

Faute d’études probantes sur l’intérêt et l’innocuité de l’e-cigarette dans le cadre du sevrage tabagique, un débat d’experts sème le trouble auprès des fumeurs et vapoteurs.

 

Dans son rapport publié fin aout 2014, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) rappelle que la brume dégagée par les cigarettes électroniques «n'est pas de la simple “vapeur d'eau”  comme le prétendent souvent les stratégies de marketing de ces produits » et que « La plupart des inhalateurs électroniques de nicotine n’ont pas été testés par des scientifiques indépendants ». Elle précise également que « les rares tests réalisés révèlent d’importantes variations dans la nature de la toxicité des constituants et des émissions ». L’OMS rappelle que « la stratégie marketing de ces dispositifs risque de donner une image séduisante du tabagisme Intoxication par le tabac. Le tabac est principalement consommé sous forme de cigarettes, mais aussi de cigares ; il est également prisé, chiqué ou fumé à la pipe. [source : Larousse médical - 2007]  

[ Publié le 29 mars 2011 ]
, d’attirer les enfants et les non-fumeurs»
et recommande donc notamment de renforcer la réglementation encadrant la composition des e-fluides, et d’interdire la vente de cigarettes électroniques aux mineurs, estimant que leur consommation pose de « graves menaces » pour les adolescents.

 

Des tabacologues et spécialistes des addictions contestent les conclusions de ce rapport dans un article de la revue « Addiction ». Ils estiment que l’OMS exagère les risques et sous-estime son intérêt comme solution de rechange au tabac. « L'utilisation de la cigarette électronique pourrait sauver des millions de vies au cours de ce siècle et avoir l'impact de santé publique le plus important dans l'histoire de l'usage du tabac », explique le docteur Jacques Le Houezec, un spécialiste français du tabagisme Intoxication par le tabac. Le tabac est principalement consommé sous forme de cigarettes, mais aussi de cigares ; il est également prisé, chiqué ou fumé à la pipe. [source : Larousse médical - 2007]  

[ Publié le 29 mars 2011 ]
et l'un des auteurs de l'article.

 

Lors du dernier congrès de la Société française de tabacologie, qui s’est tenu à Paris les 6 et 7 novembre 2014, une séance plénière a été consacrée à la eCigarette. Ainsi, il a été rappelé que si les cigarettes électroniques de 1ère génération pouvaient contenir des nitrosamines (substances cancérigènes), celles de 2ème et 3ème génération n’en contiennent plus. De plus, le recours à la cigarette électronique constitue une alternative aux traitements nicotiniques de substitution, dans le cadre d’une réduction des risques, à condition d’arrêter complètement de fumer.  En effet, continuer à fumer, même en réduisant sa consommation de tabac, et vapoter n’entraîne pas de réduction des risques pour la santé : l’arrêt total du tabac est donc nécessaire chez le vapoteur. 

 

 


 

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